De la conversation des pompes à essence

Vous avez remarqué ? Dans notre délirant univers post-existentiel, les pompes à essence parlent aux Français.

« Insérez votre carte. Choisissez votre carburant. Composez votre code confidentiel. Paiement accepté, reprenez la carte. Servez-vous en gazole ».

Impossible de se sentir si seul autrement qu’avec une pareille conversation. Et on se retrouve comme un con, hagard, le tuyau dans une main la carte bleue dans l’autre, sans même pouvoir dire à la pompe d’aller se faire foutre. Et elle cause fort, en plus, cette conne. Qui a eu cette idée ? Et qui l’a acceptée ? Des êtres supposés humains avec un cerveau présumé fonctionnel se sont réunis, ils en ont discuté, ils ont voté, ils ont dit oui aux pompes à essence qui parlent.

On savait que la plupart des métiers ne servaient à rien mais là… Des types ont été payés pour ça. Pour réfléchir à ça, pour mettre en place ça. Ils ont vendu un système de pompes à essence parlantes, et les distributeurs ont acheté massivement ce concept.

Ça fait beaucoup trop de cerveaux sur le coup pour qu’on puisse plaider la folie individuelle. Il ne faut pas minimiser la chose. On peut laisser passer un paquet de trucs, par exemple que François Hollande soit le mieux placé pour devenir Président ou qu’on parle encore de démocratie à propos de l’Égypte, mais enfin tout de même des pompes à essence qui parlent

Rien ne justifie cette connerie, même pas une mesure anti-discriminatoire de merde, puisque la marche à suivre est affichée sur l’écran. Et même si c’est infiniment triste, nous sommes tous à peu près d’accord là-dessus : les aveugles chantent, votent, donnent des coups de canne aux trottoirs mais ils ne conduisent pas. Voyez, un GPS peut parler, une femme peut parler, mais une pompe à essence ? C’est sans doute une tactique pour réduire la consommation de pétrole. Ou alors c’est une mesure pro vivre ensemble ? Une pompe à essence, c’est ouvert d’esprit, ça n’exclut personne… Tu prends du sans plomb ou du gazole, elle te juge pas. Encore qu’elles parlent Français, ça c’est discriminant. Comme si tous les Français parlaient français, ça se saurait. Peut-on au moins demander des pompes à essence en ami sur Facebook ?

Est-ce une mesure anti-con, contre celui qui déciderait au dernier moment, dans un geste punk, d’oublier de se servir en gazole ? Tiens, aujourd’hui c’est la déglingue totale : je fais tout comme dit la machine et je me barre avant la fin.

Vous avez déjà lu un mode d’emploi : c’est réservé aux QI de 50, et encore… Mais on ne sait jamais, combien de consommateurs ont porté plainte (et ont gagné) parce qu’il n’était pas précisé par exemple que le régulateur de vitesse ne conduirait pas le véhicule tout seul -si, si c’est arrivé- ?

Dans quel monde d’abrutis va-t-on vivre si tout mode d’emploi devient inévitable ? Partout où vous irez, il y aura une voix pour vous assister. Mettez un pied devant l’autre. Mâchez vos aliments. Tirez la chasse. Si vous êtes agressé, souriez et ne ripostez pas. Servez-vous en gazole.

Hormis cette affaire de pompes à essence ouvertes au dialogue, pas grand chose à dire. Sinon qu’il est difficile d’échapper aux zélections, à tel point que l’ami Didier Goux en a fait une indigestion. Il faut le reconnaître, la période électorale voit toujours l’agacement moyen du mal-sentant flirter avec la zone rouge. Les médias parlent trois fois plus des-questions-de-sociétés, des inepties que proposent les candidats et de ce qu’en « pensent » les Français.

Les sondeurs doivent se faire un pognon énorme, avec leurs enquêtes commanditées par les médias, eux-mêmes financés par nous et par les pompes à essence. Exemple :

Le 24 janvier à 18h, Europe 1 publie un article intitulé : “Sondage Ifop ParisMatch : Le Pen baisse encore“. Le lendemain 25 janvier à 18h, Europe 1 publie un autre article : “Sondage Ifop-ParisMatch : l’écart Le Pen-Sarkozy se resserre“. On apprend sur Europe 1 que ce sondage est quotidien jusqu’au second tour. Ça sent les titres trépidants au jour le jour : « Mélenchon stagne ». « Dupont-Aignant double à 1% ».  « Philippe Poutou toujours à la lutte avec Nathalie Arthaud ». J’en parlerai à ma pompe à essence.

Et toujours le 25 janvier, le CSA sort son petit sondage à lui, en expliquant cette fois que Bayrou rattrape Le Pen. Dans ce sondage-ci, on nous explique que Hollande est le plus convaincant sur la question des « inégalités sociales » et sur « les problèmes des gens ». Qu’est-ce que ça veut dire ? « J’me présente, j’m'appelle Famby, je suis très convaincant sur les problèmes des gens ». D’ailleurs, qu’est-ce que ça veut dire la question des inégalités sociales ? Et si on pense qu’elles sont la base de la vie et de la société, les inégalités sociales, qu’est-ce qu’on doit répondre ? Que Flamby n’est pas du tout convaincant avec ses idées de merde, ou que Flamby est très convaincant quant à sa capacité à ne jamais les appliquer ? Bientôt on demandera aux gens si les politiques sont convaincants sur la question du vivre-ensemble, et sur la question de la diversité-qu’est-une-richesse. C’est l’information. En parlant des élections tous les jours, les veaux finiront bien par se passionner pour les évolutions en temps réel de l’avis de leurs camarades d’étable sur ces passionnants candidats.

Remarquez, sans ces élections, on manquerait des trucs. Tenez, l’autre jour, Efa Choly affirmait qu’elle avait reçu « 200 000 euros de dons » pour sa campagne, dont certains venant de « RMIstes ». « Je ne me vois pas leur expliquer que je me retire parce que des commentateurs médiatiques me le conseillent ».

Quatre conclusions : 1° La Norféchienneu ne se tient pas au courant des coutumes locales : le RSA a remplacé le RMI, un peu comme l’UMP a remplacé le RPR, tout ça. 2° Des gens au chômage donnent l’argent de leurs « prestations sociales » (comme il y a des prestations sexuelles) à Efa Choly, qui finance donc sa campagne de la plus belle manière, merci aux contribuables. 3° Le parti d’Efa Choly a déjà vendu sa candidate au PS, donc qu’elle se retire avant ou après le premier tour, le donneur ne jouira jamais. 4° Qu’attend-t-on pour jeter en prison les gens qui donnent à Efa Choly ?

Finalement, c’est un titre de la Croix qui résume le mieux les élections : « Les personnes handicapées interpellent les candidats à la présidentielle ». Tellement vrai. On peut aussi l’inverser : « Les candidats handicapés interpellent les personnes en situation d’aller voter » (oui j’ai bossé mon politiquement correct : on ne peut pas résumer une personne à son statut d’électeur, si tragique qu’il soit).

Vous l’avez vu, Flamby et son orchestre ? Génial non ? Une sorte de triso-pride, un culte à la sodomie planétaire, avec la diversité, les drapeaux, les éléphants-unis-mais-crispés, la nouvelle coupe de Ségolène, le signe de ralliement qui déchire façon clip des années 90, le parterre de « people » bobo-divers réglementaire, et le Flamby au top de son humour et de sa maigritude, mitterrandien et jospinesque, qui a causé programme et changement. En deux : rêve et égalité. On pourrait dire aussi diversité et justice, amour et espoir, paix et bisous. Jamais on n’aurait imaginé un tel discours dans la bouche d’un responsable PS. Eux qui sont si pragmatiques. Eux qui ont des potes tout à fait égaux en délinquance sexuelle devant les lois de tous les pays (Mitterrand, DSK, Lang…), égaux et démocrates, ceux qui représentent 95% des plateaux télés et des diffuseurs de parole. Égaux entre eux mais égaux. Alors oui un tel discours ça casse pas les codes, ça dépoussière pas, mais c’est pas grave. On ne dépoussière pas ce qui est divin. D’après Libération, Hollande est un social-démocrate, et c’est inédit, progressiste à mort. Et ça marche, vous avez vu les sondages ? Flamby le poussiéreux incarne le rêve d’un tas de gens, sérieusement. Il y en a qui espèrent Hollande, tous les jours. Quelle vie de merde. Encore, qu’ils espèrent Sarkozy parce qu’ils sont incapables de comprendre qu’il est de gauche, à la limite… Mais espérer Hollande, comme ça, avec sa vraie tête et son vrai discours, sans tromperie, sans vaseline… S’ils en sont à espérer Hollande, ces gens-là doivent en être à rouler des pelles à leurs pompes à essence.

Et pire : on nous rabâche que ces cons de Français, qui veulent du fromage mou à en crever, ont élu son meilleur pote « personnalité préférée des Français ». Oui, Yannick Noah. Dis donc Flamby, je croyais que t’aimais pas les riches ? Ah oui mais lui c’est pas pareil, il rassemble tu vois il est symbolique à mort. Ah bon, parce qu’il est métis ? Donc c’est pire, il est encore plus riche grâce à la diversité de ses origines. Deux fois plus riche. Il ne lui manque plus grand chose… En devenant pédé il pourrait surement racheter Dubaï. Au fait et toi combien tu gagnes, Flamby ? Combien te payent les Français pour avoir le droit d’espérer en voyant ta gueule de con tous les soirs ?

Dans le même temps, j’ai cru comprendre que Stéphane Guillon avait été élu « homme le plus stylé de l’année ». N’en jetez plus… Ces sondages sont fabriqués de toutes pièces mais c’est comme le programme du PS, ça n’a aucune importance : le tout est de répéter infiniment les mêmes messages. 95% des Français admettront sans vérifier que Noah est bien la personnalité préférée des Français. Les gens veulent être dans le bon troupeau.

Soyons justes : on apprend aussi des choses rassurantes avec les chiffres. Par exemple, selon Guéant, que les « violences physiques sont stables » ! Bravo. Français, vous vous faites exactement autant casser la gueule que l’an dernier, dites merci à Guéant et Sarkozy. Et toujours d’après Guéant, l’immigration de travail baisse aussi. Si si en cherchant bien, on peut leur faire dire ça aux chiffres. Et les expulsions sont en hausse, du genre 32 000 au lieu de 28 000. Elle est pas belle la vie ? Ils nous prennent vraiment pour des pompes à essence.

Sinon, dans l’actualité de l’antiracisme, toujours du truculent : Marie Laforêt condamnée pour avoir passé une annonce discriminant les «musulmans orthodoxes», et le magazine Elle accusé de racisme, pour avoir parlé des Blancs et des Noirs. Je vous engage à lire l’article relatant cette triste affaire, qui n’est pas sans rappeler des heures presque aussi sombres que la peau des Noirs. Les commentaires valent aussi le détour.

Et vous avez vu, Boutelja a été relaxée : seuls les Blancs peuvent être racistes, du fait de leur position dominante. Être coupable, c’est être au-dessus. C’est bien foutu, l’égalité.

Allez, un petit dernier sondage Ipsos pour la route, offert par la Croix. Le thème, c’est le vivre ensemble. On demande aux Français comment l’améliorer, et pourquoi diable il n’est pas au beau fixe. C’est vrai ça, ils sont cons les gens, on leur donne des trucs super, importés massivement à grands frais et ils n’adhèrent pas. Savent pas ce qui est bon ! 

«Pour les Français, l’accroissement des inégalités est la menace la plus souvent évoquée au vivre ensemble (43%). Faire la promotion de la tolérance et du respect est la mesure jugée la plus efficace pour mieux vivre ensemble, avec la formation des jeunes à la citoyenneté par l’éducation civique ou le service civil (cités par 43% des sondés)».

Voilà. Je ne sais pas ce que vous en pensez, mais autant demander leur avis à des pompes à essence.   

Noël : des contes et un cadeau

Au chapitre des contes de Noël, on constate que les tueurs de masse animent l’actualité et donnent une belle migraine aux journalistes et aux psychologues.

Breivik était un cru exceptionnel, parce que très performant et d’extrême droite, au cas où vous n’en auriez pas entendu parler. Le problème, c’est qu’un Marocain s’est illustré récemment à Liège en tirant dans la foule. Et on ne peut pas être à la fois marocain et d’extrême droite.

Personne n’a donc entendu dire que ce geste était le fruit pourri d’un climat de stigmatisation et de désignation de boucs-émissaires. Pourtant, ça se justifiait. Depuis des années, on explique aux Arabes que les Blancs sont des salauds de colonisateurs coupables, repliés sur eux-mêmes, racistes et égoïstes.

Mais bien entendu, personne n’aura l’idée de parler de ce climat là. Un Marocain qui massacre des Blancs, ce n’est pas une question de climat. Ou alors si : il a sans doute été victime de vexations toute sa vie. Peut-être qu’on lui a refusé un travail, ou même qu’on l’a regardé dans les yeux, allez savoir…

En tout cas, la presse s’empresse (rime riche) de nous expliquer que les motifs de son tir aux pigeons sont loin d’être si élaborés que ceux de notre ami franc-maçon-socialiste-nazi-sioniste-écologiste-etc.

Le Parisien nous apprend que le Marocain était tout simplement inquiet à l’idée de retourner en prison. Étonnamment, Amnesty international n’en a pas profité pour déclarer que l’état des prisons était sans doute la cause première de cette tuerie.

L’extrême droite avait tout juste le temps de se réjouir de cet “anti-Breivik” inespéré qu’une autre nouvelle tombait : un “militant d’extrême droite” a tué deux Sénégalais à Florence. Ouf ! L’antiracisme a horreur du vide. Pour une telle occasion, la Très Sainte présomption d’innocence va se faire foutre, on commence à avoir l’habitude.

Notons qu’on s’empresse de préciser certaines données : l’un était un prisonnier, l’autre est un militant d’extrême droite. On ne sait rien d’autre. Mais le reste n’a aucune importance : il faut associer l’item extrême-droite à l’item massacre. Les gens feront le reste : massacre = Front national = Guéant = Sarkozy, etc.

Il y a les tueurs d’extrême droite et les tueurs d’extrême inconnue. Un Blanc qui massacre un Blanc passe en quelques minutes d’un extrémiste de droite présumé à un extrémiste de droite avéré. Un Arabe peut massacrer des Blancs sans jamais courir le risque d’être présumé quoi que ce soit. Il a de la chance, l’Arabe, parce qu’en trois jours on ne parle plus de lui, et personne ne va fouiller bien loin dans sa vie privée. C’est aussi ça la discrimination positive.

Ça pose encore une fois la question de la valeur des choses. On sent que l’extrême droite est bien ce qui se fait de plus grave, bien au-delà du crime.

À chacun de ces épisodes sanglants, on s’amuse de la bouffonnerie des psychologues, qui se demandent si ces tueurs sont fous ou non.

La réflexion ne paye pas : le type qui planifie et qui calcule le plus (Breivik) est diagnostiqué fou. Probablement parce qu’il est plus intelligent que les deux autres. On peut massacrer des gens dans la rue sans être fou. On peut apparemment les massacrer en étant extrémiste de droite désorganisé (cas de l’Italien), mais on ne peut pas les massacrer en étant un extrémiste de droite ET un calculateur organisé.

Un extrémiste, c’est extrême, bordel de merde ! Ça ne réfléchit pas et ça n’élabore rien. Qui c’est qui m’a foutu un figurant pareil !

Du coup, on est obligé de décréter qu’il est fou, pour sauver notre dogme. Forcément qu’il est fou, un raciste, pensez donc. On ne peut pas être structuré et raciste. Ça n’a pas d’excuse ni d’explication, un raciste. C’est une tare, un virus. Faut isoler. D’autant que pour croire que les gouvernants de l’Europe ne veulent pas le seul et unique bien de leurs peuples et de leur civilisation, faut être sérieusement paranoïaque. Qui peut croire qu’un Cohn-Bendit ou une Rachida Dati ne se battent pas uniquement pour nos intérêts à Bruxelles ?

Une autre question souvent posée par les journalistes : ces tueurs sont-ils le reflet de la société ou non ?

Pour les deux extrémistes de droite, oui-da c’est une évidence. Ils reflètent à mort l’intolérance, la xénophobie, dans une période troublée où ça surfe sur les peurs et où les tentations de repli sur soi des heures sombres avec désignation de bouc-émissaires sont grandes.

Pour celui de Liège, point du tout ! Il n’est que le reflet du racisme ambiant qui pousse les malheureux discriminés vers le coup de folie. Jamais un Arabe ne s’en prendrait à des Blancs, et d’ailleurs personne ne récidive jamais après avoir été condamné plusieurs fois en “bénéficiant d’un suivi”. C’est bien connu.

Bon, l’actualité ne se limite pas à ça. On est en plein esprit de Noël. Les sondages à la con et leurs analystes ne prennent pas de vacances, en nous expliquant par exemple que du fait de la crise, “un Français sur deux va dépenser moins pour les fêtes”. Comme ça veut dire que l’autre français sur deux va dépenser plus, ce sondage ne montre rien et ne sert à rien. Mais bon, pour justifier les subventions, faut les dépenser avant l’année prochaine.

Autre sujet : je suis tombé sur un truc qui date de juillet 2010, mais je me dois de vous le faire partager. Il s’agit d’une déclaration de Bernard Kouchner, à propos de la liberté sur Internet :

“Une bataille est engagée entre d’un côté, les tenants d’un Internet universel, ouvert, respectueux des droits de l’Homme (…) et, de l’autre, ceux qui voudraient transformer l’Internet en un espace fermé et surveillé, au service d’un régime.”

Bien évidemment, les premiers sont censés être nous, la France, et les seconds la Russie. C’est notre paranoïa qui nous joue des tours : Kouchner a sans doute raison, personne ne veut surveiller notre Internet. On a énormément de chance et on ne s’en rend pas compte.

Autre histoire de Noël, un classique : la gentille princesse exotique brimée par le méchant patriarche aigri. Dati, habituée à la cuiller en argent, exige la place que Fillon convoite également. Cette affaire démontre les brillants résultats de la politique de diversité : Rachida Dati, une mauvaise caissière qu’on paye 10 000 euros par mois pour téléphoner depuis le parlement européen (quand elle y est) doit son existence à sa couleur, ses ovaires et aux crétins de la droite dite de gouvernement. Et après, elle vient leur bouffer les mollets en disant qu’ils sont anti-féministe et anti-diversité, en croyant qu’elle peut continuer à tout exiger… Une indécence qui rappelle celle des CGTistes grévistes de la “sécurité” des aéroports : même pas la reconnaissance du chien abandonné qu’on sort du caniveau.

Sinon, vous l’avez remarqué, on ne peut pas moquer l’accent d’Efa Choly. Interdit.

On peut railler l’aspect de Borloo, les tics de langage de n’importe qui, traiter untel de fasciste, mais surtout on ne peut pas se moquer d’un accent étranger, par extension d’un étranger, par extension de tous les étrangers. Il s’agit par extension d’une manifestation de haine, et on sait par extension où ça mène.

En revanche, Eva Joly peut dire que Marine Le Pen est l’héritière d’un tortionnaire, qu’elle est condamnée par sa filiation, en somme. Eva Joly est au Marocain tueur ce que Marine Le Pen est à Breivik. Ce qui définit les droits et l’interdit, l’innocence ou la culpabilité, le bien et le mal, c’est le progressisme.

La preuve : comme ça doit arriver des milliers de fois par dimanche, un crétin de footballeur accuse un arbitre de l’avoir insulté : tous les médias en parlent. Pourquoi ? Parce que c’est de l’homophobie ou du racisme, au choix. L’insulte raciste est beaucoup plus grave qu’une menace de mort. C’est curieux : l’accusation diffamante de racisme doit être la chose la moins punie par les tribunaux.

Pendant ce temps-là, les politiciens français n’ont rien d’autre à faire que de voter tous en coeur une énième loi mémorielle. Ils n’ont pas fini… Vont-ils ensuite songer aux américains avec les Japonais en 1945, aux anglais avec les Boers en 1900, aux Républicains avec les Vendéens en 1793 ? On se demande si ces petits juges de l’histoire n’essaieraient pas par hasard de faire oublier leur jugement qui arrive.

Le meilleur moyen pour faire oublier son histoire, c’est encore la méthode égyptienne. Les pyramides sont les vestiges d’un passé si immense que les Égyptiens actuels ne veulent plus le voir, tant son poids glorieux leur fait honte. C’est peut-être aussi pour ça qu’une population bigarrée et haineuse a incendié l’Institut d’Égypte, Institut qui avait été créé par Napoléon, un salaud de colonisateur. Ça fait presque de cet incendie un acte de dignité d’un peuple jadis oppressé, d’un peuple à qui l’on veut dicter ses souvenirs, d’un peuple à qui l’on a tout dépouillé…

Les Musulmans ont la solution : du passé faisons table rase. On ne comprend pas la circonspection des observateurs occidentaux. N’est-ce pas tout ce qu’ils espèrent ? Qu’ils se réjouissent. Tous les Printemps arabes qu’ils ont tant loués débouchent sur la Charia.

Que les révolutionnaires puissent se réapproprier leur dictature, voilà l’urgence. La démocratie a fait son œuvre : 70% des voix pour les islamistes, dont 30% pour les Salafistes.

Après de si beaux résultats, on ne va pas pinailler pour une bibliothèque, et nous n’avons pas de leçons à donner : il s’en est brûlé bien plus dans notre France en 2005. D’ailleurs, tout le monde s’en fout. Même d’après le Monde, personne ne fait grand cas de ces paperasses qui brulent. Pas de Victor Hugo sur les barricades…

Les médias n’en démordent pas : ce qui se passe est fôôôrmidable. Ils sont peut-être trop occupés à expliquer que leurs jeunes révolutionnaires qui se font tabasser, ne sont pas islamistes et n’allument pas les incendies. À voir les affrontements dans la rue et les résultats des élections, on se demande si les indignés version Printemps arabe existent ailleurs que dans leur indéboulonnable enthousiasme…

Les choses vont dans le bon sens, c’est le mot d’ordre, comme à chaque “soulèvement” dans les pays symboles de la gloire antique. Grêce, Égypte Libye, Tunisie, Syrie…

Hélas pour les Égyptiens, la sortie de crise n’est pas imminente : BHL n’est pas encore sur place. En attendant, ils feront comme tout le monde du fait de la crise et réduiront leurs achats de Noël.

Et sinon, piqué dans le Monde, le genre de phrase qu’on doit lire tous les jours, à propos d’on ne sait quelle connasse qui milite pour on ne sait quels parasites : Elle juge qu’“aujourd’hui, le mal est fait, l’image de la France est ternie dans de nombreux pays”.

Tant mieux mais tant mieux ! Il est impératif de ternir notre image au quotidien, de nous comporter comme des ordures, de bien rappeler à tout le monde que nous sommes racistes, qu’on se torche avec les droits de l’homme, qu’on oblige les Noirs qui ne courent pas assez vite pour les JO à vider les pots de chambre dans nos maisons de retraite, qu’on jette les Juifs dans les puits qu’ils empoisonnent, qu’on tabasse les gamins et qu’on violente les femmes, que les clandestins on les aligne contre les murs et qu’on les mitraille par paquets de douze, que les Roms on les expédie en convois spéciaux et grillagés vers le camp d’Auschwitz qu’on a remis secrètement en route…

On a tout à y gagner : moins de touristes, moins d’étrangers, moins de mendiants, moins de réfugiés, et moins de connards de progressistes pour les faire entrer.

Pensez-y, n’oubliez pas de ternir notre image une fois par jour. Ça ne coute rien et ça détend. Ce ne sont pas les possibilités qui manquent : versez un saut de mazout sur la gueule des moralisateurs qui tiennent un stand équitable, cassez les genoux du crasseux qui vous arrête dans la rue pour vous demander si vous (ils disent “tu”) pouvez signer la pétition pour libérer un connard de gauchiste emprisonné “pour ses convictions” à l’autre bout de la planète, mettez des baffes à la “professeure” qui aura appris à votre gamin à réciter par cœur un texte sur la richesse de la diversité, bref, ternissez sans relâche notre image, qu’on se demande bien comment elle a fait, depuis le temps qu’on s’y applique, pour ne pas déjà être suffisamment ternie.

Allez, un autre réjouissant conte de Noël : une femme a été interpellée pour avoir flanqué son gosse de deux mois au congélateur. Elle a elle-même expliqué aux policiers qu’il s’agissait d’un déni de grossesse.

Voilà où nous mène la justice psychanalytique. Une femme a tué son enfant de DEUX MOIS et l’a mis au congélateur avant d’expliquer qu’elle ne s’était pas rendu compte de sa naissance pendant DEUX MOIS. Et elle se diagnostique elle-même une maladie bidouillée par des psychanalystes  pour justifier les meurtres de cinglées et leur éviter la prison. Le déni de grossesse, vraiment, quelle excellente invention. Essayez chez vous, c’est génial, on tue sans s’en rendre compte donc ça n’est pas grave. S’il avait su, Breivik aurait dû dire qu’il avait fait un déni aigu de gauchistes. Tous les chauffards devraient évoquer le déni de passage piéton.

 Au chapitre des études de merde, on nous apprend que le mariage homosexuel est bon pour “leur santé”. Comme quoi, la normalisation a du bon… On pourrait tout aussi bien en conclure que la normalité (ou l’hétérosexualité) est bonne pour la santé. Pour compléter, il faudrait d’urgence une étude sur l’évolution de la santé des normaux quand ils voient des gays militants se titiller les amygdales en troupeau entre une église et des journalistes.

Autre étude, plus rigolote celle-ci, puisqu’on y apprend que la composition des repas n’a qu’un impact carbone insignifiant, et que cet impact est légèrement moins bon avec une assiette de légume qu’avec de la viande. Une pensée émue pour nos amis écolos-végétariens qui s’astreignent à éviter la bonne viande depuis des années, tout ça pour se prendre sur une si cruelle réalité dans les dents… Une prochaine fois, peut-être.

Autre nouvelle amusante.  Rue 89 a été racheté par le Nouvel Obs.

Tout ça est tellement logique… Le “poil à gratter” du web au succès si énorme qu’il n’en avait plus un rond (malgré des subventions de 250 000 euros par an) “rejoint” pour une “alliance” (langage de faux cul signé Haski) le Nouvel Obs, c’est-à-dire ce qui se fait de pire en ce moment (la preuve, c’est Joffrin le patron). Et ils parlent encore de liberté et d’indépendance… C’est très amusant de lire nos amis gauchistes faut-faire-payer-les-salauds-de-riches louanger soudainement le grand capital de ce brave Perdriel.

Oh, ne perdons pas espoir, la presse va bien. Elle recrute, même. En témoigne cette offre trouvée sur Pôle Emploi :

Numéro de l’offre 934698C

Journaliste

(Code Métier ROME E1106)

DANS LE CADRE DU LANCEMENT DE NOTRE MAGAZINE CONSACRE A LA DIVERSITE , NOUS RECHERCHONS DES JOURNALISTES PIGISTES EN VUE DE CONSTITUER NOTRE EQUIPE REDACTIONNELLE. EXPERIENCE SIGNIFICATIVE DANS LA PRESSE COMMUNAUTAIRE ET/OU SPECIALISTE DE LA QUESTION DE LA DIVERSITE(…)

Langues : Anglais Courant Exigé Arabe correct Exigé

Comme ici nous sommes tous spécialistes de la diversité, n’hésitez pas à postuler, il faut savoir encourager les bonnes volontés. C’est   ici :  mounircheriffa@hotmail.com.

Il y a quand même une vraie bonne nouvelle en cette période de fêtes, je la gardais pour la fin. Pas de Noël sans cadeau !

Notre ami Pakounta, dont je sais qu’il intéresse de nombreux lecteurs ici, vient de faire son entrée dans le club des blogueurs. Je vous invite à ajouter l’adresse de notre orang-outang préféré dans votre répertoire.

Le blog et son premier article sont ici : http://orangamer.wordpress.com/

Joyeux Noël à tous !

La folie est une longue colère

Nous sommes tous des schizophrènes paranoïaques

Est-ce que je suis fou ou est-ce que je suis dangereux ?” C’est la question que posait le tueur en série Francis Heaulme à ses juges, après une dizaine de meurtres reconnus et une autre dizaine de meurtres présumés.

Verdict : Francis Heaulme n’était pas fou, mais dangereux. Comme Pierrot le fou, comme Michel Fourniret, comme quasiment tous les tueurs en série (ou de masse) français et anglo-saxons. Un type qui découpe sa femme en morceaux pour la déguster avec quelques macaronis n’est pas fou. Il est dangereux. Les avocats de la plupart de ces tueurs ont bien essayé de plaider la folie, sans succès.

Or, dans le pays en avance, entre deux pubs qui vous font comprendre combien c’est cool de discuter météo avec votre I-phone, ou encore d’acheter des garnitures hygiéniques “pour alphabétiser le Kenya”, on apprend qu’Anders Behring Breivik, lui, a tiré le gros lot : celui de la folie.

Ce verdit est amusant. Psychotique, irresponsable, schizophrène paranoïaque. Certes, il a planifié son affaire depuis des années, il a méthodiquement exécuté 77 types, mais au fond, il n’est absolument pas responsable : il était psychotique au moment des faits.

On comprend aisément que tuer des gens ne soit pas un signe de bonne santé mentale. Pourtant ça ne suffit pas pour prétendre que tous les tueurs (même les plus imaginatifs) sont fous.

Vous me direz, c’est sans doute ce que pensent la plupart des gens. Ce qui est plus certain, c’est que l’ami Breivik a été qualifié de fou parce qu’il est d’extrême droite. Ça c’est un excellent critère de folie. Il faut être fou pour être d’extrême droite. Tuer des gens, d’accord, mais le tout en s’intéressant à l’English Defence League… Faut hiérarchiser, y’a des priorités dans la vie.

Hop, si vous ne savez pas réciter la loi Taubira, vous serez interné. Et puis, plus largement, ceux qui ne partagent pas les valeurs humanistes souffrent peut-être bien d’un désordre mental.

N’oublions pas que les pays nordiques sont en avance. Le remplacement des juges par les médecins est bien entamé. La justice a depuis longtemps oublié qu’elle était là pour punir les fautifs, pas pour les comprendre, encore moins pour les aider.

Mais dans ce pays si paritaire, si ouvert, si en avance, si rampant après tout ce qui se fait de pire, ça ne pouvait pas se passer autrement. Vous n’imaginiez tout de même pas qu’on allait laisser ce type s’expliquer, se justifier ? Breivik est le cauchemar de notre société parfaite, il faut absolument le cloisonner derrière les murs de l’asile, et avec lui tous les doutes qui sont aussi les nôtres.

Breivik ne mérite pas de punition parce qu’il est fou. C’est le verdict le plus “déshumanisant” qui soit, pour reprendre une expression chère aux progressistes. C’est aussi un avertissement à tous ceux qui seraient tentés par la folie. Pas par la tuerie, non. Par la folie.

Par la bête. Par l’extrême droite. Brrr. Mange vite ton potage métissé, mon petit.

Lavage de cerveau

En parlant de santé mentale, vous avez tous entendu la fabuleuse histoire de ce père-de-famille-sans-histoire qui a placé son enfant dans le tambour de la machine à laver, avant de lancer un cycle d’essorage. Oh le beau fait de société que voilà.

Figurez-vous que les services sociaux en sont tout ébaubis, parce qu’ils suivaient la famille “depuis des années”, qu’une “relation de confiance s’était instaurée”, et qu’ils lui donnaient semble-t-il moult “conseils d’éducation”. Un suivi manifestement efficace, qui a sans doute accordé au bambin plusieurs mois de machine à laver avec sursis.

Absolument tout fout le camp : les tarés ne suivent plus les prescriptions des organismes sociaux, ni les pronostics optimistes des médecins, ni les injonctions politiques des spécialistes… Le remplacement des juges par des médecins est-il suffisant ? Pour ré-instaurer le dialogue avec les tarés, ne faudrait-il pas songer à remplacer les médecins par d’autres fous ?

Le viol ou l’amende ?

Si vous estimez que l’interventionnisme judiciaire et étatique n’en est encore qu’à l’échauffement, j’attire votre attention sur un verdict de la cour d’appel d’Aix-en-Provence, qui a condamné un époux au divorce à ses torts exclusifs, avec 10 000 euros d’amende à la clé, pour… “absence de relations sexuelles pendant plusieurs années”.

On ne sait pas si ce verdict est censé “satisfaire” l’ex-épouse. Il faudrait des photos, pour juger sur pièce et estimer si l’abstinence valait ou non une telle somme.

Question à deux balles d’un observateur du féminisme délirant : si la dame en fait autant et refuse les rapports sexuels avec son conjoint, qui prend un risque ? L’homme d’être accusé de viol -de plus en plus fréquent-, ou la femme de payer l’addition ? Folie pour folie, cet homme ne pouvait-il pas lui aussi se plaindre de harcèlement, ou même de viol ?

Ce genre de verdict justifie pleinement une nouvelle sorte de “relation non-désirée” mais… “consentie pour des raisons financières”.

Bref, on n’arrête pas le progressiste.

Vive les inégalités

 Heureusement que les inégalités sont là, parce qu’on se marre bien. Avez-vous vu l’excellente publicité “contre la faim”?

Rien que le concept mériterait l’asile, mais bon, n’est pas d’extrême droite qui veut.

On y voit un enfant noir décharné, et on entend un couple qui râle. Slogan : “Bonne nouvelle, la faim est plus facile à combattre qu’à regarder“. La publicité postule que l’occidental est un gros con. Et presque avec justesse, parce que l’occidental va vraiment finir par en avoir plein le cul. Je parle en tout cas de la frange occidentale passible d’internement, vous savez, celle qui ne veut pas combattre la faim (en dehors de la sienne en présence d’un buffet colossal) et encore moins la regarder (pour ne pas se couper l’appétit, toujours pour cause de buffet).

Et ils se demandent pourquoi les dons baissent. Ils ont font trop, trop souvent. Ils usent la compassion. Même celle des braves mémères qui vont à la messe et qui donnent au Téléthon. Alors que l’on donne des sommes colossales à l’Afrique d’ici, il faudrait en faire autant pour l’Afrique de là-bas ? En même temps ? Ils sont comme les Musulmans : ils en veulent trop, trop vite, ça les perdra.

De toute façon, Noël approche, faut penser à préparer la dinde, alors les crève-la-faim…

On apprend cette année que les heureux Parisiens vivront un “Noël contemporain” en “cassant les codes”, avec des anneaux “symboles de l’union” disposés sur les arbres de l’avenue des Champs Élysées.

Toujours dans la série “art contemporain”, on apprend que Ségolène Royal a été investie au détriment des deux femmes (les hommes étant proscrits, oui oui) qui voulaient se présenter contre elle. Ceux qui envisageaient des élections régulières (histoire de participer à la démocratie participative) repasseront. Le plus drôle (ou le plus triste), c’est que Royal sera élue par les légions d’éternels entubés qui déplorent ce choix “autoritaire” du PS.

En parlant de féminisme : on réchauffe (comme toujours) le sujet des violences faites aux femmes (on appelle ça du féminicide, parait-il).

Pas question de machine à laver : l’origine du problème est bien entendu l’éducation machiste. Ben oui, si ces petits cons se font bourrer le mou avec des histoires de chevaliers et de princesses lourdement discriminés par leur sexe (faut préciser biologique, ce qui sous-entend qu’on peut s’en passer, avec quelques coups de scalpel bien placés), ce n’est après tout par leur faute, mais celle des parents qui ne suivent pas les prescriptions des services sociaux (un coup à finir essoré). Un coup à rendre les gamins incapables d’assumer leurs devoirs conjugaux.

Parce qu’un chevalier, c’est inégalitaire à mort : rang, force, prestige… Comment ça se fait que les petits garçons aiment ça ? Parait que Breivik aussi se voyait comme un chevalier. Faudrait songer à des internements préventifs. Nous verrons plus bas que les enfants sont décidément des tordus.

Ne parlons même pas des princesses, qui réduisent les personnes en situation de petite taille en escalavage. Et il y a toujours une sorcière qui traîne dans les parages pour se faire stigmatiser.

Oh la belle transition qui vient !

Touche pas à mon tram 

Récemment une vidéo a été mise en ligne : on y voit une anglaise, dans un tram bondé, qui déplore à haute voix la présence de noirs dans son pays. Comme les passagers présents ont la hauteur d’esprit de ne pas lui piétiner la gueule, la vidéo “cause un vif émoi”, comme disent les journalistes quand ils parlent éventuellement d’eux-mêmes. La police, grâce à la vidéo (publiée avec son enfant non-flouté, ce qui est strictement illégal), retrouve et arrête la jeune femme. Tous les journaux publient son nom complet, CNN appelle à “la nommer et à la dénoncer”. Il y a fort à parier que cette dame manifestement très dangereuse va ramasser une belle amende (ou être internée, pourquoi pas ?). Soulagement général.

Or, voici quelques mois, la justice belge a estimé qu’une vidéo -pourtant très nette- ne suffisait pas à permettre l’identification d’individus ayant violemment agressé un jeune homme dans le métro (jeté d’un étage sur les voies). Les employés du métro qui avaient publié la vidéo sur Internet l’ont regretté, du fait de “nombreux dérapages racistes”.

Vercit : le principal auteur des faits a été relâché. On ignore son nom.

Ni fou, ni dangereux.

BHL est-il surnaturel ? 

Dans l’hypothèse (relevant de la science-fiction), où le progressiste se soucierait de sa cohérence idéologique, il aurait décidément quelques sérieux paradoxes à résoudre.

Par exemple celui qui consiste à affirmer à longueur d’antenne que “la nature c’est super parce que c’est naturel, donc c’est pas allergène, ça fait pas grossir, y’a que du bon, ça risque rien”, alors que les plantes ont patiemment mis au point un arsenal chimique incroyable pour se défendre contre les herbivores (elles n’imaginaient pas finir en pâte à tartiner sur le dos des grosses).

Le tout en affirmant à longueur d’antenne que la nature est une grosse salope, parce qu’elle déclenche les règles, qu’elle définit des sexes, des grands, des petits, des intelligents, des cons, des parents potentiels et des adorateurs de la plume dans le fondement, bref, la nature produit constamment une ribambelle d’inégalités scandaleuses.

Une diversité dont le progressiste ne veut pas, même s’il dit qu’elle est une richesse. Ce n’est pas qu’il veut mentir, c’est qu’il ne peut pas dire la vérité. Sinon il se tape la tête contre les murs. Donc il ment, et il oblige l’autre à accepter ses mensonges et à mentir avec lui. Faute de quoi il accuse l’autre d’être fou. Sans quoi sa folie à lui serait trop voyante.

Par exemple, BHL, lui, a décidé de ne pas mentir, à propos de son “engagement” en Lybie : “Je ne l’aurais pas fait si je n’avais pas été juif”. D’après le philosophe (à chaque fois qu’on qualifie BHL de philosophe, j’ai l’impression qu’on assassine Aristote), c’est lui-même qui a convaincu Sarkozy d’intervenir diplomatiquement et militairement.

Voilà qui est tout à fait intéressant, c’est d’ailleurs pourquoi aucun média n’en parle. Beaucoup trop voyant, comme le nez au milieu de la figure (Jean-Marie Le Pen ®).

Mourir-ensemble

Une journaliste a été violée en Égypte, sur la place Tahrir, célèbre pour ses révolutions et viols publics. Jamais deux sans trois… Ce qui est intéressant, c’est la déclaration de son patron. “Ne plus envoyer de femmes, ce serait une régression”.

Toute l’idéologie du progressiste est là : on se fait violer, mais il faut continuer surtout sans rien changer. Sinon ce serait une régression, un repli sur soi, un mauvais signal. On montrerait aux musulmans qu’ils ne sont pas sympathiques et surtout on ne serait pas exemplaire en le leur faisant remarquer. Le retrait des stocks de victimes potentielles entrainerait des vexations intolérables. Ce serait l’escalade. Oui, le musulman (et surtout sa version “modérée”, garantie sans bug djihadiste) est fondamentalement un brave type, mais c’est plus fort que lui : dès qu’on tend la moindre perche, il grimpe après avec sa charia, ses mortiers et ses doigts baladeurs.

La bombe sur le turban : la journaliste américaine agressée a déclaré qu’elle soutenait les manifestants et que ce qu’il lui était arrivé n’était rien en comparaison de ce que les Égyptiens subissaient au quotidien. L’ouverture de jambes (dite d’esprit) bat son plein.

D’ailleurs, vous avez sans doute entendu parler du film met en scène “un jeune repris de justice issu de la diversité” (quoi, ça existe ?) qui torche un vieux riche importent (donc blanc) qui est très très reconnaissant et qui, du coup, envisage son avenir en fauteuil roulant avec une indéboulonnable sérénité.

Ah oui, le film cartonne, “fait vendre du papier” (les fabricants de PQ sont ravis) et les critiques sont unanimes. C’est beau, de ne pas être fou.

Sida-hic

Face aux avancées médicales et préventives, n’oublions pas la courageuse lutte des homosexuels et des africains pour faire en sorte que le virus du sida garde toute sa vigueur.

L’an dernier en France, 6 300 personnes ont appris leur séropositivité. Si on y soustrait les 2 500 homosexuels, les 2 500 africains subsahariens (et ce chiffre, c’est uniquement ceux qui sont nés là-bas), les 9% en Guyane et en Guadeloupe, il ne reste plus grand monde.

C’est toujours les mêmes qui vont au charbon, si j’ose dire. Comme quoi, quand elles y mettent du leur, les minorités ne sont pas les dernières partout.

The CSA Show

Encore une publicité impérative : un enfant est coincé dans une télé qui parait menaçante. Son père le tire par la manche et le ramène dans le canapé, en famille, en sécurité. L’enfant est blanc, comme son père. Sa mère est noire.

Voix off : “Ne laissons pas nos enfants se faire piéger par les images“.

Vu ce slogan et vu le choix du couple, c’est un peu comme si Breivik avait conseillé à tout le monde de se méfier des assassins.

À chaque fois que quelqu’un parle du CSA avec l’absence de mépris réglementaire, n’oubliez pas de lui rappeler que sa patronne (Mme Laborde) a déclaré que la télé réalité “n’était pas de mauvaise qualité“.

Et le CSA lutte contre la folie, c’est-à-dire pour la promotion de la diversité.

On y constate entre deux crises de rire que les “facteurs favorables à la diversité” sont souvent des “domaines stéréotypés” comme la musique, le sport ou le divertissement.

Notons que ces abrutis comparent la “diversité” de la télévision française (11%) avec celles des États-unis (19%) en estimant que la France est en retard. Bon, si on a autant de noirs qu’aux États-unis, faut le dire tout de suite, qu’on commande aussitôt une camisole de force au père Noël…

Le CSA note en bas de page que les Asiatiques sont absents, mais on comprend bien qu’ils n’en ont absolument rien à foutre. Rappelons que d’après les (uniques) chiffres du CRAN, il y a 3% de noirs en France. Donc qu’ils sont largement sur-représentés à la télévision. Ce serait bien d’en retrancher quelques uns. Je précise qu’en matière de représentativité télévisuelle, le CSA ne parle pas des Juifs. Ces derniers doivent se scandaliser d’un tel oubli. Non ?

Si l’univers de type fonctionnaire KGB-CSA vous intéresse, faites aussi un détour par ici. On y compte les Noirs, c’est rigolo.

Thuramènes ta famille ? 

Celui-ci est unique, mais il compte pour beaucoup. Lilian Thuram (jamais sans ses lunettes), continue sa tournée des écoles (facturée 20 000 euros), pour expliquer aux enfants combien ils sont des fous en devenir.

“La première chose que me disent les enfants, c’est qu’il y a plusieurs races, avec des qualités spécifiques. Il y a encore du boulot ! Je leur réponds qu’il n’existe qu’une seule espèce humaine”.

Effroi. Comment, nos chérubins, nos petites têtes blondes, pardon, beiges ! Penser qu’il y a plusieurs races (au passage, Lilian : il peut y avoir une espèce et plusieurs races) avec des qualités spécifiques ? Mais qui a bien pu leur apprendre une chose pareille ? C’est forcément de l’apprentissage, puisque la biologie est une salope qui n’existe pas. Et comme tout se crée culturellement, ça veut dire qu’ils ont tous des parents qui sont fous et qui leur ont inculqué, dans le secret de la vie privée, des choses que l’ethnologue footballeur Lilian Thuram n’approuvait pas. C’est scandaleux. Il faut agir : non seulement contre la biologie, contre les races, mais aussi contre les parents, contre la vie privée. Internez-moi tout ça.

On apprend au passage, que Lilian Thuram a des racines dont il peut être fier (le veinard). Un de ses amis raconte :

“En Haïti, il m’a montré une petite maison sur pilotis, en terre battue, et m’a dit : Tu vois, chez moi, petit, c’était comme ça. Il n’oubliera jamais d’où il vient. Sa mère a eu le courage extraordinaire de dire à ses cinq enfants : Je vais partir en France et dans un an, je reviendrai vous chercher. Elle a fait des ménages, est revenue les prendre”

Quel courage extraordinaire en effet. Lilian peut la remercier, nous pouvons tous la remercier. Vu de l’asile, Lilian Thuram, c’est notre soleil. Un peu le Laurent Romejko des maisons de retraites.

Exclusif : des vrais noms dans les faits divers

 Ne soyons pas si négatifs. Tout n’est pas tout noir, pardon tout blanc. Ainsi, on a la bonne surprise de lire dans le Point un article entièrement consacré à des faits divers où les identités sont scrupuleusement révélées, sans dissimuler ni les noms ni les prénoms, et même, en insistant lourdement sur l’identité ethnique de leurs propriétaires.

C’est ici. 

Oui, bon d’accord, c’est une enquête d’Amnesty international… On fait avec ce qui nous reste. Et puis, tout n’est pas perdu, hauts les cœurs : François Hollande est largement en tête des intentions de vote.

La propagande a enlevé ses roulettes

Vous l’avez remarqué, ils ne se donnent plus aucune limite. Les journalistes sont des charlatans et des publicitaires : l’important n’est plus de dissimuler leurs grotesques mensonges, il est de les marteler.

En Lybie, après des mois d’enthousiasme pour les belles révolutions du “printemps arabe” de ces peuples “qui prennent enfin leur destin en main” face aux “tyrans et aux oppresseurs”, voilà que la réalité se manifeste : Kadhafi a été lynché, la charia sert de base à la nouvelle constitution et on massacre les noirs. Et tout ça commence à se voir, donc les journalistes ne se sont pas fait prier pour déserter la zone. La situation en Lybie ? Oh tout va sans doute pour le mieux : ces sympathiques insurgés démocrates doivent être en train d’organiser des kiss-in et de parler droit des femmes.

En Tunisie, on a voté massivement… pour l’Islam. Et BHL et ses clones tentent de nous expliquer que y’a bon modérés, que Kadhafi a sans doute été tué dans un échange de tirs croisés, que de toute façon il l’avait cherché, que puisqu’on a l’outrecuidance d’en douter l’autopsie sera réservée aux vers, que la charia après tout est plutôt compatible avec la démocratie surtout si la démocratie apprend comme partout à fermer sa gueule et que rien ne prouve que les noirs soient si massacrés que ça, il s’agit sans doute d’une minorité, faut pas généraliser.

Sur Libé, un “expert”ose : “le vote tunisien traduit une volonté de changer le système sans aller trop vite” (rires enregistrés). Décidément, l’optimisme béat du progressisme vis-à-vis de sa ménagerie orientale n’en finit pas de nous étonner.

À part ça, les locaux incendiés de Charlie Hebdo sont le dernier endroit où il fallait s’indigner. On a attendu avec impatience et finalement déception que Stéphane Hessel s’y rende, devant toute la presse nationale et universelle, pour y agripper la main de Boubakeur devant les ruines encore fumantes de cette fabrique de PQ.

Les guignols de Charlie Hebdo font les fiers à bras en disant qu’ils n’ont pas peur et qu’ils feront front… Prise de risque en effet énorme : comme un sale gosse en mal de baffe, on se met un doigt dans le nez devant tout le monde, et hop ! On bat un record de ventes et de publicité gratuite, l’intégralité de la classe politique hurle au scandale et la plupart des frères cons (ou confrères, c’est pareil) offrent de vous héberger…

Ces sous-merdes parlent “d’attentat” alors qu’ils sont les premiers à insulter TF1 quand il “récupère, instrumentalise et exploite” des faits divers de rien du tout, comme un petit incendie sans victime, par exemple, comme il y en a tous les jours un peu partout… En général, Charlie Hebdo explique que de trop en parler, c’est un caprice de petit bourgeois nanti qui fait le jeu de l’extrême droite.

Au lieu de se demander à-qui-profite-vraiment-le-crime (curieusement on ne s’est pas demandé ça avec Breivik) et de lorgner du côté de l’extrême droite, on ferait mieux de vérifier l’alibi de cette poignée de sous-Besancenot. Et après un tel montage, un tel calcul, ces petits fumiers osent dire qu’ils “craignent une instrumentalisation par le FN de cet acte isolé”…

“Il nous reste nos cerveaux, nos mains, et nos idées”, proclamait un des dessinateurs. En clair, ils n’ont guère plus que leurs mains… C’est déjà trop, certes, mais apparemment pas assez pour eux : ils sont désormais placés sous protection policière… Rappelons une fois encore l’inégalable réponse de Serge de Beketch, alors directeur de la communication de la ville FN de Toulon, quand les clowns de Charlie Hebdo osèrent exiger une protection policière : “La ville de Toulon est chargée du ramassage des ordures, pas de leur sécurité”.

Serge était d’ailleurs rédacteur en chef à Minute lorsque ses locaux avaient été plastiqués. De quoi rappeler que l’indignation collective a depuis longtemps choisi son “extrême”. Sans doute qu’à l’époque où Minute explosait, la liberté d’expression n’intéressait encore personne.

À l’occasion de cette “affaire Charlie”, le parterre habituel de Bouteldja et de Diallo a tenu son rang en montrant qu’on pouvait toujours creuser un peu plus profond sans jamais déterrer rien d’autre que de la merde : “Nous affirmons qu’un cocktail molotov lancé la nuit dans des locaux vides et n’occasionnant que des dégâts matériels ne mérite pas une mobilisation médiatique et politique supérieure à celle, pour le moins discrète, qu’occasionne l’incendie ou la mise à sac d’une mosquée ou d’un cimetière musulman. Nous affirmons que la disproportion entre les unes alarmistes sur l’incendie de Charlie Hebdo et les brèves de dix lignes sur les saccages de lieux de culte musulmans entretient une vision du monde raciste : si un saccage est plus grave qu’un autre, c’est que les biens des uns sont plus précieux que les biens des autres, et c’est en définitive que les uns valent plus que les autres“.

Rappel : en France, les profanations concernant les lieux de culte chrétiens sont 40 fois plus nombreuses que les profanations concernant les lieux de culte musulmans, alors que ces derniers sont seulement 10 fois moins nombreux.

Faut croire en effet que les uns se valent beaucoup plus que les autres.

Partout ailleurs, les mensonges quotidiens sont gigantesques, sans aucune retenue. Par exemple, un énième documentaire diffusé sur Arte s’appuie sur Out of Africa (théorie qui n’existe plus, rappelons-le), pour nous expliquer que nous sommes tous frères, puisque nous descendons tous de la même souche.

Et quand bien même : nous descendons de la même souche que les loups, les oiseaux, les poissons rouges, les tarsiers, les termites, les présentateurs télé et même les bactéries. À la limite, les planètes et les étoiles sont issues de la même souche matérielle. Doit-on s’interdire de les distinguer pour autant ?

Voilà ce que nous explique le documentaire (qui s’imagine sans doute révolutionnaire) : “En fait nous sommes tous africains, quel que soit le continent d’où l’on vient. L’Homo sapiens, une espèce, une seule race, un petit groupe ancestral”.

Ce n’est évidemment pas vrai. À la rigueur, des singes malingres étaient africains. Et même si ça l’était : nous serions aussi tous des pangéens, tous des bigbanguiens, tous des atomiens, et après ?

Le documentaire (en tentant d’expliquer les différences raciales tout en les niant, pas facile) affirme : “Une mutation, c’est une minuscule erreur de copie qui se glisse au plus profond de nos cellules”.

On nous affirme ici que l’évolution n’est rien d’autre qu’une série de bugs. En clair, on réhabilite la bonne vieille théorie du hasard : nous devons donc notre intelligence et notre civilisation au hasard. On a beaucoup de chance, non ?

“Ce sont bien évidemment les premiers européens qui ont subis les transformations les plus dramatiques au cours des millénaires”.

“Transformations dramatiques”. Nous sommes des mutants. Encore une fois, avec beaucoup de chance : un gros cerveau, une intelligence permettant de comprendre le monde comme il n’a jamais été compris, tout en érigeant une civilisation jamais égalée… C’est dramatique, en effet, de ne plus pouvoir se contenter de l’oisiveté éternelle au milieu des cases en boue séchée.

“L’invention de la race noire est donc l’aboutissement funeste de notre incroyable aventure migratoire. Les Européens, pourtant eux-mêmes originaires d’Afrique, venaient réduire en esclavage des populations qu’ils considéraient comme un intermédiaire entre l’animal et l’homme. Ultime ironie de l’Histoire, ils sanctionnaient ainsi l’apparence d’hommes et de femmes qui pourtant ressemblaient le plus aux fondateurs de l’Humanité toute entière”.

Parler des Noirs comme de “fondateurs de l’humanité” est aussi pertinent que d’expliquer que les Suricates ont fondé les mammifères. L’humanité, l’espèce humaine, ce n’est pas la civilisation, c’est une espèce. Sans notre civilisation, nous n’existons plus.

[...] En donnant une crédibilité aux thèses raciales, la science a contribué à faire accepter l’idée de races séparées ayant des origines biologiques différentes. Ces contre-vérités ont durablement marquées les sociétés humaines [...] Les races comme entités génétiques indépendantes n’existent pas [...]

“ayant des origines biologiques différentes”. Donc ils affirment que nous sommes pareils, après avoir expliqué combien nous autres blancs avions muté… Les journalistes admettent qu’ils luttent contre la science objective, contre la réalité. Et du coup, ils accusent leurs adversaires de mentir. Comme ils ont la communication avec eux, ils ont tout intérêt à le faire.

Et le pire, c’est que l’immense majorité des gens se précipite pour ingurgiter le vomi des journalistes et s’en faire une opinion. Comme la publicité : ils regardent ça d’un air goguenard et critique, mais ils retiennent exactement ce qu’on veut leur faire retenir. Les peuples arabes veulent la démocratie. Les races n’existent pas. On ne peut pas revenir sur l’immigration. Les Africains ont servi de chair à canon pendant la guerre. Les immigrés, parqués dans des ghettos, ont reconstruit la France. Nous sommes en retard. La diversité est une richesse. On ne peut rien faire contre la mondialisation. L’Occident pille les richesses du monde entier. Comment se peut-il qu’on XXIe siècle il y ait encore des guerres ? Omar Raddad est une victime.

L’affaire Raddad, dont on reparle régulièrement, est particulièrement symptomatique des plus abondantes déjections de la propagande. Vous rappelez-vous honnêtement du nom de sa victime ? Si la réponse est non, c’est que la propagande a déjà gagné.

Elle s’appelait Ghislaine Marchal. Résumé sommaire : le cadavre de la dame est retrouvé par deux gendarmes, enfermé dans la cave de sa villa. Sur une porte, il est écrit “Omar m’a tuer” en lettres de sang. Omar, c’est le jardinier. Un type qui connaissait bien la dame et la maison. Un type qui avait des dettes de jeu et qui pressait sa patronne de lui faire des avances sur son salaire. L’enquête, très sérieuse et aboutie, conclut à la culpabilité certaine du jardinier.

Vergès, son inénarrable avocat, se jette sur l’argument de ceux qui n’en ont plus (et qui reste à peu près l’unique argument des progressistes du monde entier pour défendre leur ménagerie orientale) : c’est un Arabe, c’est pour ça que vous le condamnez. Inversion antiraciste de l’accusation, démerdez-vous avec ça. Avant de l’accuser d’un petit meurtre de rien du tout, démontrez d’abord que vous êtes innocent du pire crime qui soit.

Vergès, qui fut le défenseur de Klaus Barbie, n’hésite pas à comparer le cas Raddad à l’affaire Dreyfus, use et abuse du racisme, notamment en qualifiant les parties civiles de “quarante petits blancs”.

Comme toujours sans s’informer, la plupart des journalistes prennent fait et cause pour Omar Raddad. Vergès prétend que son client “fait un bon coupable”. C’est l’inverse : pour les médias, il fait un excellent innocent.

Argument choc, repris à peu près partout (vous l’avez forcément entendu) : Madame Marchal étant une dame riche, elle ne peut pas faire une faute d’orthographe aussi grossière qu’Omar m’a “tuer”.

Passons sur le fait que plusieurs coups de couteau et de chevron devraient dispenser tout citoyen agonisant de se relire, l’enquête a démontré que le maniement du participe passé de Madame Marchal était couramment approximatif. Des graphologues ont démontré qu’il s’agissait bien de son écriture, et mieux, la fameuse inscription était doublée dans la cave. Sur une autre porte, à l’autre bout de la cave, il était aussi écrit avec du sang, beaucoup moins lisiblement : “Omar m’a t…”

Un facétieux truqueur se serait-il amusé à transporter la mourante (ou son cadavre) pour lui faire écrire une seconde fois l’inscription accusatrice ?

Ben non. Pas plus que le truqueur n’aurait pu réussir à verrouiller la porte de la cave de l’extérieur (les avocats n’ont d’ailleurs pas réussi à le faire), comme elle a été découverte par les gendarmes.

Tout simplement parce que l’enquête a montré que seule une personne présente à l’intérieur de la cave a pu s’y enfermer de la sorte (avec un redoutable système de levier, tige de fer fichée sous la porte et calée par un chevron). Et que donc, seule Ghislaine Marchal a pu s’y enfermer, probablement par peur que son agresseur revienne.

Ce qui est ignoble, c’est que la malheureuse a eu la force de désigner son assassin avant de mourir (après une agonie d’environ quinze minutes), et qu’aucun journaliste n’a expliqué pourquoi cette version était évidemment et objectivement la bonne. Les reportages diffusés ne s’en tiennent jamais à ces faits. Peu importe la vérité et la morte, mieux valait défendre l’Arabe. Conclusion : Madame Marchal aurait pu avoir la décence de se mettre ses doigts où l’on pense et de mourir immobile, en méditant sur les bienfaits de la société plurielle, plutôt qu’en accusant comme par hasard un représentant de la France qui gagne (sauf au jeu).

Omar l’a bel et bien tuée, c’est le patron de l’enquête qui le dit, depuis toujours, et qui le dit bien. Si cette affaire vous intéresse, son site vous intéressera.  

Vous y trouverez la vérité, et vous comparerez ça avec le traitement médiatique réservé à l’affaire, en particulier récemment, puisqu’un cinéaste arabe a sorti un film qui prend parti (ô surprise !) pour Omar. Voici quelques critiques :

Le Figaro : “Mieux qu’un réquisitoire, ce film pointe avec minutie les zones d’ombre d’une tragédie”.

Paris Match : “Ce film dessine avec sensibilité le portrait d’un homme écrasé par la machine judiciaire”.

Nouvel Obs : “Roschdy Zem signe un film digne et prenant sur un homme broyé par la machine judiciaire”.

Films acte : “Sami Bouajila incarne avec beaucoup émotion un homme innocent brisé par une justice qui ne doute jamais”.

Libération : “Sami Bouajila effectue une impressionnante performance, perdant 18 kilos pour montrer les souffrances de l’enfermement et de l’injustice”.

Cahier du cinéma : “la personnification de l’erreur judiciaire générée par son lot de préjugés et d’incommunicabilité “.

Ce ne sont pas de simples critiques d’un simple film. Les gens qui écrivent ça sont des ordures, rouages volontaires et zélés d’une machine à vous faire penser. La plupart des gens pensent uniquement avec ce que les médias déversent dans leur cerveau. C’est pour ça qu’une quantité invraisemblable de gens pense comme tout le monde, est prête à voter Hollande ou Sarkozy, ou n’importe qui, ou encore à vous répéter que la diversité est une richesse, que le racisme c’est très vilain et qu’on sait où ça mène.

L’information, c’est comme une publicité ou des vendeurs de camelote : on sait très bien que c’est une connerie, qu’on se fout de notre gueule, qu’une éponge ne peut pas vaporiser deux centimètres de crasse rouillée du premier coup, ça nous fait même bien rire quand on voit ça, et pourtant on finit par acheter des éponges Spontex et du Paic citron. Parce que.

Et bien quand on vous répète à longueur de JT que dans l’affaire “Omar m’a tuer” il y a des zones d’ombres qui auraient dû profiter à l’accusé et que ce malheureux petit arabe, comme tous les siens, est probablement une victime d’une tragique erreur, broyé par la machine judiciaire raciste d’un pays au vieux fond colonial, etc., vous finissez pas en retenir qu’effectivement cette affaire doit être pleine de zones d’ombre et qu’on ne sait pas bien, au fond, si ce type était coupable ou non. La dame elle n’aurait pas fait une faute comme ça, non, et puis c’est facile de maquiller un crime. Et vous ne vous rappelez plus que du nom du coupable qui doit bien être innocent puisqu’il vous le dit, et c’est une énième victoire de la publicité.

Si juvabien, c’est Juvamine. La diversité est une richesse. On ne peut rien y faire : ça rentre. Les gens qui ont suffisamment de recul critique pour détecter ces slogans et les rejeter sont rarissimes.

La redondance, c’est le secret de tout (la politique, c’est la répétition, disait d’ailleurs je ne sais plus qui). Ça s’insinue dans les cerveaux les plus verrouillés, et pour sacrément longtemps. En permanence, partout, sans répit, l’information vous bourre ses conneries dans le crâne, par dizaines de milliers. Ce n’est pas par hasard que la Sainte Shoah est l’unique référence historique partagée par tous les européens, quel que soit leur âge et leur degré d’autisme télévisuel. L’utiliser ou la défendre est un réflexe culturel acquis. La lier avec le refus, le doute ou même le manque d’enthousiasme vis-à-vis de l’immigration est également devenu un réflexe culturel acquis et massivement partagé. Ne pensez pas, on sait où ça mène.

J’ai vu cette pub l’autre jour : “Si tant d’enfants ne mangent pas cinq fruits et légumes par jour, c’est aussi un problème de logement”.

Dans le même genre, on apprend que Pampers fait des dons à l’Unicef et Always assure qu’acheter sa garniture hygiénique permettra à une Sénégalaise d’apprendre à lire.

À l’heure des couches et des tampons militants, les gens en finissent par ne même plus se poser la question du sens. Le progressisme mélange sa bouillie et tout le monde trouve ça normal. Le sens n’est plus nécessaire, seule la redondance compte. Comme toutes ces conneries ne veulent rien dire, pourquoi ne pas les mélanger ?

Puisque visiblement le métier de publicitaire est en péril, je propose : “Le rejet des immigrés résulte du patriarcat capitaliste”. ”Les voitures polluent, il faut combattre l’homophobie”. “La délinquance découle du réchauffement”. ”Le métissage est une chance, la preuve : l’obésité est un fléau”. ”Avec les omégas 3, luttons contre les préjugés”. ”Ordre juste, commerce équitable et déni de grossesse”. Etc.

Toujours dans la course à la propagande, Rue89 ose un périlleux parallèle entre les expressions “question juive” et “question rom”, en prétendant que cette dernière, employée par un certain Arno Klarsfeld, ressemblait farouchement à la première, et que donc, ce juif là avait un sale côté nazi, du 90° sur l’échelle de la Shoattitude. Tiens, Klarsfeld, prends donc ce kolossal amalgame dans ta gueule.

Rue89 oublie que quantité de types de gauche ont employé cette expression, comme par exemple le président de la “Fédération nationale des associations solidaires d’action avec les Tsiganes“.

La morale : il n’est d’amalgame que pour les amalgameurs. Ou alors on attend de Rue89 un article sur “la question des adorateurs de roms nazis”.

Dans l’actualité de l’antiracisme, on apprend que SOS racisme n’a pas réussi (c’était sa troisième tentative) à faire condamner Péan, qui a évoqué dans un livre la « culture du mensonge et de la dissimulation » chez les Tutsis. Les juges ont relaxé Péan en estimant que cette formule « aussi brutale qu’elle puisse paraître, spécialement pour les victimes du génocide », ne vise pas à « jeter le discrédit sur l’ensemble des Tutsis ».

Et il parait que les tribunaux sont engorgés ? Heureusement que SOS racisme est sélectif : imaginez le nombre de gens qui devraient chaque jour se retrouver au tribunal, pour avoir jeté le discrédit sur l’ensemble des Français, des Anglais, des Italiens, des Américains ou des Allemands…

Rien à voir, ne cherchez pas la transition, Françoise Laborde, qui ne risque pourtant pas grand chose, s’énervait l’autre matin contre la France machiste, et nous a pondu une sorte d’Indignez-vous 2.0, en expliquant que vis-à-vis du droit des femmes (qui est selon elle un “indice de développement”), nos voisins “sont en avance alors que la France est en retard”. Tout ça venant d’une personne qui a applaudi le “printemps arabe”.

Qui sont ces gens pour décider des avances et des retards, eux qui ne cessent de nous expliquer que toutes les valeurs se valent (Laborde prétend par exemple que la France a une télé-réalité de qualité -un cas d’urgence psychiatrique-) ? Et comment sait-on que l’avenir n’est pas plutôt à l’inexistence publique de personnages comme Madame Laborde ? Nous sommes en retard sur le bâillonnement et/ou le bannissement des Laborde.

En parlant du droit des femmes : on a appris récemment que non seulement le PS “avait décidé de réserver la 1ère circonscription de Charente-maritime à une femme” (en l’occurrence, à Ségolène Royal, vous savez, la démocratie participative, le non-cumul, l’ordre juste, tout ça), mais qu’en plus “il est de coutume au PS de donner la place abandonnée par un homme à une femme”. Ce qui aidera sans doute ces dernières à se sentir très fières d’avoir obtenu leur poste par la seule grâce de leurs ovaires.

Sinon, la semaine dernière, l’Express a affiché ça en titre, à propos des “expulsions qui se multiplient” : “France : la fin de l’immigration choisie”. Et voilà : nous autres réac’ ne sommes jamais au courant de rien. Quand avait-elle donc commencé ? Évidemment, on peut considérer que se laisser sodomiser chaque année par 600 000 étrangers en prenant soin d’en éconduire le 1/20e est un choix.

Terminons par la blagologie permanente des présidentielles : alors que l’ex-décédé Mister Bean rempile pour un 5%, l’ami Patrick Lozès a annoncé être candidat à la “pwésidence de la wépublique”, avec ce slogan imparable, wéservé aux seules minowités oppwimées : “En 2012, ne votez pas blanc”. Pour en rire à satiété, consultez donc l’affiche de campagne et le début de programme du personnage.

Pendant que l’avenir de l’Europe semble se jouer à la roulette russe, la candidature de ce premier singe coiffé était tout ce qui manquait à la crédibilité et à la dignité de ces élections.

Journalisteries

L’actualité ne déçoit jamais. Voilà qu’elle se passionne pour un débat entre un fromage coulant acnéique et une motte de beurre maquillée. C’est tout à fait enthousiasmant. La gauche non plus ne déçoit jamais, elle s’en tient au pire des sondages. Et le débat a tenu toutes ses promesses. Faites abstraction des phrases creuses, des slogans vides, du charisme gélatineux, des boutons, du fond de teint, des yeux de veau et du cortisol, le moment est historique, qu’on vous dit, puisqu’on désigne celui-qui-peut-battre-Sarkozy.

Ce cirque médiatique trouve toujours son troupeau : 2,6 millions de gens ont signé « la charte des valeurs de gauche » pour voter. Personne n’a l’air de s’inquiéter du fait que des journalistes, des employés communaux, des enseignants, soient ainsi fichés (qu’ils votent ou pas) par les troupes socialistes. Pour compléter le tableau, Ségolène a pleuré. Après Aubry, Besancenot ou Boutin, elle entre au club encore trop fermé des larmes politiques, les larmes de celle qui incarne le Bien et la Vérité et qui ne comprend pas pourquoi les électeurs sont si méchants.

Toujours plus ahurissant, même les Identitaires ont donné des consignes de vote, en le justifiant ainsi : « En votant dimanche, une fois de plus les Identitaires choisissent d’être protagonistes plutôt que stérilement antagonistes ». Ils doivent sacrément se faire chier, les Identitaires, pour dire de telles âneries et appeler à soutenir le « compagnon d’Audrey Pulvar ». Bientôt ils vont étaler leurs serviettes régionales sur le sable de Paris-Plage et, pourquoi pas, affréter un char maquillé en cochon à la prochaine gay pride, sous prétexte que tout ça fait partie de notre identité et qu’il vaut mieux participer que critiquer.

Dans le même genre, les lycéens se cherchent une rébellion : quand ils ne manifestent pas pour une « rumeur d’un mois de vacances supprimé », on nous apprend qu’ils sont « en colère contre l’austérité » qui touche particulièrement les lycéens, comme chacun sait. Les « indignés » (synonyme de lycéens) protestent contre le fait que les Etats font mine de restreindre la dépense de l’argent public… En clair, on exige de l’Etat qu’il veuille bien continuer à gaspiller nos impôts, et plus vite que ça.

Côté people, ont lit dans la presse que la rébellion bat toujours son plein : Martine Aubry se réclame de Stéphane Hessel, Stéphane Guillon a mis une photo de François Hollande sur un portrait de Nicolas Sarkozy. Bref, des gestes punks qui dérangent grave.

On rigole bien en lisant la presse. Il faut lire la presse, vraiment. On y apprend chaque jour que « Jean-Claude et Christophe »* ont massacré un gamin qui l’avait cherché ou violé une fille qui était consentante.

(* Prénoms d’emprunts).

On parle souvent d’eux comme étant des « jeunes français », curieusement sans préciser qu’il s’agit aussi d’un « pays d’emprunt ».

Attention, les journaux s’efforcent de rappeler combien la justice est impitoyable : on vous condamne à cinq ans de prison, donc deux, puis au bracelet parce qu’il n’y a plus de place, et puis finalement on décide que la psychanalyse ça vaut bien la détention (pas faux, si le psy s’appelle Gérard Miller), et pour en finir, en dernier recours, vous nous ferez un stage à Chamonix.

Les journalistes parlent toujours très sérieusement de peine de prison à perpétuité assortie d’une peine de sureté de 20 ans. En clair, c’est pour toujours mais c’est surtout les dix premiers jours.

Tout ça n’arriverait pas si « le suivi des détenus disposait de moyens ». A Sedan, un type a poignardé sa femme 9 ans après avoir poignardé la première. Parait qu’il n’était plus soigné. Peut-on croire sérieusement qu’une petite séance chez le psy peut soigner un type qui poignarde ses femmes de dizaines de coups de couteau ? Donnons-lui rendez-vous dans cinq ans pour fêter sa réinsertion.

La presse foisonne d’expressions à la con, du genre « au quartier, c’est l’incompréhension. Mamadou était pourtant discret, poli ». C’est vrai ça, on ne comprend vraiment pas.

Pierre Bellemare lui-même ne comprend pas. En présentant une émission consacrée aux crimes, ce dernier explique que plus de 50% des prisonniers américains sont noirs. « Certes, il y a les conditions sociales difficiles, mais ça n’explique pas tout » (sous-entendu, il y aussi le racisme). Heureusement qu’on a inventé le racisme pour faire en sorte que la race ne puisse rien expliquer.

Les tentatives d’explications ne manquent pas. En témoigne cette émission intitulée « égaux mais pas trop », dont le script laisse rêveur : « L’héritage républicain prône une démocratie pluraliste, porteuse de sens et de différences. Derrière ces mots, comment les intentions se traduisent-elles en actions ? Comment la France multiple s’est-elle construite ? Pourquoi la société a-t-elle des difficultés à s’accorder au pluriel ? Rokhaya Diallo enquête sur le terrain pour observe la France par le prisme de la diversité ».

On ne sait pas si les Identitaires sont partenaires de cette production. En tout cas ce n’est pas facile d’expliquer aux gens pourquoi tout ça ne fonctionne pas.

Vraiment, ça devient compliqué, surtout quand la tuberculose revient : « ils s’entassent à dix dans des appartements particulièrement insalubres ». Croit-on que si on leur propose de s’entasser à dix dans un immeuble du XVIe, l’insalubrité va disparaître ? Leurs vêtements sont insalubres, leurs appartements sont insalubres, mais pas eux, eux ils sont parfaitement salubres. Nous sommes d’ailleurs tous égaux en salubrité.

C’est l’Etat qui ne fait sans doute pas son boulot. Les pouvoirs publics.

Si on demande à l’Etat de s’occuper de la santé, il sera normal qu’il surveille la santé. Donc qu’il conseille, voire exige. Sa compétence s’élargira donc à l’alimentaire, à l’éducation et à tous les métiers que ça concerne. Il entrera dans la vie des gens puis, par souci d’égalité, il tentera d’aider les faibles, et décidera finalement de pénaliser les forts. En retour, il ne faut pas s’étonner qu’il demande solennellement aux gens de mettre un pied devant l’autre pour marcher, et que les gens exigent des millions parce qu’un fonctionnaire distrait a oublié de leur dire qu’il fallait le faire.

C’est à peu près ce qui se passe avec la santé. D’après un sondage, les Français ne se soignent plus. Les motifs ? La crise ? Même pas : trop loin, faut se déplacer, c’est épuisant. Revendications à suivre : un docteur par personne, toujours disponible pour se déplacer et pour prescrire ce qu’on lui demande.

Revenons au logement : sur France Info, un prêtre explique qu’il faut contraindre les gens à la « mixité sociale ». Une bonne mixture et ça repart. Si tout le monde fait un effort, on ne distinguera plus les salubres des insalubres.

Il faut obliger les gens à vivre-ensemble. Et pourquoi ne pas aller plus loin ? Pourquoi ne pas forcer les familles à se mixer ? Mettre en place un quota d’insalubres par famille de salubres, c’est le graal du progressisme.

Sur un blog du Monde, des missionnaires-journalistes ont traqué le paradis du vivre-ensemble. Et ils l’ont trouvé. Il s’agit, tenez-vous bien, du Quick halal : « Ce lundi nous n’étions ni dans la théorie, ni dans la philosophie, ni dans la politique. Nous mangions juste nos frites au Quick halal. Et autour de nous, cela ressemblait bien à du “vivre ensemble” ».

Notre avenir est donc un Quick halal. Nous sommes tous des insalubres.

Actualité remarquablement à propos : France 3 propose un reportage sur un concert donné pour les sourds-muets… sans préciser que ça fait des années que les journalistes s’adressent à des sourds, des aveugles et des imbéciles*.

(*personnes en situation auditive, oculaire et cérébrale délicate).

Toujours plus croustillant, l’affaire Houria Bouteldja (en concurrence âpre avec Rokhaya Diallo pour décrocher le César de Celle qui nous fait préférer le racisme).

Encore une fois, Rue89 se distingue. Un certain M. Akkouche ose d’abord y expliquer que le racisme anti-blanc existe. Scandale. Le mouloud est recardé par une petite leçon d’antiracisme, dispensée d’abord par Bouteldja puis par un bobo bien de chez nous :

« Il est à craindre que Mouloud Akkouche n’ait pas bien compris ce qu’est le racisme. Le racisme ne peut pas se ramener à un sentiment ni à une opinion. Il est inséparable de l’oppression exercée sur ses victimes. Aujourd’hui, en France, le racisme ne se résume pas à des propos de comptoir ou à des actes isolés ; c’est la discrimination à l’embauche, les contrôles au faciès, les morts dans les fourgons de police, les patrouilles paramilitaires dans les zones sensibles ».

Questions à cinq keuros : y’a-t-il à votre avis plus de victimes des bolossages au faciès dans les banlieues ou de morts dans les fourgons de police ?

Le bobo de Rue89 poursuit (c’est grand) : « Retourner l’accusation de racisme, l’utiliser pour stigmatiser les dominés de notre société post-coloniale, c’est faire semblant de croire à l’équivalence des oppresseurs et des opprimés ».

Et bing, nous ne sommes pas égaux, c’est Rue 89 qui le dit. Et qui persiste : « Qu’il existe chez ceux-ci un sentiment de solidarité lié à leur “ couleur de peau ” et leur “ origine ” – en vérité, et en premier lieu, à leur condition commune face au racisme – ne change rien à l’affaire. Qu’ils puissent parfois traduire leur hargne par des propos malsonnants, ce n’est que l’expression d’un “ racisme édenté ” : inoffensif, impuissant, né de la ségrégation et du malheur ».

Voilà toute l’idéologie de la chose : la souffrance de l’oppwimé justifie pleinement le racisme, et doit même le dépénaliser. Soyons clair, le racisme doit être raciste : un blanc très pauvre, si oppressé qu’il soit, ne se verra jamais accorder la moindre circonstance atténuante s’il commet un acte raciste.

Le racisme a une couleur, chers coupables, c’est la nôtre. Double mission assez périlleuse des journalistes : nous faire aimer l’autre (l’oppwimé) tout en tentant de rester crédible. Pas facile. Ainsi, on peut lire ceci dans le Monde : « La Goutte d’Or, est un quartier pauvre, mais pittoresque. Exotique, mais sans merci. Multiculturel, mais profondément religieux ». Pauvre, sans merci, religieux, voilà l’essentiel, derrière les confettis. Nous autres sales cons d’oppresseurs n’aurons jamais le privilège du pittoresque et de l’exotisme.

Après Bouteldja, la Licra, qui se propose d’améliorer la mesure du phénomène de racisme, d’éviter la banalisation de l’expression raciste, et d’agir à l’international pour éviter l’évasion vers des paradis internet. La liberté, c’est très vilain. La Licra précise sans rire qu’il n’est « pas évident de filtrer les propos sans passer par la censure ou la perte de la liberté d’expression ». Depuis quand des petits tracas de conscience s’opposeraient au Bien antiraciste ?

Les images valent toujours mieux que les mots (il vaut vraiment mieux être sourd). Voici la dernière production de la Licra, une vidéo d’un réalisme époustouflant, vous en conviendrez.

Notez bien le message essentiel, tas de coupables : les parents sont toujours des collabos.

Dans la série des joyeux euphémismes, un reportage filme un type qui parle « d’espièglerie » à propos des pompiers qui se font caillasser.

Le Monde (décidément) parle ainsi des employés chargés de regarder les enregistrements des caméras de surveillance :

« Parmi la profusion d’informations et d’individus qui apparaissent sur leurs écrans, ils sont amenés à faire des choix entre les écrans et les images qu’ils décident prioritairement de regarder, et surtout entre les personnes qu’ils ciblent avec les caméras. Ce ciblage, forme de tri social de la population dans l’espace public, est moins fondé sur les comportements suspects d’individus que sur leur âge (les « jeunes ») et leur « apparence », plus précisément sur leur tenue vestimentaire. Ils exercent ainsi une forme de discrimination, bien souvent inconsciente ».

Reprenez votre souffle, voici la conclusion : « Or ce type de traitement discriminant est contraire à l’égalité républicaine ».

Pour le Monde, la vie est à revoir. Comme l’essence même de notre existence consiste en une interminable succession de discriminations –conscientes ou inconscientes-, le Monde convoque le concept d’égalité républicaine, morale d’autorité, supérieure à tout, pour recadrer cette salope de réalité. Faut choisir : l’égalité ou la vie. Puisqu’ils aiment tant leur égalité républicaine, qu’ils se la carrent là où nous savons. D’autant que leur “égalité” a tendance à prendre sévèrement du gîte du côté des populations colorées.

Amusante comparaison médiatique : le quotidien l’Union nous parle de racisme « à tous les étages » à propos d’une circulaire évoquant l’arrivée de population africaine à Châlons. Bien évidemment, chacun sait que la carte de presse équivaut à un brevet de moralisation universelle, comme le démontre la fin de l’article :

« Les mêmes mots reviennent sans cesse. La xénophobie n’est jamais loin, avec son lot de présupposés. A croire que la peur ancestrale de l’autre, la terreur de l’étranger, du « barbare », n’a jamais disparu… Dans cette course en avant, le lieu de départ importe peu, la différence de couleur de peau est hélas au centre des discussions. Imaginons, malgré les démentis, que des habitants du « 9-3 » viennent tenter leur chance à Châlons, où est le problème ? Tout citoyen est libre de vivre et travailler où bon lui semble en France. Libre de ses mouvements ».

Impressionnant : chantage au racisme, feinte de croire que ce qui est « ancestral » doit forcément avoir disparu, et surtout, cette magnifique interrogation : « où est le problème ? ». Hein, où est le problème ? Il ne peut tout de même pas venir des habitants du 9-3, surtout pas des gens colorés ? Donc il est où le problème, tas de racistes ? Pour être bien certain de la mixité, mieux vaut interdire les Châlonnais de choisir leurs voisins.

Rappelons que cet article n’existe que parce que l’origine de « populations » a été évoquée.

Coïncidence amusante, un autre article, cette fois publié par le Monde, nous parle de son côté d’une enquête qui « dérange » :

« Le problème, montre Gilles Kepel, c’est que l’Etat bâtisseur ne suffit pas. Les tours ont été rasées pour certaines, rénovées pour d’autres, mais l’Etat social, lui, reste insuffisant. La politique de l’emploi, incohérente, ne permet pas de raccrocher les wagons de chômeurs. Les transports publics restent notoirement insuffisants et empêchent la jeunesse des deux villes de profiter de la dynamique économique du reste de la Seine-Saint-Denis. Plus délicat encore, la prise en charge des jeunes enfants n’est pas adaptée, en particulier pour les familles débarquant d’Afrique subsaharienne et élevés avec des modèles culturels très éloignés des pratiques occidentales ».

Donc il n’y a pas assez d’Etat, c’est très banal, mais voilà que Le Monde pointe l’origine africaine des populations dont « la prise en charge des jeunes enfants n’est pas adaptée, parce qu’ils sont élevés avec des modèles culturels très éloignés ».

Cette fois personne ne trouve ça raciste… Fallait être du bon côté de l’oppression. Bien évidemment, Le Monde imagine que c’est à l’Etat et aux autochtones de s’adapter au modèle culturel des envahisseurs, et pas l’inverse. C’est l’oppresseur désigné par les journalistes qui doit baisser son froc. Allez, amis châlonnais, faites donc un petit effort de mixité. Expiez vos très grandes fautes et dominez vos peurs ancestrales. Il faut en finir avec les peurs ancestrales, avec cet instinct réactionnaire qui a permis à nos ancêtres de survivre et de nous transmettre notre civilisation oppressive. Par exemple, chose ridicule, les humains traînent en eux la peur ancestrale du vide. Le progressiste, être supérieur, a vaincu cette peur : voyez avec quelle ardeur il ne cesse de se défenestrer.

Hiérarchie des cadavres

Ça y est, Troy Davis a été exécuté. Les pétitions et les appels à la clémence internationaux n’ont servi à rien. Des milliers de militants de par le monde ont essuyé leur petite larme, avant de passer au suivant, à la prochaine quête qui leur donnera l’impression d’exister.

Durant ces derniers jours, qui n’a pas entendu parler de l’assassin Troy Davis ? Celui qui a “clamé son innocence depuis toujours et jusqu’au bout”. Celui dont “la plupart des témoins se sont désistés”. Bref, le pauvre malheureux, éternel innocent, éternelle victime de siècles d’injustices.

Son histoire a été relatée par un bon millier d’articles (voir dans la page actualités de Google). Depuis une semaine, tous les grands médias en ont parlé, reportages sur place et interviews de comité de soutien à l’appui.

Ce matin, France Info espérait même que la mort de Davis “servirait à quelque chose”, sous-entendu dans le combat des abolitionnistes.

Mais avez-vous entendu parler de Lawrence Brewer ?

Pourtant, cet homme a lui aussi été exécuté, dans l’État du Texas, le même jour que Troy Davis. Lui aussi a assassiné quelqu’un. Mais qui a entendu parler de son exécution ?

Je cite le Parisien :

“Brewer, en revanche, «n’est pas quelqu’un de sympathique», a reconnu Gloria Rubac, du Mouvement pour l’abolition de la peine de mort au Texas”.

Il y aurait les assassins sympathiques et les assassins antipathiques.

Curieux, non ? Dans nos médias si égalitaires, les gens sont-ils inégaux dans la culpabilité, dans l’intérêt des abolitionnistes, face à la mort ? Qu’est-ce qui peut être plus grave que l’assassinat ? Qu’est-ce qui peut bien faire la différence, entre Davis et Brewer ? Les lunettes à la Thuram de Davis ?

Si vous ne comprenez toujours pas le sens de ces deux affaires, sachez que Troy Davis est un noir qui a tué un blanc. Donc il est forcément victime du système judiciaire. La preuve, sa victime est un policier.

Sachez que Lawrence Brewer, lui, est un blanc qui a tué un noir. Donc il est forcément une ordure raciste. La preuve, Brewer est membre du Ku Klux Klan.

Ce jeudi matin, France Info, sur un ton dégoulinant de compassion, sans se soucier de la famille du policier tué, consacre un très long reportage à l’exécution de Davis. À l’extrême fin, en une phrase, on apprend qu’en outre “un autre condamné a été exécuté” pour “crime raciste”.

La mort de Brewer ne révulse donc personne. Au fond, être raciste, c’est plus grave que tuer quelqu’un. L’antiracisme est un principe bien plus sacré que celui de l’abolition, et que celui de la vie en général. Les antiracistes peuvent mourir. Dans une société qui lutte contre les blancs, Davis est l’innocent idéal, Brewer est le coupable idéal.

Et même si Davis était coupable, il aurait tant d’excuses. Son enfance, son milieu, sa couleur, son environnement… Tant d’excuses dont Brewer n’aurait jamais bénéficié. On ne trouve pas d’excuses à un raciste, jamais. On l’enfonce, on se délecte de son plongeon. BHL peut en témoigner. 

Or, le crime de Brewer est raciste, c’est une évidence. Celui de Davis ne saurait l’être. Personne n’ira sérieusement militer pour sauver la tête de Brewer. Personne n’essaiera de faire pleurer qui que ce soit en interrogeant sa famille, ses amis, son comité de soutien.

Le monde entier semble trouver parfaitement normal de le faire pour Davis. Personne ne s’étonne que “la France regrette que les appels à la clémence n’aient pas été entendus”, dixit l’Élysée. Que personne n’ait seulement entendu parler de Brewer montre bien qu’en contrée progressiste, les hommes et les morts ne se valent pas du tout.

Cet article aurait pu s’appeler : hiérarchie de l’information 2.0.

La mort a une couleur, toujours la même, le racisme a un sens, toujours unique. L’information a un ordre, toujours celui de l’ennemi.

Hiérarchisation de l’information

Parmi les dernières informations valorisées par Internet (on se contente des titres) : le lancement d’un passeport pour les “transgenres” en Australie, une “manifestation d’extrême droite à Lille qui fait peur”, la relaxe de Brice Hortefeux à propos des Arabes-Auvergnats, innocenté mais quand même coupable.

Ah oui, et n’oublions pas, selon le Nouvel Obs, que “le parlement européen mérite mieux que Jean-Marie Le Pen traitant Daniel Cohn-Bendit de pédophile”. On ne se demande vraiment ce qu’il mérite d’autre. Le Nouvel Obs ne se hasarde pas à le dire.

La gauche est par essence contre toutes les hiérarchies. Sauf, manifestement, contre celle de l’information.

Rue 89 est un bon exemple de hiérarchisation de l’information : le racisme passe avant tout. Comme il est rare, c’est une chasse permanente, avec parfois plusieurs semaines sans le moindre “dérapage” à se mettre sous la dent. Certes, parfois on tombe sur un opthalmo dont on publie le nom, en l’accusant sans rien vérifier de la chose la plus grave qui soit, du crime de lèse-vivre-ensemble, du racisme. La réalité, un point de détail.

Ce qu’il faut, c’est marteler le racisme, en faire la priorité de toutes les informations (la vérité n’a pas d’importance), pour rendre tangible leurs fantasmes.

Cette semaine, Rue 89 frappe fort, dans un remarquable article intercalé entre les suivants (tous subversifs à mort et d’une urgence brûlante) : “N’en déplaise à Marc Lièvremont, les filles aussi jouent au rugby”, “Coming-out beur : j’ose à peine regarder mon père”, “Société féminisée ? Le balai a du “mâle” (jeu de mots qui tue) à changer de mains”. “Dans les couloirs d’un hôpital, la tentation du Front national”.

L’article qui nous intéresse s’intitule “À Angers, un jugement raciste dans une affaire de racisme”. Il est signé par Augustin Scalbert, qui n’est rien moins que le caporal chef de cette armée de bobos à plumes.

L’intrigue : une femme passe au tribunal parce qu’elle a glissé une note dans les boîtes aux lettres de ses voisins. Sur la note, il est écrit ceci : «Question : pourquoi les arabes s’amusent à sonner aux portes des voisins ? Réponse : pour faire comme des cloches bien sûr».

Scandale. Choc. Affaire d’État. Résultat : tribunal, pour “injure non publique en raison de l’origine, l’ethnie, la nation, la race ou la religion”.

Ça vous étonne ? Augustin, lui, ne s’étonne pas que les tribunaux soient encombrés par des querelles qu’on jureraient sorties de la cour de récréation. Augustin, lui, trouve cette affaire de la première importance, et se scandalise uniquement du fait que la prévenue ne soit pas dument emprisonnée, mise au pilori, décapitée pour l’exemple.

Relaxée ! Le juge de proximité, ayant estimé que ce petit mot ne constituait pas un cas d’injure raciale (en l’absence d’injure dans le mot, c’eut été difficile d’en estimer autrement) et surtout pas un cas relevant du tribunal, décide la relaxe et déclenche la colère d’Augustin qui, en fin d’article, prend bien soin de préciser que ce juge “non professionnel, est issu de la société civile”.

Le meilleur, comme souvent, est dans les commentaires.

“Il faudrait aussi lui demander ce qu’est exactement la “race blanche”, et ce qu’il entend par “ethnie arabe”, ça risque d’être intéressant”.

En effet, ce serait intéressant. Contrairement aux lecteurs de Rue 89, il existe des gens qui savent des choses et qui osent penser.

“Autant supprimer le délit d’injure raciste”.

Joyeuse bonne idée.

“Ce juge doit faire partie de ces (malheureusement nombreux) illuminés qui pensent que le racisme n’existe pas en France”.

Quid des illuminés qui pensent le contraire ?

Un certain Karim, qui se charge de représenter la diversité et son incomparable richesse -au moins lexicale- : “veuillez voir votre vérité en regardant vos méroirs, vous allez découvrir la verité qui vous choque que vous avez des couleurs soit marron ou jaune mais pas blanc , c est rarement de trouver des personnes blanc”.

“Quelle honte. L’acte de racisme n’est même plus puni”.

“Race blanche” : quel concept pour un juge. Concept d’un autre âge et d’un autre contexte ; la notion de race s’applique aux animaux et pas aux êtres humains”.

C’est d’ailleurs pour ça qu’à partir d’ADN la police scientifique retrouve sans jamais se tromper la race du suspect. C’est comme ce plaignant qui va au tribunal pour “injures raciales” (si les races n’existent pas, comment le peut-il ?).

“Les juridictions de proximité sont une vraie catastrophe, c’est la porte ouverte à l’incompétence”. Plus loin, un autre commentateur estime même que ces juges sont “plus proches de la connerie”. Ah, cette sincérité populaire du gauchiste. Cet amour de la proximité à condition qu’elle se prosterne devant le divers. C’est vrai, quoi, sont emmerdants ces gros connards trop proches des gens et de la réalité. Pour un délit si grave qu’une blague dans une boîte aux lettres, il faut des professionnels, méthodiques, impitoyables, des fonctionnaires, des Fouquier-Tinville.

Plus loin, un type croit tenir le document du siècle et poste une directive policière visant à rendre prioritaire les expulsions d’irréguliers. Il explique qu’il s’agit d’une “note de service divulguée par une trentaine de fonctionnaires, discrets militants de la Ligue des Droits de l’Homme qui exercent au sein de la police”. Plus loin : “J’invite ici tous les flics “de passage” à communiquer et à publier les notes de services “nauséabondes”".

Incroyablement nauséabond, en effet, une note demandant aux fonctionnaires de se bouger le cul pour faire appliquer la loi.

Un autre commentaire regrette que le nom du juge ne soit pas écrit “en toutes lettres dans la presse”. Un peu comme le nom de l’ophtalmo raciste d’Aix-en-Provence. Dénonçons, citoyens. Dans ce sens, on peut juger, généraliser, stigmatiser. Publions les noms, les adresses. Créons des tribunaux d’exception. Mettons les suspects au pilori. Écrivons-le sur leurs magasins, cousons-le sur leurs vêtements ! Ah non ça a déjà été fait, ça.

Encore plus loin, un malheureux se dit “indigné” mais fait remarquer que nier l’existence des races relève du “politiquement correct”.

Bien évidemment, ses camarades de jeux ne comprennent pas : l’un d’eux explique sérieusement que “s’il n’y a plus de différences, il n’y aurait donc plus d’insultes”. Un autre petit procureur suspecte immédiatement le dissonant d’être un raciste et le lui fait remarquer, sur ce ton condescendant, soupçonneux et énigmatique que nous connaissons tous, jusqu’à ce que l’autre n’y revienne plus.

Un commentateur se permet cette “plaisanterie” : “Lorsque ladite dame va faire pisser son chien, tu lui pètes les deux genoux”. Personne ne se rend compte que cette plaisanterie serait tout autant passible du tribunal que celle de la dame en question…

Plus loin, un hurluberlu ose : “Simple petite question, l’emploi du mot race est systématiquement raciste ?”

Voilà ce qu’on lui répond : “Pas quand on parle des animaux. Pour les humains, il n’y a qu’une seule race, même si dans certains textes juridiques le mot “race” est employé”.

L’hurluberlu relance : “Quel mot employer pour désigner des groupes d’humains présentant un proximité phylogénétique particulière?”

Curieusement, plus personne ne lui répond…

S’en suit une passionnante dissertation sur le sens du racisme. Bref, on sent bien que ce jugement crucial est l’événement de la semaine sur Rue 89. “Après des années de recherches en contrées hostiles (la province), prévenez l’AFP, réservez-moi la Une, on a trouvé du racisme ! Augustin les a vus”.

Curieusement, ni Rue 89 ni les autres médias ne parlent pas de “débat relancé”, avec force psychologues et experts, à propos de ce Rouennais condamné à 14 ans de prison pour avoir secoué à mort son bébé. L’individu a été diagnostiqué comme déficient mental, mais lui n’a visiblement pas la chance qu’on lui invente “le déni de secouage”, ou autre abjection psychanalytique pour justifier l’assassinat d’un individu qui n’a aucune importance, puisqu’il n’a aucune culture et qu’en contrée progressiste il n’y a que ça qui compte.

On ne se demande pas pourquoi un étranglement suivi d’une mise au congélateur vaut une peine quatorze fois moins lourde qu’un secouage. Au lieu de ça, on hiérarchise l’information, et on nous explique que les primaires ont fait une audience record. On ne précise pas que sur TF1, Marine Le Pen, invitée au JT, y a rassemblé un million de téléspectateurs supplémentaires. C’est aussi ça, la hiérarchisation de l’information.

Sinon, on entend sur France Info qu’un “noir accusé d’avoir tué un blanc” attend son exécution aux États-Unis. On interroge uniquement son comité de soutien, dont une dame qui explique que “82% des prisonniers aux États-Unis sont des noirs et des latinos”, ce qui veut forcément dire “que le système judiciaire est raciste”.

Toujours sur France Info, le responsable d’on ne sait quelle association d’aide aux pauvres d’Europe explique que ses subventions vont diminuer. Le journaliste lui demande si ce ne serait pas plutôt à l’État d’aider ces 80 millions de pauvres. Bien sûr, c’est évident, l’État devrait les nourrir, les soigner, les assister, les écouter, les torcher, leur fournir des kits de drogue, des putes et les derniers produits à la mode.

Pendant que le ministre de la culture rend hommage à DJ Mehdi, “magicien des platines”, on nous apprend que DSK aurait voulu embrasser l’écrivaine Tristane Banon. Et alors ? Tous les types interviewés essaient d’embrasser les journalistes, n’est-ce pas.

Chez sa copine Claire Chazal, DSK a la même gueule dépenaillée qu’au soir du 21 avril 2002.

Décidément, un socialiste qui s’excuse est aussi crédible qu’un socialiste qui fait des promesses. Elle lui parle de son argent. Mais quel argent ? DSK c’est un homme de gauche, il n’a pas d’argent, lui non plus n’aime pas les riches, méprise l’opulence, son argent il le donne aux pauvres.

Pas à Nafissatou en tout cas. “Pas tarifée”, qu’il dit. Mais alors pourquoi elle a accepté ça, Dominique ? Ton charisme ? Avec ta gueule, en 9 minutes, avec une parfaite inconnue ? Ton charisme évident ? Elle est tombée à genoux devant toi ? Et tu as laissé faire ?

Claire Chazal, totalement consternante, ne relève rien, pose ses trois questions et laisse l’autre dérouler… Elle aussi, elle hiérarchise : d’abord les vagues excuses, les justifications à la con, la tentative d’apitoiement très mal jouée… et voilà qu’il finit, le plus naturellement du monde, par se détendre et nous faire des petits commentaires sur l’actualité. La Grèce, l’économie, l’avenir… “Il faudrait que vous assumiez la dette des Grecs, tas de cons”. Incroyable. Peut-on savoir ce que Patrick Henry pense de la crise des sub-primes ? Un sommet de dégueulasserie et de connivence. Après Frédéric Mitterrand et Jack Lang, on ne s’étonne plus de rien. Jack Lang, justement, qui a réagi à l’intervention de DSK en ces termes :

“Dominique a parlé la langue du cœur, de la vérité et de l’intelligence. Son intervention remarquable était pleine d’émotion et de justesse. Je suis fier d’être son ami. Il a révélé une fois de plus sa haute stature intellectuelle et morale dont je n’ai personnellement jamais douté. Dominique a montré ce soir avec éclat à quel point il était un homme d’Etat dont nous avons été provisoirement privés par la calomnie, l’injustice et le mensonge. Son analyse visionnaire de l’Europe fait apparaître que la France aura de nouveau besoin de son impressionnante compétence et de son expérience”.

Et sans problème, ce type et tous ses amis se retrouveront dans un gouvernement dans les années qui viennent, à cumuler plusieurs retraites de haut-fonctionnaires et de parlementaires.

Enfin, il y a pire dans la vie, n’oublions pas de hiérarchiser les informations : nous n’avons pas le droit d’oublier. Citoyen, c’est le temps du recueil et de la honte, souviens-toi, remember ! En cet automne 2011, une ci-devant habitante d’Angers a été relaxée par un juge de proximité alors qu’elle avait glissé, dans les boîtes aux lettres, un mot prétendant que “les Arabes sonnaient aux portes pour faire comme des cloches”.

Il ne faut jamais perdre de vue l’essentiel.

Brèves de fin d’été

En cette rentrée, petit tour de l’actualité. Elle est d’abord marseillaise, et croyez-le ou non, mais à Marseille, il y a beaucoup de faits-divers. Incroyable. La droite et même la gauche l’ont remarqué. Sarkozy croit fermement que c’est la faute du Préfet donc il le vire (une coutume locale déjà éprouvée à Grenoble ou en Seine Saint-Denis…), pendant que la police explique en s’excusant qu’il faudrait penser à doter la police de policiers et que la gauche exige que lesdits policiers soient suffisamment proches et respectueux pour taper la barrette avec les locaux.

À mon humble avis, ce ne sont pas les préfets qu’il faut jeter dehors.

On peut disserter des années sur la délinquance marseillaise ou parisienne, tant que l’on s’interdit d’évoquer LA cause, ça ne servira à rien.

L’impayable Martine Aubry a profité de l’occasion pour déclarer qu’elle serait la “présidente de la sécurité”. Tout en étant celle de l’immigration.

Heureusement qu’on peut rigoler, c’est bien la seule valeur sûre de ce monde de cinglés.

N’allez pas croire que Martine se tire une balle dans le pied : si les paradoxes étaient nuisibles au PS, ce parti serait mort in utero.

Enfin, la sécurité ça ne marche pas à tous les coups : Ségolène et Jospin nous avaient déjà fait le coup, la première en proposant de créer des postes de fonctionnaires chargés de raccompagner les fonctionnaires, le second en 1999, quand il expliquait au Monde : “Tant qu’on admettra des excuses sociologiques et qu’on ne mettra pas en cause la responsabilité individuelle, on ne résoudra pas ces questions.”

C’est le risque : si le PS prend, à juste titre, les gens pour des cons en permanence, il arrive parfois que ceux-ci s’en rendent compte…

Toujours à propos de Marseille, on reparle des gitans…

Libération : “Claude Guéant, qui s’est refusé à chiffrer la part des ressortissants étrangers dans la délinquance globale en France, a pourtant assuré que «2 % de la délinquance en France sont le fait de Roumains et que presque la moitié des délinquants roumains sont des mineurs».

Selon une étude policière révélée par l’AFP fin juillet, la «délinquance générée par les ressortissants roumains» en région parisienne a augmenté de 72,4 % au premier semestre 2011 par rapport au premier semestre 2010. 5.680 Roumains, dont une très forte majorité de mineurs, ont été «mis en cause» pour des larcins sur les six premiers mois de 2011, contre un total de 3.294 sur la même période de 2010″.

Et qu’en est-il de la délinquance étrangère non-roumaine ? Voici quelques années, Libération avait osé sortir le chiffre de 15% en expliquant aux sales racistes que c’était très peu (alors que c’était déjà proportionnellement beaucoup), et en oubliant surtout que ça ne tenait pas compte des étrangers en possession de papiers français, c’est-à-dire leur immense majorité.

Ailleurs aussi, c’est toujours autant le merdier.

Les caméras ont bien du mal à dissimuler les Allah akbar du “soulèvement démocratique et laïc” libyen. Ils ont bien du mal à parler de l’attentat de l’Aqmi contre l’Algérie, suspectée de protéger Khadafi. BHL et Al Quaïda sur la même ligne, incroyable non ?

Pire que la guerre, le PS a organisé son université d’été. Comment résumer ? Euh machin a fait une demi-révérence à bidule, qui a relevé l’absence de truc à l’heure du discours de machine, pendant que l’autre disait bonjour du bout des lèvres à chose… etc. Il y a eu des débats entre des intellectuels et des experts qui n’ont pas manqué de dire combien ils avaient tous raison.

Événement majeur : Désir a cru bon de comparer Guéant à Gollnisch, ça marche toujours pour réveiller les vieux qui dorment dans le fond de la salle.

Sinon, ça parle de crise, d’impôts et de niches. Faut faire payer les riches, faut plus d’égalité dans les ponctions…

Certains sont heureux de toucher leur prime à l’emploi, en oubliant qu’ils la paient à peu près sept fois par an sous forme de TVA…

En ce qui concerne les niches, au même titre qu’à peu près 35 000 scribouillards, votre serviteur bénéficie de 7 650 euros de déduction fiscale, décision qui ne se justifie absolument pas et qui coûte 300 millions d’euros par an.

Et encore une scandaleuse inégalité sociale, comme dirait l’autre : les investissements dans les DOM-TOM et les… ZUS sont susceptibles d’une réduction voire d’une exonération d’impôts.

À part ça, parait que la France de tout en haut attend avec impatience le retour de DSK au pays. L’individu reconnait au passage que son “comportement” a causé du tort au FMI. En tout cas n’allez surtout pas croire qu’il est particulièrement défendu par une hypothétique communauté juive. Toutes les communautés existent et défendent les leurs, toutes, celle des riches, celle des socialistes, celle des vieux pervers, toutes, sauf la communauté juive, décidément très mal représentée dans les médias, qui tâche malgré tout de faire taire ceux qui oseraient parler de son existence, comme sur Radio Sud, poursuivi par la Licra.

Au CSA, parait que ce “dossier est au-dessus de la pile”, dixit Rachid Arhab.

Heureusement pour eux et malheureusement pour nous, les Français sont antiracistes, au sens premier du terme : ils préfèrent les autres races à la leur.

Il faut remercier Yazid Sabeg, pour avoir eu la bêtise de mener sérieusement une enquête sur le racisme, avec les fameux CV anonymes.

Révolution qui devait enfin permettre de démontrer aux Français qu’ils étaient d’éclatants racistes, en légitimant au passage la noble colère des immigrés opprimés.

Manque de chance, l’essai des CV anonymes a démontré le contraire : les CV des jeunes issus leur sont plus favorables quand ils ne sont pas anonymes.

Yazid Sabeg, “surpris”, en a conclu qu’il ne fallait pas généraliser, pas même avec cette enquête… Au lieu de conclure que le niveau des “jeunes” donne encore moins envie de les embaucher que leur face, ou que les entrepreneurs et les DRH préfèrent embaucher les divers en raison de leur divsersitude.

Non, l’unique conclusion envisageable pour Sabeg, c’est qu’il faut en faire encore et toujours plus malgré tout, et en particulier dans l’éducation si possible.

Mais l’éducation n’attend personne pour sauter par les fenêtres, pas même un gros plein de soupe de homard, puisqu’au programme de cette année, nos chérubins tâteront de la théorie du genre en SVT.

On leur expliquera patiemment que bon, ils ont certes des organes sexuels, le dimorphisme, tout ça, mais que c’est très secondaire et que si les unes préfèrent Marc Levy à 50 ans, c’est parce que des salopes de mères au foyer soumises les ont forcé à jouer à la poupée, tandis que si les autres se retrouvent massivement sur les rassemblements tuning, c’est avant tout parce que des ordures patriarcales les ont obligé à regarder les westerns de Clint Eastwood.

Selon ces fous furieux (faut voir comme les journalistes s’en délectent), l’homme serait le seul mammifère à faire table rase de l’évolution, à se bricoler un genre au gré des facéties de l’environnement ? Dans un environnement “neutre”, nous aurions exactement autant de chances d’être normal que de devenir bisexuel, homosexuel, transsexuel, zoophile, adorateur de l’oignon ou autres réjouissances ? Il n’échappe pas à tous ces cinglés qu’aucune espèce n’aurait survécu jusqu’à nous si elle s’amusait à réduire sa qualité d’être sexué à un colifichet à la mode ?

Et pourtant, l’affaire est déjà pliée : 80 députés de la droite dite “populaire” se sont dévoués pour jouer les épouvantails réactionnaires et encaisser les sarcasmes des “sachants” et des journalistes. Au micro de France Info, on entend un prof de SVT qui se vante d’apprendre à ses élèves que l’hétérosexualité n’est pas normale… L’idéologie égalitariste ne rencontre plus aucun obstacle dans sa destruction frénétique de la nature. Tout se vaut, toutes les valeurs se valent, chacun choisi son sexe, sa race, son image, etc. Ça se confirme : en permettant à l’individu de nier son essence, l’intelligence démontre son terrifiant potentiel de destruction massive.

Mais qu’on se rassure : parait que les catholiques ont tiqué du sourcil droit, signe indubitable de la manifestation d’un début de réprobation murmurée. Les catholiques, oui oui, ceux qui veulent se dépoussiérer ou rester poussiéreux, qui sont grave en phase avec la jeunesse et la modernité, comme ils l’ont démontré en festivisant avec le Pape-pote aux JMD. Une Église moderne, c’est-à-dire consumée.

Même si l’Église fait tout ce qu’il faut pour mourir et laisser indignement sa place à son enfant-taré, le progressisme, il est toujours aussi surprenant de voir qu’elle ne fait pas le lien entre sa course à la modernité sympa et les églises qui se vident de fidèles et s’emplissent de touristes et/ou de musulmans.

Pendant la grande kermesse espagnole (mieux que Lille XXL), le Pape a encouragé “l’écoute des autres et de Dieu”. Il faut lui dire : les autres et Dieu, c’est devenu la même chose.

Bref, vous l’aurez compris, tout va très bien, tout est parfait.

Faut-il laisser mourir l’Afrique ?

Somalie, 1993, operation “Restore hope” : un soldat américain est accueilli en héros par la foule enthousiaste. 

Laisser mourir l’Afrique, c’est aussi la laisser vivre. À l’heure actuelle, l’Afrique ne vit pas, elle est sous perfusion. La plupart des Africains sont le fruit d’un interventionniste occidental totalement irréfléchi et irresponsable.

Commençons par le commencement. On nous répète à la télévision depuis des décennies que l’Afrique se meurt, que c’est notre faute parce qu’on lui a tout pris, et que donc il faut envoyer des sous. La mode des sacs de riz est révolue.

Plusieurs mauvaises raisons à cela :

-donner une bonne conscience à des tas de gens, sans qu’ils bougent de devant leur poste de télévision. Jadis, on achetait des indulgences pour le salut de son âme : c’est la même chose.

-donner un but dans la vie à un tas de cloportes humanitaristes.

-faire croire que l’Afrique peut se développer seule. Continuer à dissimuler la réalité raciale, en clair.

-répandre des idéologies néfastes, comme les droits de l’homme.

-aider l’Afrique à parasiter l’ensemble du monde occidental, pour réaliser le rêve mondialiste.

L’Afrique meurt-elle ?

La population y a explosé ces dernières décennies, pour atteindre aujourd’hui un milliard. Probablement deux milliard en 2050 et peut-être jusqu’à quatre milliards en 2100.

La comparaison avec l’Europe est frappante. Qui est en danger ?

En attendant, voici ce que les journalistes sont capables d’écrire : Les réfugiés de Somalie abordent affaiblis le jeûne du Ramadan. Je vous conseille de lire cet article délirant. Ils n’ont plus rien à manger, mais vont tout de même se l’interdire pendant le Ramadan. Et c’est avec de tels mensonges, de telles stupidités, qu’on veut nous faire pleurer ?

Il y a fort à parier qu’au moment où l’Occident ne pourra plus lutter contre la sélection naturelle en Afrique, à grands renforts de propagande, mais aussi de médicaments, de technologie, d’assistanat et d’interventionnisme militaire et humanitaire, à ce moment-là les occidentaux s’accuseront eux-mêmes de l’hécatombe qui s’en suivra.

Voilà ce qu’on vous dira : “vous avez habitué ces gens à des technologies qui n’étaient pas les leurs, ils en sont maintenant dépendants. Vous devez l’assumer et vous sacrifier pour eux”.

Et l’Occident se sacrifiera, n’en doutons pas.

L’Afrique ne meurt pas. C’est l’Europe qui meurt de sa bêtise.

Il faut couper définitivement un cordon qui n’aurait jamais dû exister. Rappelons que la colonisation est uniquement le fait de la gauche humaniste, que jamais aucune richesse n’a été “volée” à l’Afrique, incapable d’en fabriquer ou d’en exploiter. L’Afrique n’est pas pauvre, c’est géologiquement le continent le plus riche. Personne ne leur confisque rien du tout.

Par exemple, selon Bernard Lugan, l’Afrique du sud représente la première production mondiale de platine, de vanadium, de chrome, d’or, la seconde de titane, la troisième de manganèse, la quatrième d’antimoine, la cinquième de diamant, la huitième d’uranium, etc.

Encore faut-il savoir creuser…

Rappelons que l’humanitarisme, la propagation des droits de l’homme et de la démocratie sont uniquement le fait de la gauche humaniste. On voulait d’abord civiliser les “races inférieures”, puis donner un coup de main aux races égales, puis rembourser les races qui n’existent pas mais qui furent opprimées et spoliées… Bref, à part la sémantique, rien n’a changé.

Si on coupe le cordon maintenant, des gens mourront, c’est clair. Des centaines de millions d’enfants. Mais n’est-ce pas le cas depuis toujours ? La survie actuelle des 6 à 8 enfants par femme est totalement artificielle, contre-nature.

Miser sur le nombre est une stratégie de reproduction d’individus sous-évolués. Des êtres humains ne sont pas des batraciens, il n’empêche, la survie soudaine de 6 enfants par femme (contre un ou deux avant) pose fatalement des problèmes alimentaires insolubles.

En Afrique, rien n’est fait pour juguler ce taux de fécondité. Les Blancs et les Asiatiques ont réussi à stopper et même inverser leur démographie. Ils savent que cette régression est vitale. Mais elle est mortelle si parallèlement on se laisse submerger par les Noirs, qui seront toujours un coût gigantesque, surtout si on veut absolument faire d’eux des décisionnaires.

Il n’y a rien pour la raison, dans cette affaire. Il faut aider l’Afrique, c’est une évidence morale, une obligation sentimentale. C’est terrifiant que l’on puisse à ce point contrôler la pensée collective.

Mais pourquoi une telle agressivité médiatique, une telle insistance sur la propagande si l’aide humanitaire s’imposait naturellement aux esprits ?

Les gens n’en ont fondamentalement rien à foutre du sort des noirs, on leur a simplement appris à tricher avec eux-mêmes, à se mettre à la place des Africains, à pleurer devant la télé et ses images dégueulasses, obsédantes, pornographiques. À faire une moue dégoutée, comme de braves toutous, pourvu qu’ils se gardent de penser. Le cerveau ne pense plus rien face à l’obscène.

Le système parvient à donner l’impression qu’une attitude contre-nature est on ne peut plus normale.

En réalité, nous n’avons aucune empathie pour ceux qui nous sont parfaitement étrangers. Ceux qui prétendent le contraire ne le font que par obligation morale.

James Dewey Watson, découvreur de la structure ADN et prix Nobel, a été mis au ban de la science officielle pour cette phrase : “Toutes nos politiques d’aides à l’Afrique sont fondées sur le fait que leur intelligence est la même que la nôtre, alors que tous les tests montrent que ce n’est pas vraiment le cas”.

C’est l’évidence même ! Ils ne sont pas intelligents comme nous. Ils ne sont pas comme nous. Pourquoi faudrait-il qu’ils le soient ? Si réellement nous sommes les plus “aptes” et qu’ils ne parviennent pas à nous imiter, alors tant pis pour eux. C’est précisément ça l’histoire de la vie.

Quel humanitaire peut aujourd’hui affirmer qu’il n’est pas tombé de haut après quelques années passées sur le terrain, que ce soit pour enseigner la médecine, l’entretien, la gestion, la construction d’un puits, l’agriculture ?

Envoyer des missionnaires courir l’Afrique est une erreur profonde, qu’ils soient chrétiens ou progressistes. Vouloir leur imposer notre culture est une stupidité, une lutte contre l’évolution et une lutte contre la fameuse “diversité” qu’on prétend défendre. La diversité, c’est l’évolution séparée. La régression, c’est le métissage.

Leur imposer notre technologie et notre culture est clairement un aveu : le progressiste se pense instinctivement supérieur. Il veut faire le monde à son image.

Demandez à un gauchiste ce qu’il espère pour l’homme noir : il vous répondra qu’il veut de la dignité, un traitement égal, qu’il préserve ses différences… En réalité, il veut qu’il devienne comme l’homme blanc, qu’il ait le même environnement, les mêmes droits, le même travail, les mêmes capacités, la même intelligence.

La démocratie ou la loi du nombre a conduit aux pires massacres. Au Rwanda, par exemple, où la minorité Tutsi dominait un pays à majorité Hutu, la démocratie a donné subitement le pouvoir aux Hutus, qui ont allègrement accueilli ce changement comme le droit de massacrer les Tutsis. 800 000 morts en cent jours, un record.

L’interventionnisme militaire sera toujours un argument pour les mendigots humanitaires contre la France. Et nos armées servent à faire la police dans ces zones instables, à arrêter Gbagbo, puis à effacer les traces des crimes de Ouattara, qui apparemment s’est bien amusé lui aussi.

L’absence de frontières ou la création de frontières administratives incohérentes a conduit aux pires massacres. En Afrique du sud en 2008, par exemple, à Alexandra, Pretoria et Durban, des émeutes ethniques ont “épuré” ces villes noires sud-africaines des immigrés venus s’y installer illégalement et massivement de toute l’Afrique australe. L’armée a dû intervenir.

En Afrique du sud post-Apartheid, on ne dira jamais assez à quel point l’abolition des frontières naturelles, c’est-à-dire ethniques, ont ouvert la porte à des violences durables.

Gaver les Africains de médicaments, de préservatifs, de soins qu’ils n’ont jamais eu, tout ça les rend extrêmement dépendants. C’est une sale intrication : les noirs sont dépendants d’une technologie qu’ils ne maîtriseront jamais, nous sommes dépendants de notre fichue morale, otages de notre assistance. Cette interdépendance engage les générations futures.

Dernièrement, Sarkozy a décidé de balancer 30 millions d’euros en Afrique. 30 millions. Et eux, que nous donnent-ils ? Un répit médiatique de quelques mois ?

Surement pas leur sang, en tout cas. En se documentant un peu sur la question, on découvre des faits très révélateurs au sujet des immigrés “français”.

La journée sans immigrés de cette année invitait par exemple les immigrés à se rendre massivement à Gerland pour donner leur sang. Résultat des courses, une petite dizaine de personnes s’y sont présentées.

Une étude sur la question, à Marseille, nous explique : “La participation des populations d’origine maghrébine et africaine sub-saharienne au don de sang constitue, en raison du polymorphisme génétique, un impératif de santé publique. 

Cependant, les caractéristiques générales des donneurs de sang – une meilleure intégration socio-économique et un fort sentiment de citoyenneté – semblent s’opposer à la participation de ces catégories de population. 

Les résultats de l’enquête menée montrent que les donneurs d’origine maghrébine et africaine sub-saharienne ne sont pas mieux intégrés socio-économiquement que leurs homologues non donneurs”. 

Ça se passe de commentaires.

Dire qu’il faut laisser mourir l’Afrique, ça heurte le sens commun. Nous sommes programmés pour cette indignation de salon, pour avoir ce réflexe humanitaire. La propagande nous le fait entrer dans le crâne en permanence, à grands coups d’images insupportables. Comment ne pas voir le lien entre les images de ces gamins squelettiques, rongés par la maladie, qui regardent la caméra d’un œil vide, avec les images des camps de concentration ? Le message est le même : vous n’échapperez pas aux responsabilités qu’on veut vous mettre sur le dos. À quand des photos de petits africains sur nos paquets de nouilles, avec un bon slogan du genre “l’indifférence tue” ?

N’importe quel imbécile vous le dira : “c’est nous qui avons détruit leur pays, c’est à nous de les aider”. On ne se pose même plus la question du pourquoi, mais simplement du comment.

Mais ne nous laisseraient-ils pas mourir, eux ? Ne vont-ils pas faire chavirer notre navire, déjà gouverné n’importe comment ? On en revient toujours à cette même problématique : l’enfer ne manque pas de pavés.

“La pitié ! La déplorable, l’exécrable pitié, la haïssable pitié ! Vous l’appelez : charité, solidarité, conscience universelle, mais lorsque je vous regarde, je ne distingue en chacun de vous que le mépris de vous-mêmes et de ce que vous représentez. […] En pariant sur la sensibilité, que vous avez dévoyée, des braves gens de chez nous, en leur inculquant je ne sais quel remords pour plier la charité chrétienne à vos étranges volontés, en accablant nos classes moyennes prospères de complexes dégradants […], vous avez créé de toutes pièces au coeur de notre monde blanc un problème racial qui le détruira, et c’est là votre but”.

Ainsi parlait un personnage du Camp des Saints, de Jean Raspail.

Pendant que les immigrés débarquent sans relâche en Europe, pendant que l’Afrique se meurt tout en multipliant sa population, c’est d’abord contre ça qu’on se bat : la charité culpabilisante, le chantage aux bons sentiments.

Avant de nous laisser bouffer totalement par cette morale autolytique, que faisions-nous face aux envahisseurs ? Il s’agirait de s’en souvenir. C’est avec cette attitude que l’Occident s’est construit.

L’indifférence coupable, mon cul. Abandonner l’Afrique à son sort, c’est commencer à la respecter. L’interventionnisme a fabriqué de gigantesques élevages humains, sans se rendre compte qu’ils ne pourront jamais devenir indépendants, et que leur poids invraisemblable finira par étouffer le monde entier. L’humanitarisme tuera des centaines de millions de gens, peut-être des milliards. Une énorme partie d’entre eux n’aurait jamais dû exister, l’autre partie, c’est nous. Il faut choisir. L’Afrique a le droit d’exister sans nous, comme nous avons le droit d’exister sans elle.

Ouf, l’extrême droite existe !

C’est un grand jour, merci Anders Behring Breivik. L’extrême droite, un peu ridicule dans son tablier Franc-mac, est là et bien là. On n’y croyait plus. La plupart des antiracistes doivent se réjouir d’avoir enfin une preuve de vie de l’extrême droite. Depuis le temps qu’ils la traquent sans relâche, n’importe où, dans les correcteurs orthographiques, les livres d’histoire ou les bandes dessinées, imaginez leur émotion aujourd’hui.

C’est curieux, les dénonciateurs d’amalgames sont aux abonnés absents.

En effet, quand un Islamiste commet un attentat, on ne dit pas “l’Islam a encore frappé”. On n’a jamais entendu dire que “l’Islam se tenait jusque là tranquille”. Non, on a toujours entendu dire que l’Islam était une religion de tolérance, d’amour et de paix et que les attentats étaient toujours le fait “d’individus isolés”.

Le “Norvégien de souche”, ce n’est pas un individu isolé, c’est le porte-étendard de toutes les extrêmes droites du monde. Avec l’extrême droite, on peut “généraliser”, “stigmatiser”, “juger”, “faire l’amalgame”, et on ne s’en prive pas.

Être d’extrême droite, c’est ne pas être l’égal des autres, et c’est très précieux. Par exemple, ce Norvégien-de-souche-intégriste-chrétien-et-proche-de-l’extrême-droite n’est pour les bien-pensants qu’un connard de fanatique haineux adorateur de thèses nauséabondes et révolues qu’on sait où ça mène.

Alors que ces mêmes bien-pensants recommandaient de s’interroger “sans juger” sur la “profonde détresse sociale” qui peut pousser tous ces “jeunes gens” à prendre des armes et à massacrer leur classe, comme ça arrive à peu près une fois par an en Europe. Là on ne s’interroge pas, on ne se penche sur rien. On exige des têtes, la sienne et celles de toute l’extrême droite, et pourquoi pas celles de la droite et des catholiques par extension.

Le Nouvel Obs se demande si “la menace de l’extrême droite n’est pas sous-estimée”, bien entendu il faut répondre oui, et intensifier la propagande antiraciste. Dès la maternelle, il faut mettre de la diversité et de la sensibilisation dans les biberons. Bel acharnement contre la nature humaine.

91 morts, ça cause. À 32 ans, avec un peu d’organisation, on a un rendement autrement supérieur qu’un gamin encore au lycée.

Il faut reconnaitre que c’est typiquement le genre d’action qui pourrait donner du relief à un meeting du PS.

Dans notre république, l’action violente est possible mais inutile. D’abord, parce que ça ne permettra jamais ni de prendre le pouvoir, ni d’éveiller les consciences, ni de progresser idéologiquement. Parce que la république est bien verrouillée, sous couvert d’une hypothétique sécurité. Comme disait Bernanos, la république, c’est le désordre avec des gendarmes.

Tuer des gens, c’est pas bien, et c’est publicitairement mal vu. L’action violente est légitime uniquement quand on a les moyens culturels de la transformer en soulèvement héroïque. Ce n’est pas le cas.

La guerre civile est là. Civile, parce que le tueur n’a pas tiré sur des étrangers, il a tiré sur les siens, parce que ces moutons incommensurables sont la cause de l’immigration et de tous nos maux.

À la radio, on parle de la Norvège comme “un pays qui n’a d’ordinaire pas de problème avec son extrême droite”. Mais quel pays au juste a des problèmes avec son extrême droite ? La France ? L’Allemagne ? Ou ça ? Qui ça ?

Il n’y a rien que des gens discrets, écrasés par les menaces de la propagande, qui s’accommodent dans leur coin de leur vague colère.

Le profil, le profil ! Un Norvégien de souche, agriculteur, “conservateur” (de son propre aveux), yeux blonds, cheveux clairs ou l’inverse, qui “penche à droite” (porte-t-il à droite ?), qui est “très critique vis-à-vis du multiculturalisme”. Sans doute même pas homosexuel, ni applaudissant de la gay pride. Solitaire, critique, intégriste catholique. Sans doute contre le port du préservatif et peut-être même contre l’avortement. Fondamentaliste, quoi. Nationaliste. Sectaire. Intolérant. Réactionnaire, que s’il était Français il serait pétainiste. En tout cas “proche des milieux”. Milieux chrétiens ou d’extrême droite, c’est pareil. C’est occidental, traditionnel, de souche quoi.

Brrr, quelle horreur que notre monde, entre le réchauffement climatique et l’extrême droite, que vont devenir les noirs qui meurent de faim pendant que l’occident meurt de sa fin ?

Y’a plus de raison ma bonne dame.

Étrangement, on ne dit pas qu’il était “proche des milieux écologistes” en dépit du fait qu’il dirigeait une ferme bio. Et on ne s’attarde pas beaucoup sur le fait qu’il soit franc-maçon.

Un franc-maçon d’extrême droite ? Et pourquoi pas un noir médaillé Fiels ? On se fout des incohérences, du fond de la pensée du personnage, de la réalité, ce qui est important c’est de pouvoir enfin montrer du doigt une extrême droite qui soit autre chose qu’un fantôme, comme ce visage du meurtrier qui passe en boucle sur les médias quelques heures après le carnage. Ou est BHL pour nous rappeler le droit à la présomption d’innocence ? Qui rappellera une seule fois ce droit ? Personne, bien entendu. L’extrême droite présumée coupable, c’est un pléonasme.

Chers amis démocrates, comment voulez-vous que ça n’arrive jamais ? Vous avez tout fait pour que ça arrive.

En réalité, vous le vouliez. Vous vous en frottez les mains. Vous êtes heureux de ce qui arrive, ça légitime votre existence, ça vous donne enfin un peu de réalité à brandir au milieu de votre torrent de fantasmes. Vous auriez d’excellentes raisons pour commanditer de tels crimes, qui ne profitent qu’à vous.

L’homme d’extrême droite est d’abord extrême dans sa politesse. Depuis des décennies il voit sa patrie dirigée et souillée par une poignée de salauds, violée par les hordes immigrés, insultée, massacrée, vendue, spoliée et méprisée en permanence. Son indignation a lui est interdite parce qu’elle est de la haine. Son humiliation permanente, sa colère, il doit se la garder. On déplore même qu’il ait l’indélicatesse de vomir sa haine sur Internet. Et bien voilà, conséquence logique : il a pris les armes. Sachant que de toute façon il serait hors la loi, ne serait-ce que par la pensée, autant l’être vraiment une bonne fois pour toutes, et autant que sa colère frappe le monde en plein visage.

Comment ne pas devenir fou à lier dans un pays si en avance sur son suicide comme l’est la Norvège ? Le pays des crèches, du féminisme triomphant, de l’étatisme total, de l’alter-sexualité débridé-e, du dégenrage, des grands-messes gauchistes, de la tolérance jusqu’au suicide, de l’acceptation jusqu’à l’effacement, des policiers désarmés, du progressisme le plus gerbant, d’Eva Joly ?

Mais ce qui ne tue pas l’antiracisme international le rend plus fort. Il en est quitte pour désigner solennellement le monstre, un démon bien de chez nous, blond aux yeux bleus. L’extrême droite. Il devient urgent de lâcher des ballons en patins à roulettes et d’organiser des concerts gratuits contre le racisme. Nous sommes tous des socialistes norvégiens, Eva Joly présidente.

Certains se rendent compte que l’escroquerie ne passera pas. Ainsi le Monde parle de l’ultradroite. Parce qu’une fois qu’on a associé l’extrême droite à Marine Le Pen, ça devient tout de même compliqué de faire de même à propos d’un type qui massacre 91 personnes.

L’excellente nouvelle, dans cette affaire, c’est que les souches existent et que les races existent. En tout cas lorsqu’elles sont blanches et criminelles, il n’y a pas de doute, elles existent.

C’est un “signe fort” envoyé à tous les blancs de souche qui veulent exister. Allez hop, faut vous salir les mains les gars.

Le seul moyen pour les desouches d’exister serait de devenir des assassins mondialopathes et de disparaitre avec de vrais morceaux de réels pour légitimer nos adversaires. Ce serait un triomphe un peu trop facile pour Sopo et ses sbires, à qui on ne fera jamais autant de mal qu’en les couvrant de ridicule. Quand ils ne le font pas eux-mêmes.

Oh, je ne dis pas qu’on ne lanternera pas tout ça un jour. Simplement, soyons patients et ne mettons pas le détonateur avant l’explosif. Il faut d’abord s’attaquer à la propagande.