Le Pélicastre jouisseur

Pourquoi nous sommes racistes

7 février 2010 · 118 commentaires

Ce qui suit est une lettre envoyée au MRAP, pour rigoler.

Mesdames, messieurs, trans, noirs, gris, blancs, jaunes, autres, j’ai pris connaissance avec gravité de votre rapport. Nous sommes racistes. C’est entendu. Et même sans nous entendre et en nous lisant en diagonale, tout le monde le dit. Ce sont des gens bien qui le disent, leur statut de délivreur de brevets d’exemplarité suffit à en valider les propos.

À tous ces gens qui affirment notre racisme, je n’oppose donc aucun démenti, ce serait indécent. Je demande simplement de l’aide. Aux rapporteurs du MRAP, qui nous lisent avec attention, je demande quelques éclaircissements pour nos cerveaux obscurantistes.

Je vous le demande à vous, car vous savez déceler la richesse avec assurance, là où nous nous évertuons à ne voir que délinquance, régression et envahisseurs.

Je vous le demande à vous, car vous savez parfaitement trouver toutes les explications sociologiques rationnelles permettant d’expliquer les quelques déviances de vos protégés.

Pourquoi diable est-on si fort et si déterminé lorsqu’il s’agit de trouver excuses et causes à l’immigré alors que l’on n’en envisage aucune à notre décharge ?

Vous qui encouragez la désobéissance citoyenne, la liberté d’expression, pourquoi exigez-vous des lois, de la répression, une surveillance, une mise à l’index, des amendes et des sanctions à notre encontre ? Sommes-nous si dangereux ?

Vous dites que nous sommes marginaux, des déchets de l’Histoire, des anachroniques, qui ne se contentent d’ailleurs que de gribouiller quelques fragments de l’infinité cybernétique, alors au nom de quel péril imminent cette chasse aux sorcières permanente ?

Et puis, cette habitude de nous traiter en malades, de devoir inventer des phobies à l’infini, de nous renvoyer à l’abominable… Est-ce une façon humaniste de procéder ?

D’où tient-on cela ? De la culture ? De l’hérédité ? Est-ce contagieux ? Sommes-nous stupides ? Sommes-nous fous ? Sommes-nous des démons ? Sommes-nous un virus ?

Vous qui expliquez tout et qui détenez la lumière de l’évidence des Droits de l’homme, sauvez-nous de ces errances identitaires, dites-nous enfin ce que nous sommes !

Nous savons que vous aurez la hauteur d’esprit de ne pas répondre à notre haine par votre haine. Nous voulons nous convaincre que c’est par amour pour nous, pauvres hères perdus dans nos vieux livres, que vous luttez avec tant d’acharnement. Et pas par haine. Vous avez la chance de ne pas porter ce foyer qui se consume en permanence dans nos tristes entrailles.  Chaque condamnation d’un des nôtres n’est pas un plaisir pour vous, vous n’avez pas cette bassesse : il s’agit du devoir accompli, pour sauver les droits de tous les autres.

Mais alors pourquoi cette lutte pour des droits pour tous, si pour nous il n’y a que le devoir de penser comme vous l’entendez ? Vous ne nous aimez pas, nous sommes vos cauchemars. Nous ne vous aimons pas, vous êtes nos pitres les plus amusants. On ne s’aime pas. L’égalité est là, non ?

Pourquoi tant réfléchir à des slogans, à des lois, à l’instauration de quotas, à la discrimination positive, vous qui êtes si sûrs de vos idées, face à nous qui sommes si marginaux et si fous ?

L’évidence est dans votre prophétie : la richesse lumineuse triomphera des hordes obscures que nous sommes, puisque les hommes sont profondément bons, que les Français n’attendent que ça, et que le métissage tolérant, c’est l’avenir, c’est déjà le présent. Auriez-vous un doute à ce sujet ?

Vous qui êtes si friands de la non-définition, de la non-distinction, de la non-différentiation, pouvez-vous nous expliquer pourquoi l’on se retrouve systématiquement du côté de l’intolérance, sans seconde chance, sans autre forme de procès ?

Qui se soucie de notre double-peine sociale et pénale ?

Nous qui devons reconnaître une valeur intrinsèque à l’autre avant même de le connaître, nous qui devons accepter la dernière de ses folies au mépris de notre libre-arbitre, expliquez-nous pourquoi nous ne bénéficions pas des mêmes a priori positifs ?

Comment se fait-il donc que notre racisme subsiste ? Dans un monde ou tout s’explique, s’excuse, se soigne, s’éduque ou se sociologise, comment est-il donc possible qu’on se contente de dire que les racistes sont tout simplement des sales cons qui ne méritent que l’amende, le froid des geôles, la radiation sociale et plus si affinités ?

Compte tenu de la largesse de vos esprits, de l’ouverture de vos jugements, de la tolérance de vos opinions, de la bienveillance que vous manifestez envers toutes les formes spirituelles de différence, pouvez-vous justifier ce refus en bloc de dialogue, d’acceptation ou de reconnaissance dont vous faites preuve envers nous autres ?

Ne sommes-nous pas libres et égaux ? Ne sommes-nous pas nous aussi des hommes naturellement bons ? Nous sommes racistes et pas vous, d’où vient cette cruelle inégalité ? Allez-vous faire un effort d’intolérance pour la combler ? Pourquoi ne tentez-vous point de nous remettre dans le droit chemin avec force pédagogie, éducation, dialogue ?  Et surtout en avançant les preuves irréfutables de ce que vous vous contentez de nommer pour l’instant « richesse », « valeurs du métissage », ou tout simplement « pluralité », « diversité », bref, dans vos esprits nobles des superlatifs qui se suffisent à eux-mêmes pour parler d’une évidence, dans nos âmes viles du pipeau pour imbéciles.

Ayez pitié de nos esprits étroits, l’évidence dont vous semblez jouir ne nous frappe pas, l’illumination tolérante ne nous effleure même pas, par conséquent nous ne pouvons pas nous agenouiller devant cette « différence » qu’encourage si fort le règne de la Sainte égalité.

Pourquoi le racisme ? Si grande que soit cette pathologie, si ardue soit l’exorcisme, on ne vous entend pas vous poser cette question, on ne vous entend encore moins tenter d’y répondre.

L’homme serait-il fondamentalement mauvais, porterait-il en lui le mal, ou le péché originel, comme nous le croyons ?

Cela ne voudrait-il pas dire que toute la philosophie des Lumières, des Droits de l’homme et de l’humanisme progressiste repose sur une erreur grossière et fondamentale ?

Cela voudrait dire que les hommes ne naissent ni libres, ni égaux, ni bons ? Cela voudrait dire qu’il serait absurde et mortel de les y contraindre ?

Cela ne signifierait-il pas que le mal individuel engendre la dualité globale, donc que la survie mondialiste, tolérante, métissée, indifférenciée est tout simplement impossible ?

Ne nous laissez pas avoir raison sur ce point, qui détermine  et conditionne tous les autres. Vous affirmez que nous possédons un haut niveau intellectuel, et pourtant nous vous demandons de nous expliquer ce racisme que nous ne comprenons pas. Nous n’avons pas non plus très bien saisi ce qui pouvait, abstraction de la raison faisant, nous faire aimer sans modération l’immigré, l’étranger, le clandestin, l’Autre.

Faites d’une pierre deux coups, donnez-nous ces fantastiques et pléthoriques raisons d’aimer jusqu’à nous effacer, de tolérer jusqu’à devenir racistes envers nous-mêmes (ce que doit vouloir dire l’antiracisme). N’ayez pas peur d’être concrets, de ne pas vous limiter au terme « richesse », je vous assure que nous saurons vous écouter et vous comprendre. Malgré cette horrible maladie qui nous ronge, nous possédons un haut niveau intellectuel, vous l’avez dit. Profitez de cette chance de salut que nous avons.

Nous n’en doutons pas, tout ça doit être limpide dans vos esprits. Nous sommes persuadés que vous allez apporter les réponses que nous attendons depuis si longtemps, et que vous ne pouvez plus contenir, vis-à-vis de certains de vos frères humains.

Et puis, pour vous, ce sera infiniment plus facile et plaisant d’argumenter pour le Bien que contre le Mal, vous qui êtes plus occupés par le matraquage des racistes que par le juste éloge du Bien, de l’Autre.

Ne nous laissez pas dans le noir. Je publierai ici l’intégralité de votre réponse qui saura nous convaincre, puisque la raison est de votre côté. Pour une fois, vous n’êtes pas réduits à l’anathème, à la procédure judiciaire, ou au slogan, vous n’avez pas à faire de longs rapports glacés après des heures de surf nauséeux, et vous toucherez de nombreux racistes qui, comme moi, attendent beaucoup de ce qui serait votre première argumentation réelle. Saisissez cette chance.

Nous vous écoutons tous.

→ 118 Commentaires Catégories : Et si?

Brèves d’une pression qui grimpe…

31 janvier 2010 · 45 commentaires

Une tronche extrêmement catholique.

Je suis obligé de commencer par vous recommander ce fantastique rapport (c’est la saison), où votre serviteur est cité en bonne place entre autres nauséabonds (il y a des nazis, des royalistes, des extrêmes, des identitaires, des catholiques, bref tout un tas de sites que les légions de la tolérance ne tolèrent pas, puisque les premiers cités pensent différemment, mais sans l’once d’une richesse dans leur différence). Le MRAP préconise bien sûr un peu plus de réactivité de la part de la censure républicaine.

Pour bien comprendre, le MRAP, c’est une machine à imposer la tolérance. Oui, c’est possible, comme il est possible d’imaginer des quidams assassiner leur semblables pour éliminer d’éventuels assassins.

L’organisme milite pour l’amitié et le rapprochement entre les peuples qui n’existent pas, enfin si, sauf les autres peuples, mais qui n’ont rien d’ethnique, attention, puisqu’ils sont égaux aux autres, ce qui fait que certains sont riches et d’autres moins… Non ? Pardon ? Une Aspirine ?

Je vais donc écrire au MRAP pour les féliciter de cet excellent travail dans la fange la plus putride de nos marécages, en les remerciant d’avoir su apprécier mes écrits à leur juste valeur (nauséabonde), et en les assurant de tous mes efforts futurs pour occuper une place encore plus importante à l’avenir dans un tel rapport.

Pour l’instant, je suis classé Droite extrême. Je peux sans doute faire mieux mais je n’étais pas en forme. Je le répète, vu les autres qualificatifs, le mien est léger comme un apéritif. Il me va tout à fait du reste, extrême droite, venant du MRAP, c’est bien la moindre des choses. Ce que je tiens pour la droite, c’est quelque chose qui n’existe plus depuis des décennies, et dont le trait principal était de se démarquer réellement de la dictature égalitaire, concept de gauche, au privilège de la liberté, pour œuvrer à la conception et au maintien d’une société hiérarchisée et réaliste, aujourd’hui annihilée par une société égalisée et utopiste, qui nous conduit gentiment mais fermement vers la sortie… de l’humanité.

Deux détails amusants :

-Chaque bas de page avertit, comme pour s’excuser auprès des sites malencontreusement oubliés (LBDD, par exemple) : Par ailleurs, l’absence (dans le rapport) ne vaut pas brevet de respectabilité. Le MRAP, suprêmement humble, a cru qu’on allait le prendre pour un délivreur de brevets de respectabilité.

-Le MRAP reconnait que certains sites font montre « du très haut niveau intellectuel de leurs hauteurs« . Si il est bien difficile d’en dire autant vis-à-vis de leurs déjections synthétiques, on pourrait penser que les mouches à merde du MRAP, qui pullulent avec un plaisir non dissimulé autour de ce qu’ils estiment être nauséabond, vont tenter un début de réflexion, en se demandant pourquoi diable des gens d’un très haut niveau intellectuel en viennent à s’éloigner si radicalement de la religion du Bien. Pour leurs petits esprits étriqués, c’est à la fois plus facile, satisfaisant et rémunérateur de n’en rien faire. C’est amusant d’imaginer les tronches congestionnées de ces dératiseurs des égouts de l’Internet, qui survolent nos belles pages en poussant des soupirs d’effroi et des cris d’horreur.

Que le MRAP se rassure, un vent chargé de désodorisant, le vent des dépêches AFP, souffle dans son sens : celui de la pensée unique. Il faut les forcer. Nous autres tolérants vous proposons l’immigration ou les baïonnettes, en tout cas surtout pas d’y réfléchir. Nous n’arrêtons plus de l’entendre, il faut accélérer et faciliter l’immigration, histoire que l’irréversible soit dans la place, histoire que la masse critique atteinte de colons de permette plus aucun retour en arrière, histoire surtout que tout cela arrive avant que les Français aient un début de réaction contre le MRAP, l’antiracisme et l’égalité qui, je le rappelle, nous tuera puisqu’elle n’a jamais et ne pourra jamais exister dans l’humanité… Ce qui explique qu’elle souhaite tant en sortir.

Le dernier rapport du PNUD (Programme des Nations unies pour le développement) plaide pour qu’on lève les barrières migratoires. Ses experts y affirment au demeurant qu’ «il n’existe aucune preuve d’impacts négatifs de l’immigration sur l’économie, le marché du travail ou le budget, alors que les bénéfices ne sont plus à démontrer dans des domaines comme la diversité sociale et la capacité d’innovation».

Fantastique. Aucune preuve, donc ouvrez grand et envoyez. Quoi ? Le principe de précaution ? Vous n’y pensez pas, ce serait raciste. Il faudrait vraiment qu’ils songent à ajouter à leurs litanies une dose de concrétion. « Des bénéfices dans des domaines comme la diversité sociale et la capacité d’innovation« . D’accord. Exemples ? Plutôt que de vous acharner sur des blogueurs désabusés ou frustes, comme ils disent, plutôt que de dépenser des millions dans la chasse au dérapage, pourquoi ne pas enfin sourcer votre argumentaire-postulat ? Pourquoi ne pas enfin quantifier et qualifier cette richesse ? Vous savez, on est des Français de base, tout le monde n’a pas eu la chance de bénéficier des bienfaits de la nouvelle éducation nationale, donc la richesse ne nous saute pas aux yeux… Quoique…

Tenez, dans la même veine, la journée sans immigrés approche. Il s’agit de demander aux immigrés de faire grève, ce qui constitue le premier moyen de pression ethnique revendiqué des occupants sur la Nation. En passant, elle remarque avantageusement que les immigrés et les Français sont différents. Je souhaite que cette journée aille au bout de sa logique : nous ne devons pas en voir dans la rue, en entendre parler dans les rubriques faits-divers, et recevoir en retour toutes les prestations sociales et autres dépenses incommensurables (dégâts, subventions, etc.) liées aux immigrés et à l’immigration (régulière ou clandestine). Là, l’idée serait bonne.

L’organisme qui fait la promotion de cette petite sauterie avait affirmé récemment que la France n’était composée que d’immigrés. Donc l’objectif est de… disparaître. Le Progrès s’en charge.

En parlant de disparition, nous entendons parler des premiers vols d’enfants recensés en Haïti par des humanitaires sympathiques qui en profitent pour se servir tant que le marché est à ciel ouvert… À liquidation de stock, promotion monumentale. Imaginez la même catastrophe chez nous. Vous les voyez, ces professionnels du bénévolat, ces magnats de l’humanitaire, nous dire qu’il faut se dépêcher d’expédier les enfants qui traînent dans des pays d’accueil ?

Pendant ce temps, les reportages néo-féministes se multiplient. On nous annonce comme un indéniable progrès que les usines ne sont plus la « chasse gardée » des hommes, et que les femmes sont de plus en plus nombreuses à être reconnues par ces milieux « machos« . Les présentateurs, depuis longtemps dépourvus de la moindre capacité d’analyse, concluent que « c’est comme ça maintenant« , ce qu’ils savent faire le mieux. Bien, très bien, on ne peut pas ne pas imaginer ce petit sourire mauvais qui doit se dessiner sur le visage buriné de ces hommes massacrés par une vie d’obligation dans l’enfer des usines, lorsqu’ils visionnent de tels reportages, aussi méprisants que ridicules : rendez-vous dans quelques années pour parler d’une vie féminine de bonheur à l’usine tout en élevant le bambin.

Autre sujet, toujours de la propagande. Frêche (quand on connait l’animal, c’est d’autant plus marrant), puis le maire de Franconville, ont été frappés par la « vigilance » hystérique des hordes progressistes. Tour de vis supplémentaire. Le fantasme de la supposition qui radie va plus loin. Ils sont suspectés de suspicion. Pas de présomption d’innocence quand il s’agit de racisme. Dire que ce sont les mêmes qui raillent les lettres de cachets et qui s’indignent des exécutions sommaires, et qui rabâchent que les élites doivent être proches du peuple, notamment en s’excitant sur une expression populaire par excellence… C’est pas très catholique.

À ces gens si stupides et si incohérents, nous nous devons d’opposer nos arguments, qui découlent d’une simple réalité qu’ils ne veulent plus voir.  Face à la pression qui grimpe, nous devons faire valoir notre logique basique, dépouillée, définitive.

Je prends un seul exemple, tiré d’une conversation récente, et en rapport avec le cas Frêche (ignoble socialiste, mais qui a le mérité de mettre bien en relief l’ignominie de son camp).  Lorsqu’il s’agit de défendre notre religion, lorsqu’on vous dit que les hommes ont fait des milliers de morts au nom de Dieu, voici ce que je réponds :

Oui, les hommes ont tué au nom de Dieu, et alors ? Les hommes ont aussi tué pour l’amour ou pour l’honneur. Doit-on pour autant renoncer à ces idées ?

On a fait mieux, certes, mais c’est à leur niveau. Une telle réponse sidère l’interlocuteur, tellement habitué à asséner ses lieux communs dans le désert spirituel qui l’entoure. Il ne comprend pas, n’a jamais cherché à comprendre, que la religion n’est pas Dieu, parce que l’homme est loin d’être bon. Il porte en lui le péché. Alors évidemment la religion n’a pas vocation a être parfaite. Les théologiens catholiques ont toujours voulu pousser les hommes vers l’idée de bien. Seulement, cela nous dépasse, nous ne pouvons pas nous-même nous extraire de notre condition. Nous ne sommes pas dans l’Eden d’avant le monde, nous ne sommes pas dans la perfection de l’après monde. Nous sommes dans l’humanité imparfaite, voulue par Dieu lorsqu’il divise les hommes à Babel, conceptualisation admirable de la dualité humaine.

L’humanité, c’est la dualité, c’est la vie, la base de tout.

Nous autres réactionnaires avons conscience de ce qu’est la réalité du monde, ce que les progressistes n’ont plus (ils ont tout fait pour s’en débarrasser). Nous autres réactionnaires nous contentons simplement d’accepter la réalité imposée à nous par la Puissance supérieure. Même si certains des nôtres ne la qualifient pas de Dieu, ils savent qu’il existe une réalité, une puissance (sur)naturelle, un ordre régisseur des choses, qu’on ne peut transgresser et nier impunément.

Aujourd’hui, nous sommes un nombre infime, à regarder le gigantesque torrent progressiste passer par les fenêtres. Nous représentons la véritable dualité, donc la survie de l’humanité. Tant que nous serons là, l’humanité sera là, certes déséquilibrée de façon irréversible, certes dans un sale état. Résistons à la pression, demeurons condamnés, lucides, mauvais et nauséabonds. Nous verrons bien qui explosera le premier.

→ 45 Commentaires Catégories : Disséquons.

Cyber-racisme : il est encore temps

25 janvier 2010 · 27 commentaires

Fonctionnaires de la bien-sentance, au rapport !

Alors qu’on nous bassine avec la « censure chinoise inacceptable« , ces messieurs-dames (n’oublions pas la parité), dirigés par une thuriféraire des machines à voter à notre place, se sont penchés (avec notre argent) sur un espace sans doute largement assez grand pour y trouver tout et son contraire, donc pour finalement en déduire, sans surprise, qu’il fallait traquer la bête immonde de ce côté-ci.

Le rapport annonce d’emblée, sans rire, qu’Internet « est une chance« . Un peu comme un jeune de banlieue, si vous voulez.

Aussitôt après, il prend un ton solennel pour déclarer qu’il sert malheureusement aussi à « propager et développer des idées contraires aux valeurs de liberté, de tolérance et de respect de la personne humaine qui fondent notre République« .

Conclusion : sur Internet, trop de liberté, en tout cas pas assez d’égalité.

Il faut donc réfléchir à « des pistes pour renforcer la lutte » contre ces « dérives« .

Cela veut dire qu’en un paragraphe, les fonctionnaires de la République nous expliquent que la liberté c’est bien, mais que l’assujettir au monde de pensée égalitaire, c’est mieux. Pour la tolérance, c’est mal barré…

Je vous invite à consulter cet hilarant rapport, dont voici quelques extraits :

Citation : «Fermez vos gueules bande de sales Bougnoules!!! Si vous etes pas contents rentrez chez vous!!! »

Commentaire du rapport :  »Il ne fait pas de doute que nous sommes confrontés à un contenu raciste« .

:-) Ici, le fonctionnaire se montre pédagogue, au cas où le premier ministre aurait un doute. Il est vrai qu’à la base, le bougnoule était un qualificatif péjoratif réservé aux paysans français.

Au sujet de l’agression du noctilien, ce commentaire des rapporteurs :

« L’une des personnes agressées a dit que l’agression n’avait pas de caractère raciste mais était simplement un vol avec violence« .

Nous sommes tout à fait rassurés. Ouf, dans ce cas là, pas de racisme. Ils ont de la chance, les auteurs, d’être si vite dédouanés du soupçon ultime, et ce par la simple phrase d’un masochiste ordinaire. Un peu facile, non ?

Dans ce cas là, nos brillants fouilles-merde du web ont décidé de ne pas pousser leur enquête jusque sur le bureau du premier ministre… C’est drôle, tout de même, cette quête infinie du racisme à sens unique, qui pousse même à le fabriquer quand il n’y en a plus suffisamment. N’auraient-ils pas un peu besoin de s’appuyer sur ce « mal » de référence pour donner un aspect vaguement reluisant à leur principe d’égalité ?

Prestidigitateurs et escrocs progressistes, les voilà bien emmerdés avec leur nouvel outil de communication qui se retourne contre eux, puisqu’il permet soudain à leurs ouailles si sages et si soigneusement déculturés d’envisager soudain la réflexion, la liberté, et comble, la réalité.

Internet, c’est quitte ou double.

Ou cette nouvelle pieuvre de la communication achève de sucer la moelle de tous les endroits reculés de la planète, et contribue à la transgression de tout, en s’effondrant sur sa propre expansion (en passant par la suppression des frontières, des règles, du privé, et au final à la disparition des peuples, donc de l’humanité )…

Ou Internet est utilisé comme le rêve des anciens, comme le plus grand centre de savoir jamais conçu, comme la plus fantastique machine à penser jamais imaginée, qui conduit (miracle !), les gens à s’informer, à réfléchir, à douter, à renvoyer les imposteurs dans leurs fantasmes irréels.

L’un, ou l’autre. D’où le discours schizophrène du rapport : vive la liberté sur Internet, donc mort à la liberté sur Internet.

Autre commentaire pointé par le rapport : « Les pires touristes sont ceux qui oublient de repartir chez eux ».

Dixit les rapporteurs :  »Sorti du contexte du site notoirement connu pour les idées qu’il défend, ce « simple » commentaire peut ne pas être identifié pour ce qu’il est : une critique directe de l’immigration et des immigrés en séjours irréguliers« .

Mon Dieu. Une critique directe de l’immigration et des immigrés en séjour irréguliers. Là voilà l’infamie ! Le voilà l’odieux racisme ! Mais comment est-ce encore possible que l’on critique l’immigration et les immigrés en séjour irréguliers ? Il faut immédiatement combler ce vide juridique et tartiner quelques couches de lois pour cadrer ces gens qui n’ont pas compris qu’il fallait aimer et chérir l’immigré (même en séjour irrégulier) pour être compatible avec la République.

Conclusion : il est plus facile d’être compatible avec la République en lui étant physiquement étranger et en méprisant ses lois qu’en entretenant des idées lui étant idéologiquement étrangères tout en respectant ses lois.

La République des Droits de l’Autre a peur de la réflexion. La République veut bien être couverte et salie par la Terre entière, mais elle ne veut certainement pas abriter une quelconque liberté d’esprit.

Comme on peut le lire chez LBDD, les progressistes, terrorisés par tout, se permettent de nous qualifier de phobes (xeno, trans, homo, sero, etc.), eux qui sont terrorisés par la survivance d’une hypothétique réalité de l’expression, qui remettrait enfin en cause leur folie…

La République n’a pas peur des assassins, des égorgeurs, des émeutiers, des violeurs, elle a peur de quelques phrases mal orthographiées sur un misérable blog.

Pourquoi ? Parce que ces phrases remettent en cause ce que la République souhaite que l’on oublie, c’est-à-dire que sa base est l’égalité, et que ça n’est autre qu’une escroquerie de 200 ans d’âge, dont le pourrissement spectaculaire s’est diablement accéléré ces 40 dernières années.

La fin du rapport, cerise sur le gâteau, propose la « liste des organismes auditionnés » pour mettre en forme leur escroquerie : Conseil français du culte musulman (CFCM) Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF) Ligue des droits de l’Homme (LDH) Ligue contre le racisme et l’antisémitisme (LICRA) Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples (MRAP) SOS Racisme.

Imaginez-les, ces fonctionnaires, passer des heures sur les blogs à traquer les dérapages, les discriminations, le racisme, la méchante réalité dans les propos des vrais gens.

C’est tout de même exaltant, de bosser pour la République.

Bon, au moins, les Lozès et autres personnages issus de la propagande, qui font tant honneur à notre belle civilisation par leur puissance spirituelle, y trouveront de quoi manger leur pain quotidien, donc le nôtre.

Si le chapitre Français est clos, pas question pour autant d’en rester là. Les auteurs veulent s’attaquer à la liberté là où elle existe encore, savoir aux Etats-unis, et (je cite) « spécialement dans les États identifiés comme présentant une tolérance plus importante vis-à-vis de ces faits« .

Passons sur le fait que la « tolérance » reste visiblement une valeur aussi aléatoire que la « liberté« , pour aller à la belle conclusion : les Etats du progressisme doivent toujours s’aligner sur le pire, peu importe qu’il s’agisse de répression ou de laxisme, du moment que ça va dans le bon sens.

Cela aurait pour effet « de réduire considérablement les divergences au sein de l’Union sur la gravité de certains actes racistes qui restent tolérés dans certains États », souligne le rapport.

Notez l’importance du vocable : « les actes racistes restent tolérés dans certains Etats« . Imaginez : « les mariages gays restent tolérés dans certains Etats« . Non, bien sûr, ce sera : « les mariages gays sont déjà tolérés dans certains Etats« .  C’est assez simple de faire comprendre aux gueux ce qui les attend et ce qui ne les attend plus.

D’après moi, qui ne suis certes pas capable de rédiger un rapport aussi beau, il suffirait, pour réduire les divergences de laisser les gens dire ce qu’ils pensent, en se demandant vaguement si ce qu’ils pensent ne serait pas, tout à fait par hasard, le reflet d’une quelconque réalité.

Ce qu’ils savent très bien faire pour excuser toute la racaille ordinaire, mais c’est toujours pareil, il faut croire que nous ne sommes plus la bonne couleur de l’échiquier. Notre pensée est un délit. L’égalité implique que nous l’alignassions sur les esprits les plus stupides. Discriminer, c’est donc à la fois une question d’honneur, de survie, de liberté, bref, amis retardataires, il n’y a que des bonnes raisons pour s’y mettre.

La conclusion n’est pas extraite d’un roman d’anticipation catastrophe :

« Le rapport propose que la France souligne auprès de ses partenaires européens l’importance des infractions à caractère raciste ou antisémite afin que la plate-forme européenne puisse efficacement nourrir les services de police français dans le cadre de la lutte contre le racisme et l’antisémitisme sur Internet« .

Le plus agaçant, chez les tolérants, c’est ce répugnant manque d’honnêteté qui les pousse à se parer de toutes les vertus qu’ils nient dans les faits.

Mes amis, si vous tenez absolument à résister à la dictature de la bien-sentance, magnez-vous de répandre vos miasmes sur le maquis virtuel, y’en a plus pour longtemps…

→ 27 Commentaires Catégories : Défenestration volontaire...

Galerie des horreurs

15 janvier 2010 · 54 commentaires

Dans la série, fiers d’avoir honte, voici l’édition 2010. Voici ce qu’ils nous souhaitent.

Bertrand Delanoë : « Il faut vraiment que notre pays sorte de l’accumulation des égoïsmes, des cynismes. Oui, nous sommes un grand peuple, oui l’identité nationale, c’est passionnant. Mais cela passe d’abord par l’unité : n’exclure personne« .

Olivier Besancenot adresse « une bonne année aux opprimés du monde entier parce que nos identités sont internationales, aux salariés exploités et licenciés dans les entreprises, aux travailleurs sans papiers qui exigent leur régularisation, à toutes les victimes de la crise, et à celles et ceux qui luttent pour que la vie et le climat passent avant les profits« .

François Bayrou explique vouloir aller « droit à l’essentiel » en s’adressant à « ceux dont on ne parle jamais, aux plus jeunes, aux enfants. Tout le monde voit bien que l’égalité des chances disparaît« .

Dominique De Villepin : « Nous sommes français par le coeur, par la volonté de vivre ensemble« .

Martine Aubry : « Pour 2010, je souhaite que notre pays retrouve le chemin du développement, de la réduction des inégalités et de la préparation de l’avenir. Je suis convaincue qu’ensemble, nous pouvons retrouver la France que nous aimons, cette véritable identité de la France, un pays de générosité, de solidarité, de fraternité, de laïcité, de tolérance vis-à-vis des autres et de l’envie de bien vivre ensemble« .

Mme Aubry appelle les Français à « un autre regard vers ces jeunes qui n’ont pas aujourd’hui leur place dans la société. Sachons aussi avoir un autre regard vers ceux qui sont différents, les personnes handicapées, ceux qui sont malades, mais aussi ceux qui viennent d’ailleurs et nous apportent aussi la richesse de notre pays« .

Je vous épargne les autres, c’est plus que n’en peuvent supporter des intolérants comme nous. Ces exigences de submersion rapide, ces leçons de prosternations, cet amour immodéré de l’handicap, du jeune, de l’étranger (de l’inverse de soi), cette volonté de partouze sur-le-champ et de fin du monde immédiate ne sont qu’un maigre acompte, comme dirait Godefroy de Montmirail. Notons qu’ils se sentent tous obligés de parler d’identité, et toujours, tout le temps, de l’Autre, comme si cela pouvait encore avoir un sens après leurs exigences de transgression, d’effacement de tout, d’indifférenciation de l’espace, du temps, de l’esprit et des êtres.

Puisque nous sommes là, que notre légitimité n’est pas à prouver, parce que nous savons que ce sont eux qui ont déraillé, qui s’acharnent à dérailler, nos vœux sont simples. souhaitons simplement que leurs souhaits terrifiants ne se réalisent pas, et que ce qui manifestement les terrifie, savoir l’inégalité, la réflexion solitaire, la vie privée (c’est au final de notre vie tout court dont il est question), soit et demeure une réalité, plus que jamais.

La différence fondamentale entre eux et nous tient en une seule phrase : nous ne faisons rien d’autre que d’admettre la réalité.

Ils ne sont pas dans notre monde. Leurs constats, qui devraient nous plaire, parlent d’inégalités toujours plus grandes, et insistent tant sur le vivre ensemble, qu’on peut sans risque en déduire que ce n’est encore qu’une hypothèse.

Seulement, nous savons que dans leur monde, ils ont des lieues d’avance sur leur propre bêtise, et qu’il faut toujours aller plus loin, en dépassant incessamment leurs nouveaux crimes, sans jamais s’arrêter ni même ralentir.

Se réjouir de leurs contretemps ne doit pas nous faire croire que leur marche n’est pas inéluctable. Rien ne nous interdit pour autant d’en rire, et de placer un tant soit peu notre confiance en le monde réel.

Par exemple, quelque chose de drôle : Jospin, qui avait déjà été impayable avant le 21 avril en se disant « tempéré par la raison » quant à l’hypothèse de sa non-présence au second tour, est revenu à la charge :  »j’ai surestimé la perception positive de mon bilan« .

En fait, la gauche (pour résumer, ce sont ceux qui défendent l’égalité, donc tous ceux qui ne pensent pas comme nous – oui, ça fait du monde – ) surestime depuis longtemps sa perception positive, et même sa perception du monde, et ce depuis des années. Normal, quant on est persuadé d’être le parti du Bien, tout ça parce qu’on ne raisonne qu’en terme d’égalité, égalité que l’on a placé au sommet de toute chose, car on est persuadé qu’elle est le Bien absolu…

N’accablons pas ce brave Jospin, qui a parfois eu le mérite de dire des choses intéressantes, comme par exemple en reconnaissant que la menace fasciste en 2002 était une comédie.

Alors que le réel se manifeste bruyamment au dehors (l’actualité tue un nombre assez faramineux de personne, notamment à Haïti), c’est toujours le même ronron irréel dans le cocon des ondes. Casino veut toujours nourrir un monde de diversité, Renault veut toujours changer les choses et penser le monde de demain…

Ils feraient mieux de penser un peu sérieusement à celui d’aujourd’hui.

J’ai lu dans un de ces articles qui font regretter Staline que Facebook « décrète la fin de la vie privée« . Cette fichue vie privée où l’on peut encore bassement être seul, et surtout réfléchir à ce monde et même, comble, s’en moquer.

Évidemment, on tente de nous arracher à nos réflexions solitaires, à nos rires mesquins et toujours discriminants, pour nous imposer la chaleur grégaire de la foule imbécile et parfaitement égalisée, comme des œufs dans une boîte ou des moutons dans leur parc d’abstraction, comme dirait Muray.

C’est le vivre ensemble, qui sous-entend le penser ensemble, le penser pareil. Qui conduit irrésistiblement à l’être ensemble et à l’être pareil. Au final la même absence de pensée, pour les mêmes êtres semblables.

On parle des belles réconciliations, du film Invictus. On tombe sur un programme réservé aux classes de 5e qui renverrait Goebbels sur les bancs de l’école primaire.

Le vote des étrangers fait débat, comme le voile intégral.

Même si on ne nous demande rien, on nous affirme, concernant le droit de vote des étrangers, que nous sommes « prêts« , comme d’horribles fruits bien mûrs, limite pourris, en tout vas suffisamment ramollis sous les coulis de la propagande ordinaire. On nous dit aussi que nous sommes « tout à fait favorable à une France métissée ».

Pratiques, ces affirmations qu’on voudrait que nous ne vérifions plus rien, comme tant d’autres faits établis, qui ne font plus débat, et qui devraient…

Pourquoi, suite au 21 avril 2002, le progressiste s’est-il uniquement attaqué aux conséquences, savoir à ces électeurs qui avaient si mal voté ? Pourquoi, suite aux émeutes 2005, ce même progressiste s’est-il uniquement attaqué aux causes, savoir à tout ce qui pouvait prétexter les émeutes ?

Parce que le progressiste veut éviter la Question finale, toujours incarnée par l’Autre. Le mal, c’est forcément nous, l’autre de l’Autre, et ce n’est pas un mal d’opérette, comme la politique d’Eric Besson. C’est un vrai mal très mauvais, qui exige la haine, le mépris, la radiation sociale, ou pire, le monde réel.

Nous sommes les seuls à y avoir droit. De toutes les idéologies existantes, nous sommes les seuls à être  à ce point à l’envers des choses. La révolution du monde s’est faite autour de nous. Le monde est passé de l’autre côté, nous n’avons pas bougé. Nous sommes les seuls à ne pas exiger Etat, irréel et égalité partout, pour tout, tout le temps. Nous sommes les seuls à en demander beaucoup moins.

N’ayons pas peur de nous faire dire que nous avons l’esprit étroit, et prenons-le comme un compliment. L’ouverture débile et infinie, sans tri, sans distinction, c’est le vague, le néant. Ce sont eux.

Nous avons conscience que si l’égalité devant la justice peut exister, elle n’a absolument pas vocation à s’étendre à tout, dans une logique délirante qui va si loin que l’absurde n’est même plus quantifiable.

Comme disait Maurras, ce n’est pas parce qu’on met de l’arsenic dans la souricière qu’il faut en étaler sur ses tartines.

Aujourd’hui, le dernier chic en matière de « raisonnement », c’est de dire : « si on met de l’arsenic dans nos souricières, je ne vois pas pourquoi nous n’en mettrions pas sur nos tartines« .

On se rend compte que quelques années ont suffit pour que le libre-arbitre, la pensée critique, le recul, l’objectivité, l’intelligence (le choix, le classement, donc les discriminations, l’inégalité, la dualité, c’est-à-dire le monde réel) se retrouvent dans un monde qui a disparu pour les progressistes, comme l’a si bien dit Eric Besson à Marine Le Pen, devant des « minorités » très visibles, habillement disposées dans le champ des caméras, partout sur le plateau.

Ces voleurs d’espace-temps n’ont plus que le décor, le oui-oui, le choix de ne plus choisir, l’émotion tolérante, l’approbation continue, l’acceptation infinie, la reconnaissance immédiate…

Ce sont eux qui ont disparu dans leur folie. Tout ce qu’ils veulent, c’est nous emmener avec eux dans leur trou noir, dans leur souricière, pour partager leur arsenic, voyant que certains d’entre nous refusent encore de l’étaler sur les tartines.

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Le racisme est raciste

10 janvier 2010 · 73 commentaires

« Chasse à l’étranger en Italie » (ci-dessus, il s’agit de la misère, de l’exclusion et du rejet). Vous en avez j’imagine entendu parler. Je vous cite quelques titres des journaux :

« Quand la bestialité xénophobe répond à la violence« 

Attention, pire que la violence, il y a la « bestialité xénophobe », et ça c’est du lourd…

Pour la plupart, on se contente de : « Chasse aux étrangers » « Chasse aux immigrés » « Chasse aux immigrés noirs« 

Poule.

« À Rosarno, les immigrés ne courbent plus le dos« .

Libération, une fois de plus exactement l’envers du réel. Peu importe le sujet, lisez Libé, prenez l’inverse, vous aurez la réalité.

« Violences xénophobes en Calabre« 

C’est si rassurant de pouvoir ainsi qualifier la violence, en l’accolant au Mal absolu. En 2005, on avait été obligé de parler de violence tout court. Les émeutiers d’alors avaient bien de la chance, on avait osé dire qu’ils étaient Français (il faut être l’agressé pour redevenir l’étranger), on s’était penché sur leurs petits problèmes, on avait eu tôt fait de trouver des causes sociales, donc des excuses, prétexte à l’engloutissement de quelques milliards soustraits par l’Etat dans les poches des victimes, devenus des coupables aux yeux de la propagande.

Pour les Italiens, on ne cherchera pas de causes sociales. Les racistes, ce sont les seuls qui n’ont jamais eu droit aux circonstances atténuantes. Si vous voulez tabasser votre prochain, il vaut mieux être Noir, vous aurez ainsi la légitimité (en plus du monopole) de la violence.

Autre titre :  »Racisme en Italie »

On dirait qu’ils s’encouragent, qu’ils se persuadent d’en avoir enfin trouvé, du racisme, depuis le temps qu’ils le cherchaient. Dans Google actualité, les occurrences du mot clé « racisme » commençaient à se raréfier, voilà l’occasion rêvée de remplir le bazar, histoire que les braves citoyens continuent d’y croire.

Attention, on passe un cap : « Le pape condamne les violences contre les immigrés » puis le meilleur : « sans immigrés africains, l’agriculture risque de mourir« .

Traduction : même si vous les détestez, ils sont indispensables, tas de cons.

Dernier titre : « La misère des ouvriers agricoles de Rosarno » Ah bon, ils ne sont pas une richesse? Là, c’est l’étape numéro 2 : il s’agit de faire pleurer bobonne, comme tout fait de société ne doit plus se juger que par l’affect. Bien évidemment, on ne parle que du triste sort des immigrés : les autres, les sous-chiens, ils ont leur richesse sur le palier, ce serait aberrant de les plaindre.

Qu’ils sont malheureux, tout de même, ces émeutiers minoritaires de par le monde. Qu’ils soient Ouïgours, Africains, Maghrébins… Non, non, si c’est européen et hétérosexuel, c’est des mouvances extrémistes radicales à tendance ligues, c’est différent ma bonne dame.

En parcourant les forums, nous pouvons diviser en deux parties les réactions. Les commentaires qui parlent de racisme, et ceux qui soutiennent l’action des Italiens de souche, dont je suis, et dont j’espère vous êtes.

Evidemment, il n’est pas question d’appréhender cette actualité italienne comme « cette dimension de l’inéluctable qui fait partie de la destinée humaine » (dixit Bachelot à propos du lycéen poignardé).

Sur les sites d’informations, si il n’est pas surprenant de constater que tous les journalistes condamnent, parlent de racisme, d’intolérance, de chasse à l’étranger (oh, la belle stigmatisation), sans jamais s’interroger sur les causes de cette violence (ce qu’elle adore pourtant faire lorsque cette violence provient des immigrés, souvenez-vous de 2005 et de la dissection méthodique des raisons sociales : exclusion, rejet, misère, etc.), il est également tout à fait logique de lire les éternels mêmes discours, qui renvoient les Italiens immédiatement à Hitler, au fascisme, au facile « bouc émissaire« .

Je n’exagère rien : le traitement des informations est objectivement favorable aux immigrés, et dirigé contre les blancs, seuls passibles du crime suprême de racisme. Le racisme est raciste.

Comme si nous autres Occidentaux portions un virus pathogène, cette fameuse xénophobie, maladie honteuse bien pratique pour réduire le débat à néant, et nous renvoyer dans le réel qu’ils ont quitté. Cette dualité qu’ils ne veulent plus nommer, ce péché originel qu’ils ont décidé de ne plus voir leur reviendra éternellement dans la tronche.

Quand on veut qu’un peuple ne se défende plus contre l’envahisseur, on qualifie sa cohésion et sa défense de raciste, et on fait voter des lois (et pas qu’un peu) pour interdire ces attitudes (qui sont pour le coup appliquées avec une rigueur tout à fait remarquable), pour boucher ces méchants vides juridiques dans lesquelles la bête immonde pourrait encore se tapir.

Fantastique époque : le législateur vote sa propre mort, du moins l’interdiction faite au médecin de s’occuper de (et même de diagnostiquer) sa maladie. Il préfère brûler des encens en parlant avec mysticisme de métissage, de diversité, de richesse, d’avenir inéluctable et radieux du mondialisme.

Cette actualité illustre à merveille l’importance destructrice pour le progressisme (donc fondatrice pour nous) de poser la Question finale : tout doit être fait d’emblée pour disqualifier (ou plutôt pour surqualifier) les racistes, les méchants xénophobes, seules créatures débarquées du fin fond d’une Histoire qui n’existe plus, capables de s’opposer au radieux avenir tolérant et métissé que prédit, sans rire, cette secte qui nous dirige.

Aussitôt, nous n’avons plus le choix (je vous épargne les champs lexicaux qui vont avec : c’est le racisme ou le Bien.

Poser la Question finale permet de briser cet intitulé biaisé d’avance.

Volontairement provocante, cette Question rappelle, je vous le donne en mille, les heures les plus sombres… Normal, puisqu’Hitler fait partie de cette question.

Tout le système antiraciste s’est axé en répulsion à Hitler, seule référence historique du nouveau monde (je ne vous présente plus le point Godwin ou la reductio ad hitlerum) qui a si bien su se départir de sa culture pour surtout ne pas être en mesure de réfléchir à quoi que ce soit, et donc de s’opposer à quoi que ce soit. C’est le noyau de leur système. C’est pour cela qu’il faut poser la question, crever cet abcès purulent, gonflé chaque jour par la réalité vengeresse, dénoyauter cette saloperie, comme on extrairait une tumeur d’un organisme.

Les Lumières, les Droits de l’homme, la République, toutes ces saletés ne sont que les évangiles de la religion de l’homme, une utopie paroxysmique de notre décadence. Sous couvert de ces principes sacrés qui ne veulent plus rien dire, le sale gosse capricieux met sans dessus-dessous l’univers dont il s’est fait maître, depuis que les adultes ont renoncé. Cette destruction, il la nomme « transgression », « avancée », « tabous brisés« , peu importe, du moment que ceux qui l’observent (si il en reste) jugent qu’on ne doit pas déranger le petit génie à l’œuvre.

Tout le discours d’acceptation progressiste part de là. L’acceptation d’abord de l’autre, donc de toute attitude, de tout comportement, de tous outrages, de toute engeance et au final de tout effacement de soi.

L’argument préféré du progressiste : « c’est comme ça, maintenant ». Le constat quotidien et obligatoire d’une dérobade continue. Raisonnement castré, lucidité proscrite. Ne parlons même pas de la réaction physique.

En s’appuyant sur Hitler, il peut détruire toutes les excellentes valeurs qui existaient (et qu’Hitler n’a évidemment pas renié, puisqu’il était un être humain) et sur lesquelles reposaient le monde.

La question qu’on peut aussi se poser : est-ce que cela pourrait arriver en France?

Disons qu’en France les progressistes ont mieux fait les choses. Les artisans de la grande déculturation sont parvenus à faire abandonner à la plupart des Français toute idée de fierté (en assassinant leur Histoire), mais aussi à rendre caduque toute idée de violence (je ne suis pas certain que la JAPD puisse faire des hommes).

Nous sommes un peuple programmé pour accepter, pour tolérer, pour dire oui. Bref, un peuple qui se terrorise par l’ombre du grand fascisme, seul véritable mythe historique qui lui reste, qu’il cultive jusqu’à s’effacer lui-même pour surtout ne pas ressembler à cette ombre.

L’acceptation de tout, c’est d’abord le renoncement de soi. C’est une lâcheté qui abandonne tout au monde extérieur, jusqu’à sa propre personne.

Que voulez-vous que fassent des armées de féministes et d’homosexuels face à la rue? La gayttoïsation contre la ghettoïsation, l’issue du combat est prévisible…

Comment voulez-vous agir contre une population si le simple fait de la désigner en tant que population vous radie socialement?

Comment voulez-vous réfléchir objectivement, c’est-à-dire en discriminant froidement, si l’on vous impose le positif et le négatif?

Besson a déclaré l’autre jour que le but du débat sur l’identité nationale était d’en « dégager des points positifs« .

L’ennui, c’est qu’il n’y a rien de positif à en dégager. Là où il faudrait dresser les constats les plus pessimistes, là où il faudrait affronter l’effrayant réel, on nous oblige à regarder ailleurs, à fermer les yeux et à penser à l’Île aux enfants.

Besson contemple un cadavre et décrète qu’il est positif que les vers aient à manger.

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Le grand-père qui voulait s’appeler Sophie

3 janvier 2010 · 91 commentaires

Petite, désormais, je veux qu’on m’appelle Sophie.

L’émission Sept à huit vient une fois encore de démontrer combien il est parfois nécessaire de regarder la télévision, y compris ses plus basses œuvres. Pour les faits autant que pour la méthode.

Ce dimanche soir, on nous y montre un aspirant sexagénaire, Roland, affublé d’un tailleur et coiffé d’une perruque digne d’une danseuse de cabaret en fin de carrière, qui exige du jour au lendemain qu’on le nomme Sophie.

« Belle leçon de tolérance« , clame le journaliste en préambule, sans doute déjà en pleine érection.

« À 57 ans, ce notable, père de quatre enfants, a décidé de changer de sexe« . Bien évidemment, « la majorité du village sarthois l’accepte« .

Si cet homme maquillé comme une prostituée bas de gamme, aux boucles d’oreilles outrancières, présente une « démarche et une voix encore hésitantes« , c’est parce quelle « vient de naitre« , ose sans rire le journaliste.

Démonstratif. Avant d’être une aberration, Roland n’existait pas. Il n’était qu’un « grand père ordinaire« . Aucun intérêt pour les médias du progressisme. Dans le pays de l’irréel, il était trop réel pour être.

Sophie a donc remplacé, éclipsé, assassiné ce salaud de Roland, en donnant au passage à l’individu un ticket pour une émission qui ne se serait jamais intéressé à lui auparavant. Magnifique symbole d’un patriarcat tué au profit d’un féminisme qui n’a plus rien de féminin, le tout sous l’œil bienveillant des médias du progrès.

« Dans le club de pétanque dont Roland était président, ça n’a perturbé personne. Sophie s’est faite accepter« . Lorsqu’il a démissionné en tant que Roland, il a été réélu aussitôt en tant que Sophie.

« Un plébiscite, une acceptation de sa différence« , éjacule le journaliste, qui avait sans doute été moins prompt à accepter la « différence » plébiscitée des nonistes de 2005, des lepénistes de 2002 ou encore des anti-minaretistes suisses plus récemment.

« Père ordinaire pendant plus de 30 ans, Sophie a toujours été là, cachée« , ajoute encore le commentateur. Depuis, « le maquillage du matin, c’est une libération« , dixit l’intéressé, qui confie qu’il pratiquait en cachette jusque là.

Sans surprise, on nous dit qu’il a l’impression d’être né dans le mauvais corps, notamment parce que, « jeune ado, il volait les culottes de ses sœurs« .

« Un seul de ses fils l’a bien accepté » (les autres voteraient Le Pen que ça ne nous étonnerait pas). « Il jouait le rôle de mec, très viril, macho, bagarreur« , se souvient le fils acceptant en question.

Attention, accrochez-vous :

« Pour Jason, 7 ans, et Maelie, 5 ans, papi Roland est devenu papi Sophie. Cela ne semble pas poser de problèmes. Il vient toujours jouer avec ses petits enfants« .

Là encore, dans le cas de ces pauvres gosses, soumis à une si absurde situation, on parle « d’acceptation rapide« .

Cet acte, qui relève de la psychiatrie individuelle la plus sombre et du grotesque le plus abouti (tellement moderne!) aurait dû, dans une société normale, déclencher l’hilarité la plus irrépressible des observateurs extérieurs, tout en conduisant aussitôt les observateurs intérieurs, à savoir les proches, directement concernés par le dément, à contacter au plus vite les services médicaux compétents (si il en reste).

Eh bien non : le but du travestissement (comme du reportage) est uniquement d’accepter l’individu et surtout son geste grotesque, caprice ou mal être, peu importe, il s’agit donc de l’accepter dans toute sa folie.

La logique du postmoderne est tout aussi absurde que le personnage présenté : la folie est une différence? La folie est donc une richesse. Vive la folie. C’est le nouveau combat du Bien. Faire tout accepter à la populace qui a déjà tout accepté.

« Surtout, ne contredisez pas le malade« , proclamait un druide dans Astérix. Aujourd’hui, c’est le monde qu’il faut contredire, pour le retourner autour du malade, pour l’ajuster à sa démence. d’ailleurs, il n’est pas malade, c’est sans doute nous qu’il faut guérir. Lui est un précurseur. Ceux qui l’acceptent sont une leçon, c’est TF1 qui le dit.

C’est ce qu’on se tue à dire. Nous sommes dans le règne de l’acceptation. Les gens doivent accepter, du moins remarquer, les délires individuels les plus profonds : la pire chose qu’ils pourraient faire (puisque nous ne pensons même plus au salvateur coup de pied au cul) est de se foutre totalement du malade, qui a besoin de reconnaissance. Si l’entourage remarque le caprice de l’enfant fou et qu’il l’accepte, l’enfant, dans sa quête de reconnaissance, aura gagné sur toute la ligne. Pas question pour Sophie anciennement Roland d’exhiber son nombril uniquement devant son malheureux miroir.

En retour, toute personne acceptée doit tout accepter, dans une farandole sans fin de l’acceptation dont le seul but est d’aller toujours plus loin, donc d’accepter toujours plus loin.

Peu importe la dimension d’horreur du caprice, les poupées font toujours oui aux exigences des sales gosses.

Et si Roland, pardon Sophie, se met demain à grogner à quatre pattes, à se rouler dans une auge et à dénicher frénétiquement les plus belles truffes du Périgord, sa famille et son entourage l’accepteront, parce qu’ils sont tolérants.

Et Jason et Maélie seront ravis d’avoir un grand-cochon à la maison.

Le reportage se permet un bémol, histoire de faire croire qu’il existe encore une dualité, histoire de rappeler combien les heures les plus sombres guettent encore les esprits étroits : « tout n’est pas si rose« . « Si Sophie vit sa féminité au grand jour, un seul des quatre enfants l’a accepté, la situation est conflictuelle avec ses parents, et dans la rue, ce n’est pas toujours facile : il y a des regards en coin« .

Les méchants regards en coin, qui, au lieu de filer droit sur les horreurs modernes, font office de remugles obtus et bornés, infoutus de comprendre que tout roule et qu’il n’y a rien de plus normal au XXIe siècle de passer de Roland à Sophie.

Dans je ne sais plus quel texte, les homosexuels étaient présentés comme les coins de toutes les chambres et les ombres de tous les arbres. C’était méconnaitre les capacités d’effacement du réel par les progressistes : il n’y a aujourd’hui plus de coin dans les chambres, ni d’ombre sous les arbres. Donc on se demande encore comment les regards en coin peuvent exister.

Suite du reportage, qui ne manque pas d’aller plus loin. On nous dit que la méchante carte d’identité s’obstine : aux yeux de l’état-civil, Roland est toujours un homme. Le pire, c’est qu’il n’a pas vaillamment résisté à l’appel du khôl et des jupons. Je ne sais pas moi, mais avec un prénom pareil, il aurait pu s’époumoner dans son cor, briser Durandal, se l’enfoncer dans le ventre, bref, faire tonner une dernière fois son brame de mâle…

Que nenni. Il a lâchement choisi le prénom de la sagesse, il s’est borné a faire des démarches civiles en attendant son opération, ce que l’on appelle (novlangue, quand tu nous tiens) une « réassignation sexuelle« . Comme pour les ordinateurs : on balance tout à la corbeille et on réinstalle le programme désiré.

Ce qui frappe, ce n’est plus tant l’absurde individuel. C’est la mobilisation de la société entière (dans ses règles et dans sa réaction) autour du délire de cet homme. On accepte de le féminiser, de l’opérer, de changer son état-civil, de l’imposer à son entourage, puis, par le biais de TF1, à la France entière. Voyez à quel point notre société, notre civilisation, s’axe autour de la démence capricieuse de chacun des enfants tarés de la modernité.

L’émission finit par conclure, avec piano en fond sonore et presque départ sous le soleil couchant, que « Sophie est une femme comme une autre« .

Bien sûr, face à une telle attitude, la critique comme le rire sont exclus, puisqu’ils feraient montre d’une intolérance inacceptable.

Parmi tous nos droits, le seul devoir que le moderne nous impose est d’absolument tout accepter sans poser de question. Le mot acceptation est revenu très souvent tout au long du reportage.

Il est évident que le rire ou la circonspection sont d’essence fasciste (TF1 nous l’explique d’emblée en qualifiant de « tolérants » les acceptant, ce qui place aussitôt les autres dans l’intolérance…).

Le fascisme, c’est précisément le fait d’imposer des situations qui ne souffriraient d’aucune discussion.

Un peu comme d’imposer cette mutation grotesque d’un grand-père, sans tolérer aucune critique (d’office intolérante), sans permettre à qui que ce soit de s’interroger, en particulier sur l’attitude de cet entourage, qui explique à deux enfants que tout ça est parfaitement normal (alors que la normalité n’existe pas dans le monde progressiste…).

L’année 2010 s’annonce comme une belle cuvée. Chers amis, devant de si indiscutables manifestations de la bonne santé de notre civilisation, l’optimisme est définitivement de rigueur : meilleurs vœux !

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Repas de famille

30 décembre 2009 · 43 commentaires

En ce temps de fêtes, beaucoup d’entre nous participent à (ou subissent) des repas de famille.

L’occasion, au fil des heures, de débats animés. Pour tout dire, ça vole souvent aussi bas qu’un pélican qui a forcé sur la dinde de Noël, mais la liberté de parole, c’est toujours amusant.

Il est très fréquent de voir les discussions monotones s’enflammer joyeusement. Peu importe le sujet, le terrain glissant est toujours proche. Et l’avantage, c’est qu’en famille, on se comporte comme des gens réels, et qu’au lieu de tourner autour comme des journalistes, on peut rentrer dedans. La famille, c’est un cadre où l’on peut convaincre, où les paroles ne sont pas inutiles. Vous avez une chance que la novlangue, ici, ne soit encore que « sottise de journaliste« . Il se peut qu’il n’y ait ici pas de lois Gayssot-Taubira-Machin, pas de commentateurs suspicieux qui veillent au dérapage, pas de huées du public, pas de « sachants » à l’affût de Bête immonde, et, pour les plus chanceux, pas d’hystériques… Alors bien sûr, il ne faut pas avoir peur de vexer tata Hortense (qui donne souvent de l’argent à la Cimade) ou la cousine Gisèle (qui milite au MRAP et qui a, parait-il, un copain métis).

Il s’agit par exemple de saisir au vol une conversation, pour dire tout le bien que vous pensez de l’immigration.

Le temps que la table réagisse, vous avez le temps de parler criminalité, avec votre lot de chiffres imparables (par exemple, du pourcentage de musulmans dans les prisons, du nombre réel de régularisés et des charters trois places). Puis de l’incompatibilité manifeste. Refuser la conclusion que les faits nous imposent, c’est refuser le réel, donc l’intelligence. Hélas, vous savez tous qu’au pays du progressisme, seules les expulsions d’intelligence sont applaudies.

Très vite, vous aurez normalement droit à un « il ne faut pas généraliser« . Presque toujours. Leçon bien apprise. La réponse est simple :

Oui, vous êtes libre de ne pas généraliser. De continuer d’affirmer que les balles ne sont pas toutes mortelles, ou que le poison, à petite dose, n’est pas si mauvais que ça…

On vous parlera sans doute de préjugés.

Répondez qu’il est beau d’en avoir, à une époque ou personne ne songe même plus à juger qui que ce soit, hormis les moniteurs imprudents ou les anciens bourreaux d’Auschwitz.

On ne manquera pas de vous affirmer que le gouvernement est très sévère vis-à-vis des clandestins, ou de hurler que les Français de souche n’existent pas, que nous sommes tous Italiens, Polonais, Zimbabwéens, mélangés, indistincts, zombies.

Riez, Chiffrez, puis parlez de ces peuples, ou plutôt de ces ethnies, de par le monde, à propos desquelles tant d’organismes se battent avec ardeur pour en préserver la pureté.

Aussitôt, posez la base de votre comparaison : la France, c’est notre famille.

Quant un nouvel élément est présenté à la famille, il fait profil bas, s’efforce de s’intégrer, en tout cas ne qualifie pas ses hôtes de chiens d’infidèles.

De même, les membres de la famille ne se hasardent pas à affirmer que le buffet, finalement, est à tout le monde, ni que personne, en réalité, n’est vraiment de la famille. D’ailleurs, les aïeux, on n’est plus très sûrs de leur généalogie (l’avortement, l’adoption et tous ces tours de passe-passe, comme les éprouvettes, les mères porteuses, etc, que n’invente-t-on pas pour briser le fil de la transmission, donc de l’héritage, donc, définitivement, de l’appartenance et de l’Histoire)…

Et dans notre famille de dix membres, on accepterait l’entrée immédiate et définitive de quatre personnes fondamentalement différentes, fussent-elles vaguement souriantes et polies? On supporterait leur coût? On se plierait à leurs revendications par souci de tolérance, pour ne pas bouleverser leur culture? On écouterait avec bienveillance les leçons des associatifs et autres humanitaires, à propos de la richesse de ces gens qu’on ne peut pas comprendre, et que, de toute façon, c’est un devoir citoyen de se soumettre à leurs droits (divins, puisque surgis de nulle part)? Est-ce parce que les peuples ont le droit de disposer d’eux-mêmes que les sans-peuples ont le droit de disposer des autres?

Ils sont une « richesse« ?

Prenez à témoin celui qui ose prononcer cette phrase, désignez-lui sa propre compagne, demandez-lui si on doit en conclure qu’elle est pauvre. Que nous sommes tous désespérément pauvres.

L’exemple de la famille apporte un peu de concret à notre histoire. On commence à mieux deviner les traits de la mort, qui frappe à la porte.

Modéliser la mort qui frappe à la porte, c’est la seule action qui vaille avec tous ces gens de gauche qui, si ils nagent aujourd’hui dans l’irréel (en refusant même de voir le véritable visage de celle qui frappe à la porte), sont naturellement et fatalement portés vers l’utopie depuis qu’ils ont placé l’égalité au centre de leur système.

La famille est la meilleure image que l’on puisse donner de notre France.

Comme une famille réunie dans la maison du patriarche (qui n’existe déjà plus dans notre France), nous sommes dans ce pays chez nous. Peu importe les affinités et les objectifs de chacun, nous sommes la même chose, liés par quelque chose de bien plus fort que le sang.

Toutes nos forces sont là, celles dont nous savons qu’elles existent, parce que nous n’avons jamais besoin de les citer entre nous : identité, vie privée, tabous, respect réel, appartenance, amour, méfiance, transmission, perpétuation, etc… En un mot cette part d’ombre gigantesque et vitale, cette dualité assumée de notre condition, qui donne tant de relief à notre existence.

De ce pays nous sommes la famille, de cette terre, nous sommes les actionnaires, donc les propriétaires. On peut demander des comptes aux gérants. Dire non. Refuser ces gens que nous n’avons pas invités.

Aujourd’hui, notre premier devoir est surtout d’empêcher la folie moderne de s’inviter à table, de s’immiscer dans notre sanctuaire familial, entre les anciens et les enfants, pour ne jamais que la part d’ombre s’estompe, pour ne pas que l’intelligence persiste à nous fuir, aspirée dans cette laideur synthétique unidimensionnelle qu’est le progressisme. N’abandonnons pas nos millénaires d’excellence à trois décennies d’imbéciles.

Secouer sa famille, c’est déjà choquer le monde.

→ 43 Commentaires Catégories : Disséquons.

Joyeux Noël

24 décembre 2009 · 28 commentaires

A-t-il mangé de la viande?

Vous avez tous pu constater que la propagande ne prends pas de vacances.

Alors que les pompiers se préparent à verser de l’eau sur sans doute plus de 1000 épaves en une nuit (alors que le ministère de l’Intérieur se prépare à en dénombrer 327, un peu comme les burqa), alors qu’on insiste bien sur le caractère désormais laïc de Noël, on nous dit que les musulmans seront de la partie, de plus en plus. Les braves petits, doit-on se dire. Tout de même, que va-t’on embêter ces poseurs de minarets alors qu’ils font tout comme nous, surtout la fête? Quelqu’un qui fête Noël peut-il nuire à notre belle société tolérante, festive et multiculturelle? Comment un festif pourrait-il être fondamentalement mauvais?

On nous dit qu’il faut penser aux démunis, surtout si ils n’ont pas de papiers. Comme toujours, on utilise les enfants et leurs larmes. On explique que comme c’est la crise les gens dépensent plus que d’habitude. Surgissent quantité d’articles fustigeant le gaspillage des fêtes.

On entend partout se dresser d’horribles bilans, ponctués du regret de ne pas avoir empoissonné tout le monde assez vite (voir les associations antiracistes) et le satisfecit des journalistes d’avoir si bien pensé, une année encore.

Ainsi, on peut entendre sur les ondes l’éditorialiste de Elle dit qu’à sa rédaction, « on est toutes folles de Barack Obama », que « son épouse c’est une très belle femme« , et que -roulement de tambour- ils « dépoussièrent la fonction à merveille« .

Le Monde, dans un registre plus sérieux, affirme que le Père Noël est trop gros, mauvaise image pour les enfants.

Rien de nouveau sous les flocons…

Le Monde, ensuite, s’interroge : « faut-il arrêter de manger de la viande pour sauver la planète? » D’après ce brillant article (de Une), c’est plus sûr que de faire du vélo.

Après le tabac, l’alcool, les jeux, la conduite, voilà qu’on s’attaque à la viande. C’est pratique, l’écologie, pour continuer à détruire la vie. La notion de plaisir (dont nous n’avons jamais prétendu qu’elle était bonne pour la planète, en tout cas elle n’est pas toxique pour l’humanité que nous défendons) est balayée des argumentaires. Quel intérêt de « sauver la planète » si pour ce faire l’on doit anéantir la vie? Jamais Le Monde ne se demande à quoi rimera sa planète lyophilisée? Rêvent-ils réellement de faire de notre terre cette gigantesque cloche à fromage bio, pleine d’herbivores asexués, beiges et durables, en train de jouer indéfiniment à qui sera le plus grotesque?

Voilà à quoi nous mène cette brillante société alien, née en 68, qui prétendait vouloir jouir « sans entraves« .

Avec tous ces dogmes schizophrènes qui se télescopent chaque jour au dessus de sa petite tête, on se demande bien comment peut survivre le progressiste autrement que dans la névrose et la folie.

Heureusement pour nous, la mal-sentance assumée (c’est simplement le monde réel que nous assumons) n’implique rien de tout cela, si ce n’est la pénibilité de nos contemporains, qu’il faut savoir observer de manière épicurienne et zoologiste.

Bientôt vont se succéder une avalanche de vœux, les plus ignobles qui soient.

En attendant, nous rirons et nous boirons à la mort de leurs utopies.

Bons excès, les amis.

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Débat sur l’identité progressiste

17 décembre 2009 · 43 commentaires

J’avais fait une AG de la LGBT, je pouvais bien faire un débat sur l’identité nationale.

Nous sommes donc une trentaine autour d’une table. Moyenne d’âge, 50 ans.

Première évidence qu’évidemment personne ne rappelle, c’est que l’identité nationale n’a jamais eu besoin de débat. Comme il fut vrai que le modèle familial n’eut jamais besoin de débat. Comme il est encore miraculeusement vrai que le tabou de l’inceste n’a pas besoin de débat.

Au royaume du progressisme, débattre ressemble de plus en plus à abattre.

Pour débattre de l’identité nationale, il faut être malade ou bien trop pressé par une Question incontournable, toujours plus pressante et lancinante, cette fameuse Question finale qu’il faudra bien se résoudre un jour à poser. Celle qui pousse tous ces gens à accepter ce « débat », comme une thérapie de peuple étouffé d’inquiétudes.

Oh, ce n’est pas pour aujourd’hui. On vous le fait savoir dès l’ouverture du « débat ».

« Surtout, pas d’excès. C’est un sujet sensible. Il ne faut pas de débordement« .

Bien sûr. Laissons donc cela aux autres. D’abord c’est quoi l’excès, pour un progressiste? Un sitting? Une flash mob? Un lâcher de ballons? Un minaret? Une voiture qui brûle? Non, bien sûr. L’excès, ou plutôt l’abcès, c’est nous. Ce que nous pensons, et cette manière détestable que nous avons parfois de le dire.

Pas d’excès selon la République ? Pas de liberté selon nous. Il est d’ailleurs amusant de constater  que les valeurs citées par les participants sont l’égalité, la fraternité, la laïcité… sans la liberté. Un débat allégé, light, zéro calorie. Un débat citoyen. Un débat responsable, recyclable, renouvelable, durable. Un débat qui prend garde à préserver la couche d’ozone et la calotte glacière. Un débat aux nuances minces : diversité ou pluralité? Solidarité ou Droits de l’homme? La rose ou la rose?

S’en suit une avalanche de lieux communs, où l’on lance en continu des « vivre-ensemble » des « diversité » et des « cohésion sociale » aux serpents déjà charmés.

Il y a bien quelques anciens, quelques patriarches, derniers dinosaures d’un temps qu’ils voient mourir, qui arborent des visages circonspects, hésitants, dubitatifs… Mais à quoi bon? Pour qui passeraient-ils si ils émettaient des doutes, si ils souhaitaient tempérer les affirmations de la génération progressiste? Il faudrait voir comment ils se feraient rabattre le caquet, ces vieillards nostalgiques d’une Histoire mal digérée… Ces sales vieux, on pourrait bien les euthanasier un peu, pour leur apprendre leur progrès…

Puis vient la grande question.

« Pourquoi aime-t-on la France?« 

Et là, les participants se lâchent : Droits de l’homme, Lumières, tolérance, etc. Puis ils se sentent obligés de mettre du pas Français dans le débat. Faudrait surtout pas oublier d’inclure le monde entier dans nos accès de fierté. Ils parlent de terre d’accueil, des apports des étrangers et du bénéfice des migrations. En clair, nous sommes un conglomérat cosmopolite, un sol où se mêlent tous les sangs de la Terre. D’ailleurs, cette réflexion sur l’identité, un peu nombriliste, ils disent qu’on devrait élargir ça à l’Europe. Puis au monde. Faudrait surtout pas qu’on nous prenne pour des « repliés« .

Le terrorisme progressiste empêche d’exprimer toute autre vision de la France que « l’humaniste« , celle du Bien. Les gens ont peur. Très franchement. Ils se méfient de chaque mot, réfléchissent à chaque phrase, prenant bien garde de surtout ne pas montrer le début d’une pensée hors cadre.

Personne n’est là pour dire comment on aime la France. Personne n’est là pour parler d’amour charnel, impulsif, définitif, exclusif. L’amour d’une mère n’a pas besoin d’un débat. Les fils de la France n’ont pas à débattre de l’amour qu’ils ont pour leur mère, mais bien du fait que les rejetons tarés dont elle accouche aujourd’hui la méprisent, et qu’elle continue malgré tout de les chérir.

Ce sont les enfants qui sont en cause, pas la mère.

Ce sont eux qui doivent être au centre du débat. Eux qui veulent que leur mère symbolise toutes leurs horribles valeurs, en jetant l’histoire de leur famille par les fenêtres. Le problème, ce n’est pas la mère. Ce sont les enfants au pouvoir et les pères au placard. Castrés, bientôt euthanasiés, les pères. La semence vient d’ailleurs, c’est in.

Si cette mère violée n’accouchait pas chaque jour d’enfants monstres, nous n’aurions pas à débattre de quoi que ce soit. Une fois de plus, on contourne la Question finale.

À partir de cette grille de lecture, toute approche est vouée à l’échec. L’éducation? Les professeurs, ce sont les enfants. Les associations? Des enfants. L’information? Des enfants. La politique? Des enfants.

Mieux, on ose, encore et toujours, le coup de la richesse.

« La diversité, la pluralité, qui font des richesses« …. Admettons, que dans ces rencontres empuanties de cosmopolitisme d’hôtel international, les esprits faibles, ceux qui détestent les leurs et se détestent eux-mêmes, puissent éprouver, dans la confrontation avec des étrangers, quelque amusement.

Mais ce qu’on veut aujourd’hui, c’est uniquement ce cosmopolitisme d’hôtel international, sans les origines des participants. Des gens sans histoire, parfaitement vides. Donc sans avenir. Cela revient à cueillir des fleurs un peu partout, à les fourrer dans le même pot en trouvant ça joli. Seulement voilà, quelques jours plus tard, tout est fané.

Tout le monde sait qu’un gamin est mort sous les rafales de types qui voulaient venger une moquerie, à Lyon. Peu avant, une fusillade à Lille faisait une autre victime. Chaque jour, des « jeunes » terrorisent les autochtones. Tout le monde sait qu’absolument rien ne va dans notre pays. Et on organise des discussions de salon. Mais surtout sans excès.

Suite à la qualification de l’Algérie, des hordes d’étrangers dits « Français » ont brulé des drapeaux, saccagé des villes, dans toute la France, et on demande aux participants du débat de ne pas « être excessifs ».

Le cœur de Paris est le théâtre le plus frappant du règne de la racaille : bagarres, bandes, affrontements, vols, viols, passages à tabac d’autochtones… Et on nous explique qu’un débat sans excès, c’est déjà très sulfureux.

Des gens prient sur les trottoirs. Au nom des Lumières, on défend leur invasion dans notre espace. Et lorsqu’un vote souhaite freiner un peu cette chute, on entend dire que « c’est excessif et stigmatisant« .

Les stigmates avaient la belle vie, l’autre soir. C’étaient les starlettes du débat sans excès. Et dire qu’un participant, sans rire, n’a pas hésité à vanter la liberté d’expression française…

Pourtant, lorsqu’un homme, tout en se confondant en excuses et en précaution, ose enfin parler de ce qui fait tâche, savoir, les débordements anti-Français lors de la « liesse » consécutive à la victoire de l’équipe d’Algérie, on le rabroue fermement. Ce sont les deux Algériennes présentes, silencieuses jusque là, qui lui font remarquer, sur un ton agressif, que « c’est le fait d’une minorité et qu’il ne faut en aucun cas stigmatiser toute une population« … Oral, 18/20, discours bien appris.

Détail amusant, lorsque cet indélicat a qualifié de « pas normaux » certains « comportements« , un professeur de philosophie a eu un soupir de mépris. En philosophie, on n’aime pas le mot normal. C’est révélateur de ce à quoi travaillent tous ces nouveaux diplômés en sciences humaines : il faut détruire la normalité, même pire : l’oublier. Tout le monde est anormal, donc personne n’est critiquable. Argument imparable pour que les zombies du monde copulent avec les étrangers, sans être trop regardant. En ayant l’obligation de ne pas l’être.

Revenons au débat « sans excès« . Une forêt d’épées se dresse devant le pauvre homme.

« Stigmatisation, amalgame, généralisation« …

Il baisse la tête. Il se tait.

Aussitôt, l’organisatrice relance le discours navrant et creux. Les gens apprécient ce vide, si léger, si éloigné soudain de la brulante Question finale. Les deux Algériennes, amenées à ce débat dans les bagages d’un principal (joli symbole), affichent un large sourire.

L’une d’elle se permettra ensuite le luxe de regretter que le marketing ethnique ne dispose pas de statistiques pour remplir ses cases de consommateurs.

On entend dire que le « brassage, c’est la solution« . La solution à quel problème? Ils se garderont bien de le dire. Le progressiste, dans sa schizophrénie, dispose de toutes les solutions aux problèmes qui n’existent pas.

On parle des rituels Républicains à renforcer… Bien sûr, maquillons-là, encore.

« On est ouvert à toutes les portes« , sera le joli lapsus final d’un des participants.

Mascarade. Ce devrait être à nous d’organiser un débat.

On devrait faire débat de tout ce qui ne fait pas débat. Savoir, le progressisme.

Quel niveau de déculturation… Comment peut-on passer de siècles d’esprit français à ça? Comment peut-on à se point nier la liberté, l’intelligence, le bon sens, le propre de l’homme? Et que dire de cette mièvrerie des échanges, de cette citoyenneté dans le débat, de cette terreur de la phrase qui sent mauvais…

À quand le débat où les méchants sont invités? À quand le débat qui tâche, qui pollue, qui pue, qui picole, qui mange de la viande, qui n’a rien à foutre du développement durable, des omégas 3, des cercles de silence ou des patins à roulettes, qui parle Français, qui parle libre, sans peur, c’est-à-dire qui stigmatise, qui menace, qui hiérarchise, qui discrimine, qui dit la vérité, qui dit pourquoi il est là, pourquoi nous sommes là, et qui, surtout, finit par poser la bonne question, la seule qui vaille….

Cette Question finale que  nous attendons tous.

→ 43 Commentaires Catégories : Disséquons.

Sommet progressiste

10 décembre 2009 · 25 commentaires

J’ai pris cette photo vers 9 heures il y a trois jours. On ne peut plus faire deux mètres en rase campagne sans se voir imposer les grigris des progressistes.  Déjà que l’on doit supporter les affiches de publicité ordinaires (mangez hallal, achetez discount), voilà que l’on essaie de nous obstruer ce qui reste de notre champ de vision avec les campagnes de sauvetage des festivus en détresse…

J’avais dit qu’Ingrid accoucherait de milliers de fillettes. Celles dont les chroniques de Libé disent qu’elles sont des citoyennes du monde, avant-gardistes, légitimes, incondamnables, insoupçonnables, qu’elles vont partout, qu’elles vivent « à fond » leur amour et leurs engagements. Les égéries des festivus bas de gamme, ceux qui se contentent de faire du patin à roulettes pour sauver leurs Marianne.

Je vous le dis, aujourd’hui, on n’est plus à l’abri de prendre un téléphérique « pour Florence« , ou un café crème « pour Clotilde » , sans oublier de pêcher des truites « pour ne pas oublier » on ne sait quelle autre dinde (la liste sera longue, puisqu’à chaque fin d’épisode en surgit une autre)…

Bientôt, vous verrez qu’il faudra lâcher des ballons pour tenter de libérer des prisonniers. Quoi? Déjà fait?

Très bien, alors puisque la première abjection venue peut être décrétée « pour Florence« , je suggère :

« Réchauffons le climat pour Florence« . « Expulsons les clandestins pour Clotilde« . « Interdisons les mosquées pour Marie-Odile« , etc.

Quelques minutes avant ma rencontre avec ce convoi encore (plus pour longtemps) exceptionnel (les festivus avaient réussi à me faire aimer les camions, voilà qu’ils vont réussir à m’en dégoûter), j’entendais un journaliste, dans un magasine « découverte » dire ceci :

« Vancouver, ville avant-gardiste, car tolérante et écolo« .

Ici, le journaliste nous donne d’excellentes raisons pour traîner des pieds dans l’arrière-garde, en se disant que Vancouver, comme à peu près toutes les autres grandes villes occidentales, était devenue une nurserie cosmopolite…

Entre le battage de rappel pour le sommet de Copenhague, Le festival continue. Un journaliste relaie l’annonce de Besson sur « les contrôles policiers au faciès » et nous expliquant que tout ce que la horde associative comptait de hyènes avaient déjà bavé sur le sujet. « Pour en parler, un rappeur » (un seul invité, bien sûr, ne comptez pas sur moi pour avoir son nom). Comme de juste, « l’artiste » (autant qualifier un concombre d’économiste) a été victime un nombre incalculable de fois desdits contrôles, et ne comprend pas « l’acharnement sur les minorités« .

Il se trouve que si l’artiste daignait se renseigner, il remarquerait que les minorités (déclarés Français ou non) sont extrêmement majoritaires dans les zones « sensibles« , mais aussi et surtout dans l’art de la délinquance, du crime, et des séjours en prison.

Bref, on demande aux policiers d’abandonner ce qui leur reste de logique, pour que notre société se rapproche encore un peu plus de l’a-discrimination, stade ultime du progressisme où même un type qui a la tête, la carte d’identité et l’ADN d’un tueur recherché ne sera plus inquiété « car il ne faut pas discriminer« .

L’invité suivant, Mohammed Moussaoui, (pour un autre sujet bien sûr, n’allez pas croire que la propagande insiste) est le  président du Conseil du culte musulman. Une véritable démonstration de reptation journalistique. Lui fait tout ce qu’il peut pour avoir l’air bon chiite bon genre, en tenant des propos modérés, en disant comprendre certaines inquiétudes des populations à leur égard, en disant qu’il faut faire des efforts pour ne pas se montrer ostentatoire, etc. Les deux journalistes le coupent sans arrêt pour lui hurler sous la calotte  un torrent d’inepties, du genre : « ce ne serait pas de la discrimination propre à nos sociétés repliées sur elles-mêmes? » « Cette attitude ne vous déçoit-elle pas, vis-à-vis de vous qui êtes manifestement très bien intégré et respectable? » « Vous ne vous sentez pas victime de l’exclusion? » « Interdire les édifices religieux pour les musulmans ne poserait-il pas des problèmes d’ordre public? » (depuis quand les journalistes de France Info se soucient-ils de l’ordre public?) etc.

Sans doute enhardi par les deux lombrics de service, l’invité finit par dire qu’il faudrait multiplier les mosquées « au moins par trois » pour que « tous les pratiquants aient accès à un lieu de culte« . Mesure écologique si il en est, puisqu’elle permettrait de ne plus voir de musulmans à quatre pattes sur les trottoirs de tous les carrefours de nos villes.

Pendant l’intermède publicitaire, les auditeurs sont ravis d’apprendre que France Info sponsorise on ne sait quel documentaire « événement, véritable plaidoyer pour la tolérance, qui s’attache à l’histoire des clandestins« .

On apprend dans la foulée (la connerie ne dort jamais) que les Irlandais, tels des accusés devant la grande Inquisition mondiale, doivent « défendre » leur législation « extrêmement restrictive » (nauséabonde n’était pas loin) en matière d’avortement devant la Cour européenne des Droits de l’homme, autant dire des misérables (coupables de vouloir décider de l’orientation de leur société sans s’aligner sur l’ordre mondial, quelle folie) jetés dans l’antre de la Bête. « L’Irlande est le seul pays à se montrer encore aussi rigide en la matière« , assène la journaliste. A l’origine de cette affaire, dont « le jugement rendu dans quelques mois fera jurisprudence« , la plainte de « trois femmes« .

En résumé, la Cour des Droits de l’homme, en un jugement, sur simple demande particulière, peut briser définitivement les droits d’un peuple. Pour ceux qui se demandent encore à quoi ressemblerait l’absolutisme avec le pire sur le trône… Ah oui, l’Europe vous remercie d’avoir voté Oui, amis Irlandais. Vous voyez bien que vous conservez votre souveraineté et que l’Europe, démocratique, n’est pas du genre à venir empiéter sur les prérogatives des nations… Eussiez-vous dit Non que la propagande aurait finit par vous faire aimer le supplice du pal.

Et tout ça en à peine deux heures… Si ce ne sont pas des signes indéniables du réchauffement progressiste…

→ 25 Commentaires Catégories : Défenestration volontaire...